mercredi 10 juillet 2013

N'en déplaise aux inconditionnels, réécouter aujourd'hui les tubes du pourtant légendaire Genesis relève du supplice tellement cette musique m'apparaît datée, et pas de la meilleure façon. Ha ! Les années 80 et leur style heureusement inimitable n'ont hélas pas produit que des sons inoubliables. Et cela est bien dommage.

Il y a de cela quelques semaines, alors que je transpirais consciencieusement à la salle de sport, j'ai entendu une reprise de  Land of Confusion, un des gros tubes du groupe, sorti en 1986 sur l'album Invisible Touch.

Pas une mièvres reprise gnangnan-proutprout à base de guitare molle mal accordée et de dégoulinantes vocalises  Non. Du gros, du lourd, du velu, avec des poils...

Passée au karcher du groupe Disturbed, que les métalleux connaissent bien, cette chanson déploie enfin toute sa rage et devient ce qu'elle aurait toujours du être.

Je vous laisse apprécier.
Ce sera ma contribution à la radio de l'été des blogueurs.



Je suis curieux de savoir ce que François, Loup, Nekkonezumi, Mimireliton et Glimpse vont choisir, puisqu'il s'agit d'une chaîne, dont les règles sont ici.

lundi 9 février 2009

5 Bonnes raisons d’aller voir "L’Etrange histoire de Benjamin Button"

Petite séance en salle obscure samedi soir en compagnie de mes acolytes habituels, Stéph & Laurent, Nadia, myself et Isa qui s’était adjointe à la bande de gai-lurons le temps d’un week-end pluvieux à Saint-Jean-de-Luz. Pas trop de choix pour cette charmante bourgade dont l’unique cinéma possède 2 salles proposant chacune un film par semaine. La sélection fut donc vite faite quoique le film ne fut pas en VO – sacrilège – mais vulgairement traduit en langue vernaculaire. Non… pas en basque, fort heureusement : en Français... 

Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler le prétexte du film : l’histoire extraordinaire de Benjamin Button qui – né atteint de tous les maux dont souffrent ceux qui ont atteint le crépuscule de leur existence – va rajeunir physiquement au fur et à mesure que Dame Nature opère son irréversible transformation sur le reste de l’humanité.

Pourquoi devez-vous aller voir ce film ?

Tout d’abord, 5 MAUVAISES raisons d’aller voir "L’Etrange histoire de Benjamin Button" :

Mauvaise raison n°1 : C’est Brad Pitt qui tient le premier rôle. So cute…

Mauvaise raison n°2 : Cate Blanchett est magnifique. So lovely…

Mauvaise raison n°3 :  Tout le monde dit de ce fim qu’il est hyper-bien donc c’est sûrement qu’il est hyper-bien. CQFD !

Mauvaise raison n°4 : Les effets spéciaux sont très réussits (Ouaaaaaah trop bien comme il est vieilli Brad Pitt !!)

Mauvaise raison n°5 : C’est David Fincher qui réalise, CQFD … !

Même si c'est un peu futile et facile comme ensemble d'arguments, en soi c'est déjà pas mal. Mais tentons d'aller un petit peu plus loin dans notre esquisse de critique. Car voici 5 vraies BONNES raisons d’aller voir "L’Etrange histoire de Benjamin Button":

Bonne raison n°1 : Brad Pitt (So cute…) et Cate Blanchett (So lovely) sont magnifiques.

Bonne raison n°2 : Les personnages secondaires sont bien brossés, attachants, solidement campés et irradient admirablement l’écran.

Bonne raison n°3 : Visuellement c’est très beau, la photographie très réussie, les costumes et les décors ne souffrent aucun reproche, les effets spéciaux sont presque invisibles on y croit ! Le film recèle quelques scènes absolument splendides de poésie  dont je vous laisse découvrir la teneur, mais je ne résiste pas au plaisir d'en évoquer sommairement une, particulièrement belle, qui semble-t-il a marqué unanimement notre club des 5 : celle où Benjamin emmène son père mourant en bord de mer pour admirer un lever de soleil. C’est sans artifice, juste la force de l’émotion qui parle… On en redemande !

Bonne raison n°4 : La bande sont est SOMPTUEUSE de bout en bout !! Arrrrgh … quelques accents debussystes par-ci, quelques harmonies ravéliennes par là… des tentatives de dialogue de temps à autre…  dans un esprit que j’ai trouvé très "français”" Que du bonheur !

Bonne raison n°5 : Le film est VRAIMENT très beau, à tout point de vue : drôle, piquant, romantique, une fin idéalement lacrymogène… tout ce qu’il faut là où il faut. Sa notoriété n’est pas usurpée… Seul bémol s'il en fallait un : l'aller-retour un peu pesant entre le film et le récit qui en est fait, et à bien y réfléchir je me pose même la question de sa réelle utilité. Le rythme du film s'en trouve régulièrement rompu et ce sont autant d'occasions pour faire retomber la douce poésie vaporeuse dans laquelle on commençait à se lover agréablement.

Bonne raison n°5 bis (oui, c’est une petite entorse à ce que j’ai annoncé in limine ^^) :  Les 2h40 que durent le film passent comme une lettre à la poste…  Que demande le peuple ? Du pain ? Voici des brioches !!


Enfin, quelques répliques qui m’ont
marqué, peut-être parce qu’elles entrent en résonnance avec des
préoccupations qui me sont actuelles :

" Rien ne dure "
[C’est pourquoi il faut savourer chaque instant]

" Je te souhaite d’avoir une vie dont on peut être fier. Et que si tu t’aperçois que ce n’est pas le cas, que tu auras la force de recommencer "




vendredi 6 février 2009

Mon oeil !

Petite variation débilitron d’une publicité trouvé ce soir dans ma boite à lettres…

Monsieur DIABY
Célèbre VOYANT MEDIUM, connu pour ses rutabagas de bois rapide et l'efficacité de ses cassettes vidéo. Résout beaucoup de problèmes même les plus désespérés, amour, retour immédiat de l’être cher, fidélité entre les clous rouillés en colère, protection contre les bazookas aux tantes, désenvoûtement rapide, chance aux cheveux longs alpins, clientèle dans le coléoptere, examen, problème de santé, arrêt de l’alcool, impuissance sexuelle, etc… travail 100% garanti, pouilleux et efficace. Reçoit sur rendez-vous de 8H à 19H. Ne soyez pas désespérés, chaque problème à une classification périodique apathique, nous la trouverons ensemble. L'excavation vous sourira. Résultat très rapide.

Bon week-end !

mardi 3 février 2009

Episode 1 : Astrid le hamster tétraplégique de l'arrière train

 

Les aventures trépidantes de Astrid,

le hamster tétraplégique de l'arrière train

 

Episode 1 :

 

Astrid, le hamster tétraplégique de l'arrière train

 

Prologue

 

« Le lendemain du quatrième jour où il avait créé des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit, Dieu, qui s'était un peu laché sur la Margarita et la Libanaise, décida de s'amuser un peu avec la création. Après avoir réfléchi longuement et s'être gratté les moustachesà de nombreuse reprises (hé non, contrairement aux représentations naïves de l'iconographie populaire, Dieu ne porte pas une belle longu e et soyeuse barbe blanche, mais bel et bien une fière moustache, soigneusement brossée soit dit en passant, noire d’ébène. Nous tenions à ce que la vérité éclate aux yeux du monde - c’est désormais chose faite), revérifié la théorie fractale des métacordes à diametroscopie convergente (théorie non encore découverte par nos géniaux savants et qui devrait révolutionner la culture des pissenlits sous serre en milieu marécageux) et rationalisé la recette des pancakes à la crème de castor, Dieu créa diverses créatures stupides telles que le phytochondron laineux, la marmouche cendrée, Larusso, Lââm et la girouflette hydorcéphale rieuse. Mais finalement, au bout de quelques gratouillages de moustaches supplémentaires, il se rendit compte de l'inanité de ces bébêtes, se ravisa et créa ce chef-d'oeuvre absolu du règne animal : le hamster.

Et Dieu vit que cela était bon.

Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le cinquième jour. » 

Toute ressemblance avec des faits, des lieux et des personnages existants ou ayant existé, serait totalement fortuite.

Ou pas...

 

* * *

Blotti derrière sa touffe de paille et les menus barreaux de sa cage en plastique jaune, Astrid menait bon-an mal-an sa petite vie insipide de rongeur facétieux. Itinérant de sa roue cage qui fait « krrrrrrrrrrrrrr » à la gamelle à friandises régulièrement remplie par ses heureux propriétaires – la famille Cabécou - Astrid ne rêvait que d'une chose : conquérir le monde. Mais c'est un tout autre sors que le Destin lui avait réservé, bien loin des immenses steppes de l'asie centrales et des vastes villes où pullule l'activité humaine. Ses deux membres arrières à jamais engourdis par les méfaits d'un matou un peu trop gourmand qui lui avait asséné un redoutable coup de patte en prélude à ses canines acérées, et des crocs duquel il avait réchappé de justesse grâce à l'irruption providentielle de Noémie, la cadette, hurlant à la mort parcequ'elle s'était collé un chewing-gum dans les cheveux, Astrid avait dû revoir ses intentions dominatrices sévèrement à la baisse et limiter son royaume aux quelques centimètres-carrés de son antre plastifiée. Maigre revanche pour un esprit conquérant de son espèce... Il n'était pas très malheureux en réalité. Mais pas très épanoui non plus. Ses journées se limitaient à quelques galipettes acrobatiques dans la roue cage, se remplir la panse, essaimer quelques crottes par-ci par-là, et faire la sieste dans la paille, contemplant d'un oeil résigné le vaste monde observable à travers les barreaux de sa cage : le salon de la famille Cabécou et un bout de verdure à travers une lointaine fenêtre donnant sur la rue. En fait il lui arrivait même de penser au suicide : se livrer tout entier à l'estomac d'un matou affamé, se jeter héroïquement dans un mixer en marche, ou sauter dans la gueule béante de l'aspirateur... ce ne sont pas les idées qui manquent. Néanmoins, son handicap le privant d'une grande partie de sa mobilité, c'est déjà à grands frais qu'il se hisse en haut de la mezzanine de carton aménagée en haut d'un rouleau de papier WC vide. Alors, de là à tenter des exploits pareils... Astrid se contentait donc de sa pathétique petite vie peinarde de hamster. 

De façon tout à fait incidente, et avant d'aborder à proprement parler les aventures trépidantes de Astrid, notre hamster tétraplégique de l'arrière train, nous tenons à rassurer nos lecteurs.

Oui, vous avez bien lu : nous parlons de Astrid au masculin. Car contrairement aux apparences, Astrid n'est pas une femmelle hamster mais bien un mâle, et même sacrément gâté par la nature. Il aurait certes préféré arborer le nom de grands héros de l'histoire dont on raconte encore aujourd'hui les exploits dans les livres : Alexandre, César, Charlemagne ou Napoléon, mais encore une fois le Destin en avait décidé autrement par le truchement d'une idée saugrenue de Noémie la peste qui voulait absolument baptiser le petit animal Astrid, en hommage à sa poupée préférée disparue inopinément dans un accident d'essoreuse meurtrière. On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille...

Mais venons en à nos moutons... enfin, ... à notre hamster.

Ce jour là était on ne peut plus ordinaire pour Astrid, c'est à dire d'un ennui assommant. Pourtant, Astrid ne le savait pas encore, mais sa bonne étoile allait briller intensément comme jamais bonne étoile avait brillé au firmament d'un rongeur.

A suivre…


mercredi 28 janvier 2009

Tambour Major chez les Chtis

 
Ce week-end j'étais parti faire un tour au pays des Chtis.
- Encore ?? S'exclameront certains, étonnés de me voir me trimballer régulièrement d'un bout à l'autre de l'hexagone.
- Lille ?? Mais quelle idée !! Se gausseront d'autres un tantinet plus taquins, tant il peut paraître saugrenu qu'un Toulousain abandonne le pays du soleil pour aller passer un week-end dans le grand Nord.
Pour couper immédiatement court aux moqueries et satisfaire vos interrogations et jacassement de volières, j'admets que si l'invitation ne m'avait pas êté lancée par le Big Boss lui même, jamais - ou très difficilement -  aurais-je eu l'idée moi même de m'exiler au pays des Chtis. Car oui, le week-end était d'abord dédié au travail. Nous verrons plus tard ce qu'il en fut réellement...
Aller à Lille depuis Toulouse relève normalement de la formalité la plus élémentaire depuis que le laborieux canasson a été remplacé par une ligne aérienne directe quotidienne reliant les deux villes situées à peu près aux antipodes de notre belle France : il suffit de s'envoyer en l'air à peine plus d'une heure trente pour se retrouver d'une ville à l'autre. Je dis bien "normalement"... Car NON, mon voyage ne s'est pas déroulé dans des circonstances tout à fait normales. Il a réussi l'exploit d'éluder toutes les phases normales du genre, de sorte que mon départ pour Lille prit des contours d'une épouvantable épopée.
Tout a commencé dès mon arrivée à l'aéroport de Toulouse. Le vol étant prévu pour 9h, je me pointai logiquement une courte heure avant, histoire de pouvoir parer à d'éventuels impondérables dont la particularité première est l'imprévisibilité, ça va de soi. Après avoir trouvé le check-point, je me présente au guichet et annonce à l'hôtesse que je viens pour le vol à destination de Lille. Elle me répondit par une moue embarrassée " Heeeeu, oui, bon... mais le vol est suspendu monsieur !" Petite sueur froide qui parcourt l'épine dorsale, ce n'est qu'un contre-temps, tout va rentrer dans l'ordre... Je m'enquerrai alors des vicissitudes occasionnant cette fortuite suspension du vol et évoquai la tempête sévissant en ces instants sur les cotes du Nord de la France. "Ho non pas du tout" me répondit-elle "il y a une fuite sur le réservoir, et nos techniciens sont en train de voir s'ils peuvent réparer. Revenez dans 30 minutes nous en saurons davantage"... Oui oui, c'est cela, réparez... j'ai pas envie de finir en barbecue à 10.000 pieds !! Après avoir tout de même enregistré mon bagage - que je ne devais pas revoir avant longtemps, ce que j'ignorais alors - et m'avoir gracieusement offert en guise d'indemnité un bon pour un petit déjeuner au restaurant de l'aéroport, me voici à attendre sagement que le temps passe, espérant toujours - naïvement -  être Lillois sur le coup de 11h du matin.
Le moment convenu, je me repointe au check-point. Une petite foule est massée qui pousse régulièrement des exclamations de mécontentement de fort mauvaise augure... ça sent le roussi... M'approchant de la cohorte, j'apprends que le vol est simplement annulé et que le prochain décollage en partance pour Lille est l'après midi à 15h45, ce qui fait une arrivée à 17h20, chose impossible pour moi étant attendu dans la matinée et en toute hypothèse pour 17H ultime délais...

- " Bon, sinon on a un vol qui passe par Lyon et qui arrive à 17h30 "
- ……………………………………… [silence du Tambour Major désabusé]

- Ou un autre qui passe par Clermont et qui arrive à 17h45

- ………………………………………" [silence du Tambour Major sur le point de se suicider]

Leur expliquant pour la seconde fois que je DEVAIS être à Lille pour 16 heures maximum, une belle et grande hôtesse comme on en voit dans les magazines, munie d'un talkie-walkie s'approche de moi et suggère une alternative qui me permettrait de joindre Lille dans les temps : un vol pour...Strasbourg... Oui, c'est étonnant, totalement irrationnel, il faut avoir fait bac+12 en logistique pour comprendre ce genre de chose, mais je vous assure qu'on me l'a proposé. Et comble du pire : j'ai accepté !! N'ayant pas trop le choix, me voici quelques heures plus tard dans un coucou bi-réacteur tellement petit qu'il m'était impossible d'y tenir debout sans me recroqueviller, à destination du pays du gewurstraminer, et d'autres souvenirs que ma mémoire n'a pas encore effacés.
14h30 nous voici arrivés à Strasbourg ! On me fait descendre en priorité pour ne pas rallonger immodérément la correspondance, accueil VIP en véhicule de service au pied de l'avion, direction l'aéroport pour passer une fois encore les contrôles d'usage pour le cas où j'aurais fabriqué une bombe durant le précédent vol, on n'est jamais trop prudent ! Et au bout de quelques courtes minutes d'attente, la petite vingtaine de passager que nous sommes embarque dans le même avion que celui que je venais de quitter demi heure auparavant. La bureaucratie ne connaît aucune limite !
45 minutes de vol plus tard, et après avoir enduré les soubresauts d'un avion soumis à harassantes plaisanteries atmosphériques sources de quelques "turbulences" nauséeuses, nous nous posons au pays de la carbonnade flamande, de la bière et du Quinquin. J'alerte le Big Boss de mon arrivée imminente et que je saute dans un taxi dès après avoir récupéré ma valise, ce que je prenais alors pour une simple formalité...

L'aéroport de Lille est minuscule et possède un unique tapis roulant vomissant les bagages fraîchement extirpé des soutes vrombissantesloose mon histoire !!), a téléphoné à mon hôtel pour les prévenir qu'un bagage allait être livré pour moi et de le mettre de coté en attendant mon arrivée dans la nuit. Ce gentil monsieur - un ange ? - est même allé jusqu'à m'accompagner aux taxis qui, de leur pied de plomb, m'ont conduit jusqu'aux portes d'une Insigne Institution Lilloise où une bande de joyeux drilles m'attendait de pied ferme pour festoyer.
16h40, me voici ENFIN arrivé, fourbu, mal au crâne mais soulagé d'être parvenu à bon port, malgré les six heures de retard sur le planning. Je m'en fous, je restais pour le week-end et le meilleur était à venir...
La soirée commence par une pétillante cérémonie de remise de diplôme à des étudiants de Master, suivie d'un cocktail de fort bon aloi : un petit four par ci, quelques délicieuses brochettes salées savamment composées par là, quelques coupes de champagne de premier choix, un serrage de main à droite, une bise à gauche, quelques éclats de rire et une bonne vanne plus tard, il est 22heures lorsque la frétillante équipe locale décide d'un after dans une pizzeria dont ils écument rapidement le menu, et non sans raison : je me suis régalé. 2 heures du matin : me voici enfin à l'hôtel, complètement pété (n'ayons pas peur des mots). Bonne nouvelle : mon bagage est bien là sagement à m'attendre. Tout est bien qui finit bien !
Samedi j'avais rendez-vous avec Kiwi (aka Sylvie) et Minimouton (aka Domêthilde) pour une petite escapade dans les rues de Lille. Nous nous connaissons depuis un ptit bout de temps via le net, mais c'est en réalité notre première rencontre In Real Life. Comme j'ai un peu d'avance et que je n'ai pas pris de petit déjeuner (il est tout de même 14h30) je me réfugie dans une brasserie donnant sur la Grande Place afin d'y déguster un met local tout à fait Tambour Majoresque : la Carbonnade Flamande, plat en sauce mijoté à la bière, relevé de pain d'épice tartiné de moutarde et saupoudré de vergeoise, servi comme il se doit avec un plat de frittes. Je décidais d'accommoder le tout d'une grande pinte de bière locale, ambrée et amère à souhait, costaude et couillue comme il se doit : un régal ! Demi heure plus tard et l'estomac bien calé, je rejoins le filles qui m'attendent sur la place.  Papotage, Mc Do-tage le temps d'un hamburger pour elles et d'un café pour moi (faut bien dissoudre la carbonade !), puis nous partons à l'assaut des superbes rues du vieux Lille, mélange de bâtiments hétéroclites bariolés, où le XX° siècle côtoie le XVII° comme si de rien n'était. Mes guides me font découvrir des boutiques typiquement Chti (pfffff c'te blague ^^') avant de rejoindre l'appart de Domê vers 20h, lieu de perdition Lillois où ne tarderont pas de nous rejoindre le glamourissime Choupinet (Aka Martin), de l'ébouriffante Reine Célio (aka Cyril) et le tout sage Rominou (aka Romain) pour une soirée croc'monsieur des plus sympathique, arrosée de diverses choses pas bonnes du tout pour ma cyrrhose. Pouf pouf... Nous avons beaucoup rigolé, fait les cons au delà du raisonnable, papoté abondamment, Choupinet nous a parlé de  Fiorella, l’amour de sa vie même s’il ne le sait pas encore - un mélange de Armande Altaï et de Cruella.- je joke bien sûr ^^. Un super moment avec des gens hyper sympas, le genre de soirée plus ou moins improvisée où chacun arrive avec ce qu’il est, et dont le mélange du tout donne un fumet tout à fait réussit. Merci à vous !! Sylvie & Domê c’est quand vous voulez que vous venez à Toulouse !
Le lendemain dimanche, c'est The Mister (alias Julien) qui doit me rejoindre en ville. Vous l'aurez peut être compris : mon passage Lillois est l'occasion de rencontrer pas mal de personnes que je connais par le seul biais un peu froid du net et d'un forum sur lequel j'erre régulièrement ; le travail n'était qu'un fort beau prétexte... Ayant un peu de temps devant moi je décide de faire un petit tour au hasard et me retrouve nez à nez avec un immense marché en plein air comme on en connait ici dans le Sud Ouest, atmosphère tout à fait familière dans laquelle je me sens parfaitement à mon aise, à flâner d’un étal à l’autre, le nez au vent.
Il est 13h30 lorsque, réfugié dans ma chambre pour retrouver un peu de chaleur, Julien me signifie son arrivée. Alors, The Mister, comment dire...? C'est une tornade de bonne humeur qui dériderait un régiment de comptables dépressifs sous tranxsène ! C'est également un mec super louche qui prétend être portugais et qui parle à des gens dans une boite... si si, je vous assure... Bref, une très belle rencontre qui n'a que confirmé tout le bien que je pensais déjà de lui. Très bonne après midi en sa compagnie, à déambuler tout autour de la Citadelle léguée par Vauban puis à papoter autour d’un chocolat Viennois. Le moment venu de se dire au-revoir arrive avec une vitesse prodigieuse et c'est le coeur plein de nostalgie – et l’estomac copieusement lesté d’un Welsh arrosé de fleur de bière - que je réalisais que le week-end touchait déjà à sa fin et que je devais le lendemain reprendre le chemin des réalités de ma vie de prof multifonction d'une Vénérable Institution Toulousaine. Petit pincement, je l’avoue, mais la tête pleine d’images, de souvenirs, et le coeur rempli d’amitié.
Lundi matin, avant de partir, je fais halte aux bureaux pour voir certains dessous administratifs et logistiques pour lesquels j'étais sensé être venu. J'éprouvais tout de même un léger sentiment de malaise face à l'enthousiasme de l'équipe locale qui m'a quasiment adopté, alors que j'ai pris la ferme décision de tout plaquer à la fin de l'année universitaire. La déception risque d'être immense... Mais c'est ainsi !
11 heures, le chauffeur personnel du Over-Big Boss m'attend et me mène tout droit à l'aéroport. Retour sans saveur ni épisode épique : pas de vol annulé, pas d'avion en panne, pas perturbations atmosphériques, pas de bagage perdu... Bref, un vol tout à fait ordinaire pour un mec (presque) quelconque.

vendredi 23 janvier 2009

Vous avez demandé Tambour Major… Ne quittez pas !

Il faut croire que le manque d’activité intellectuelle de ces derniers temps ne porte pas à l’écriture bloguesque ni aux bouffées délirantes dont je sais me délecter régulièrement et dont je couche ici les plus pétillantes, ou pas. Car mon activité de ces dernières semaines fut entièrement dédiée à la délicieuse corvée de la correction des copies d’examen. Un délice… C’est comme les loukoums : un ou deux en passant ça peut aller, mais passé la dizaine ça devient rapidement insuportable. J’ai dû passer en revue environ 200 copies… Oui, vous pouvez verser une larme de compassion pour moi, je ne le dirai à personne.

J’ai aussi ces derniers jours fait une bêtise inexcusable dont certains d’entre vous se sont déjà aperçus : je me suis créé un profil sur FaceBook. Non pas en tant que Tambour Major : ce blog est son seul repaire, mais sous ma réelle identité « A.A. ». Face à l’inutilité patente de cette chose je ne puis que m’interroger violemment… Volontairement j’ai limité les informations me concernant au strict minimum, ai bloqué presque tous les accès externes, et refuse systématiquement toutes les invitations de jeux/tests à la con qui me sont proposés : test de l'olive, de la tapenade et de la pizza margherita, jeu de la giraphe, de la tête à tonton, application du rouleau à pâtisserie machin chose... j'en passe et des meilleures ! Je réussis déjà très bien à perdre mon temps tout seul sans avoir besoin de vos services. Au risque de passer pour un vieux con qui ne comprend rien à rien - ce dont je me moque éperdument ! – n’attendez pas la moindre amélioration de quoi que ce soit à cette page réduite à l’état de vitrine. Ce qui me dérange le plus dans ce truc là, c'est qui n'importe qui peut accèder à toutes vos informations personnelles... Moi qui ait assuré un cours sur la Loi de 1978 et la CNIL au premier semestre, qui utilise en outre un pseudo pour ce blog dans lequel je ne parle que très peu de moi ouvertement, croyez bien que si j'avais voulu me montrer je l'aurais fait il y a déjà un bout de temps. Et comme me l'a dit une amie un jour : pour vivre heureux, vivons cachés !

Alors, une ou deux questions restent en suspens : pourquoi j'ai créé cette page...? Et combien de temps cette page survivra-t-elle ...? Je ne sais pas trop... Peut être que je vais l'abandonner et la laisser vivre sa vie comme une statue de bronze au mileu d'un parc, les pigeons en moins. Parce que sur le net, le pigeons on peut faire en sorte qu'ils ne se posent pas.

 

Obiter Dictum :

En même temps que j'écris ce mauvais billet, la chaîne presque à fond, je redécouvre des oeuvres de César Franck que je pensais connaître mais dont je m'aperçois être passé totalement à coté... C'est beau cette mélodie, et ce contre-chant à l'alto en dialogue avec le ténor et la basse... Le velouté d'un hautbois et le moelleux d'une flute harmonique...la profondeur intense d'un fond d'orgue... La superposition des thèmes dans la péroraison. Mais qu'est-ce que c'est pute ce passage sur la voix celeste, et mal écrit cet accord dans le grave...

samedi 17 janvier 2009

Slumdog Millionaire

Nous avions décidé – enfin, il avait été décidé sans moi – d’aller au cinoche hier soir, la fine équipe des quatre, alias Lolo, Seph, Nadia et myself pour aller voir un film dont j’avais compris au départ qu’il s’agissait de “la fin d’un millénaire” - bah oui entre la mauvaise qualité du son de mon portable, le bruit de la foule et l’ivresse d’un repas en terrasse pour profiter du moindre rayon de soleil dont la ville était baignée hier – et Nadia, dubitative, de mettre fin à mes doutes en m’expliquant qu’il s’agissait sûrement du fameux film de l’Indien qui devient millionaire. En effet, c’est bien de ce film là dont il s’agissait, preuve supplémentaire s’il en était encore besoin de mon inculture cinématographique.
Nous voici dont à 22Hh15 et des brouettes devant l’entrée du Gaumont a faire la queue. Normal c’est vendredi, il fait assez bon, les cours à la fac reprennent lundi prochain : la faune estudiantine est de retour.
Dernier film de Danny Boyle, Slumdog Millionaire commence très très fort. Dans une geôle insalubre, un jeune homme totalement hagard se fait passer à tabac sans ménagement  par deux grosses brutes qui tentent de lui faire avouer des faits qu’il n’a sûrement pas commis. Son forfait : avoir gagné 10 millions de Roupies au jeu télévisé “Who wants to be a millionaire” et être sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies, alors qu’il n’est qu’un pauvre va-nu-pieds inculte venant des bidonvilles de Bombay, employé dans une agence de phoning pour servir le thé… Il a triché, c’est sûr. Pourtant, après quelques heures de délicates attentions, le doute semble s’immiscer chez ses tortionnaires : et s’il n’avait pas triché ? Et s’il connaissait vraiment les réponses ? Mais alors, par quel miracle ? C’est là que commence l’histoire fantastique de Jamal Malik quelques dix années auparavant, alors qu’il n’était qu’un gamin haut comme trois pommes faisant les quatre-cent coups, prêt à toutes les péripéties, de son histoire peu ordinaire dans les rues mal famées de Bombay, entre les gangs qui exploitent la misère des uns pour construire leur propre richesse, les mafias, les larcins en tous genres, comment il sera guide touristique du Taj Mahal, son improbable rencontre avec le Stallone Indien qui lui signera un autographe…
La première chose qui frappe dans ce film, ce sont les couleurs : chaudes, puissantes, lumineuses, contrastée. L’ambiance visuelle est fabuleuse : chaque centimètre carré de la toile est un enchantement d’ocre, de rouge, de bleu, d’or. Les ambiances de pénombre sont de premier choix… Le travail photographique est réellement remarquable. Cela pourrait déjà justifier d’aller voir ce film.
Le second élément marquant c’est le rythme soutenu de bout en bout. Rythme des images tout d’abord, de par les courses poursuites dans les dédales boueux du bidonville dont l’immensité (hélas authentique) est totalement ahurissante. La caméra bouge pas mal mais sans excès (on n’est pas dans le Dogme…), les plans s’enchainent avec fluidité, certaines prises sont audacieusement cadrées donnant à l’image un aspect faussement déglingué au service du discours. Rythme du récit ensuite qui ne laisse jamais le spectateur au repos : on veut toujours savoir ce qu’il s’est passé ensuite, le pourquoi de tel détail, le comment, et, récompense on-ne-peut-plus appréciable : on nous raconte vraiment tout (ou presque) ! On est toujours en haleine devant l’enchaînement des diverses péripéties du narrateur, soit que l’on veuille connaitre la suite, soit que l’on ait besoin de se remettre de ses émotions ou de son fou-rire.
Car on rit pas mal tout au long du film. La vie des gamins est en perpétuel balancement entre le drame le plus noir et la fougue impétueuse d’une jeunesse qui ne pense qu’à s’amuser, malgré une réalité sociale bien peu reluisante : la guerre des gangs fait rage, le film ira crescendo sur cet aspect là, et on a vite fait de passer du rire aux larmes ou du moins à une émotion poignante rendu assez cruement. La violence fait partie intégrante du décors : violence des sentiments, violence des actes, violence du souvenir, jamais impudique. Du rire au larmes, des larmes au rire, en passant par toute la palette chromatique des sentiments : haine, dégout, compassion, pitié… Je ne me suis jamais senti ménagé.
Même s’il est construit sur le canevas du conte moderne (oui, il faut bien l’avouer, la vie de Jamal coincide extraordinairement avec les questions qui lui seront posées sur le plateau télévision) le film échappe au danger du manichéisme primaire : personne n’est ni vraiment gentil ni vraiment méchant et le retournements de situation (en tout ou partie) sont fréquents. De complicité en trahison, les personnages évoluent dans un milieu où l’argent, le sexe et les armes font loi, tour de force du réalisateur qui réussit presque à nous faire oublier que ce n’est pas là le coeur du sujet. L’amour n’est pas absent non plus, il est d’ailleurs la colonne vertébrale d’une bonne partie du film, qui éclora en apothéose à la toute fin. Je n’en dis pas plus au risque de déflorer le suspens.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce film. Slumdog Millionaire est sans discussion possible un film incontournable de ce début d’année.
En guise de conclusion - et en écho à certains événements funestes de ces derniers jours qui ont frappé la famille d’un ami - on sort de ce film avec une furieuse envie de vivre, de profiter de chaque instant qui nous est offert, parce qu’il est des choses de grande valeur qui n’ont pas de prix, qu’il est des occasions qui ne se présentent qu’une fois et qu’il faut savoir saisir à temps.

jeudi 15 janvier 2009

Le site le plus désagréable du net…

La vie est déjà une mortification quotidienne et pourtant un petit coté sado-maso enfoui au plus profond de nos gènes nous confère l’aptitude tout à fait singulière de nous la pourrir bien davantage. Internet nous en offre d’ailleurs des exemples inespérés.

On savait depuis un bon bout de temps qu’on pouvait trouver des choses insupportables sur Internet, mais des fois, ça fait encore tout drôle. La dernière découverte du genre est le site R-G-B. Pour vous éclairer un tout petit peu : R-G-B pour RVB (Rouge Vert Bleu) en français.
Je ne vous en dis pas plus, sinon que ça pique un peu les yeux.

Relaxez-vous, montez un peu le son (pas trop fort non plus, ça peut agresser les tympans aussi) et place à l’expérience !

CA SE PASSE ICI

 

NB : A déconseiller aux épileptiques...

vendredi 9 janvier 2009

Onan le Barbare - Chapitre II

La récente découverte d'une page du plus haut intérêt me donne l'occasion d'ouvrir un second chapitre au billet de septembre dernier que j'avais alors intitulé Onan Le Barbare.

Il est encore une fois sujet de pratiques abominables que les gens de bonne société ne pratiquent qu'avec honte et culpabilité. Mais je suis sûr que vous tous qui me lisez êtes de louables citoyens dont la droiture d'esprit interdit l'idée même de telles déviances...

C'est donc dans un esprit purement scientifique, car le propos l'est  indiscutablement, que je vous partage ce document de premier ordre

 



mercredi 7 janvier 2009

Savoir vivre



Le délire du jour n'est pas le fruit de mon imagination, j'aurais été fier de pondre une prose pareille.Je vous laisse donc découvrir un déjà connu mais  toujours délectable extrait d’un manuel scolaire d'Economie
Domestique anglo-saxon, publié en 1960 et
destiné aux jeunes
filles de bonne famille. Libre à vous d'appliquer à la maison ces quelques préceptes très simples de savoir vivre élémentaire...

   

FAITES EN SORTE QUE LE SOUPER
SOIT PRÊT


Préparez les choses à l’avance, le
soir précédent s’il le faut, afin qu’un délicieux repas l’attende à son retour
du travail. C’est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et
vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lors qu’ils
rentrent à la maison et la perspective d’un bon repas (particulièrement leur
plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d’un accueil.


SOYEZ PRÊTE

Prenez quinze minutes pour vous reposer
afin d’être détendue lorsqu’il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un
ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en
compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu
plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d’être égayée et
c’est un de vos devoirs de faire en sorte quelle le soit.




RANGEZ LE DÉSORDRE

Faites un dernier tour des principales
pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre. Rassemblez les livres
scolaires, les jouets, les papiers, etc. et passez ensuite un coup de chiffon à
poussière sur les tables.


PENDANT LES MOIS LES PLUS
FROIDS DE L’ANNÉE


Il vous faudra préparer et allumer un
feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le
sentiment d’avoir atteint un havre de repos et d’ordre et cela vous rendra
également heureuse. En définitive veiller à son confort vous procurera une
immense satisfaction personnelle.


RÉDUISEZ TOUS LES BRUITS AU
MINIMUM


Au moment de son arrivée, éliminez
tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayez
d’encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir.
Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre
désir de lui plaire.


ÉCOUTEZ-LE

Il se peut que vous ayez une douzaine
de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n’est pas le
moment opportun. Laissez-le parler d’abord, souvenez-vous que ses sujets de
conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée
lui appartienne.


NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S’IL
RENTRE TARD À LA MAISON


Ou sort pour dîner ou pour aller dans
d’autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en
sorte que votre foyer soit un havre de paix, d’ordre et de tranquillité où
votre mari puisse détendre son corps et son esprit.


NE L’ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS
PLAINTES ET VOS PROBLÈMES


Ne vous plaignez pas s’il est en
retard à la maison pour le souper ou même s’il reste dehors toute la nuit.
Considérez cela comme mineur, comparé à ce qu’il a pu endurer pendant la
journée. Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une
chaise confortable ou daller s’étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui
une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l’oreiller et proposez-lui d’enlever
ses chaussures. Parlez dune voix douce, apaisante et plaisante. Ne lui posez
pas de questions sur ce qu’il a fait et ne remettez jamais en cause son
jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu’il est le maître du foyer et qu’en tant
que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.


LORSQU’IL A FINI DE SOUPER,
DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE


Si votre mari se propose de vous
aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter
par la suite et après une longue journée de labeur, il na nul besoin de travail
supplémentaire. Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et
à se consacrer à ses centres d’intérêt et montrez-vous intéressée sans
toutefois donner l’impression d’empiéter sur son domaine. Si vous avez des
petits passe-temps vous-même, faites en sorte de ne pas l’ennuyer en lui
parlant, car les centres d’intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants
comparés à ceux des hommes.


À LA FIN DE LA SOIRÉE

Rangez la maison afin qu’elle soit
prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit-déjeuner à
l’avance. Le petit-déjeuner de votre mari est essentiel sil doit faire face au
monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux
retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi
promptement que possible.


BIEN QUE L’HYGIÈNE FÉMININE

Soit d’une grande importance, votre
mari fatigué ne saurait faire la queue devant la salle de bain, comme il aurait
à la faire pour prendre son train. Cependant, assurez-vous d’être à votre
meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d’avoir une apparence qui
soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la crème
pour le visage ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil, car cela pourrait
le choquer de s’endormir sur un tel spectacle.


EN CE QUI CONCERNE LES
RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI


Il est important de vous rappeler vos
vœux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S’il estime
qu’il a besoin de dormir immédiatement, qu’il en soit ainsi. En toute chose,
soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression
sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.


SI VOTRE MARI SUGGÈRE L’ACCOUPLEMENT

Acceptez alors avec humilité tout en
gardant à l’esprit que le plaisir d’un homme est plus important que celui d’une
femme, lorsqu’il atteint l’orgasme, un petit gémissement de votre part
l’encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de
plaisir que vous ayez pu avoir.


SI VOTRE MARI SUGGÈRE DES
PRATIQUES MOINS COURANTES


Montrez-vous obéissante et résignée,
mais indiquez votre éventuel manque d’enthousiasme en gardant le silence. Il
est probable que votre mari s’endormira alors rapidement ; ajustez vos
vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits
de soin pour les cheveux.


VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE
RÉVEIL


Afin d’être debout peu de temps avant lui le
matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition
lorsqu’il se réveillera.

dimanche 4 janvier 2009

Résolutions…

L’année nouvelle est souvent l’occasion de prendre de bonnes et saines résolutions histoire de se donner bonne conscience et d’essayer de se convaincre que l’on ne retombera pas dans les mêmes écueils de l’an passé, voire de l’année d’avant et de toutes celles les ayant précédées ( car oui, l’homme est faible… argh ! ) et tenter  de faire en sorte que les 365 jours à venir seront fondamentalement différents de ceux écoulés. Si vous êtes attentifs, vous aurez remarqué dans un billet précédent ma brillante démonstration vous prouvant qu’il n’en était évidemment rien, que tout change mais dans la plus stricte continuité…

Comme tout bon crétin qui se respecte, j’ai moi aussi pris quelques résolutions. Hop ! Attention, 2009 sera placé sous les auspices de la rupture… J’ai renoncé à faire anoblir un caniche, empailler une pieuvre, dompter une poule ou encore ranger ma chambre… A l’impossible nul n’est tenu. Je me suis penché sur des choses qui me correspondent davantage, z’allez voir ça :

0/ En prélude à ma litanie, j’ai décidé cette année de vraiment prendre soin de moi… et d’envoyer bouler pas mal de choses parasitaires qui encombrent inutilement l’existence. Cette semaine je suis allé voir le film Autralia et une réplique dit grosso modo qu’il ne faut pas un jour se rendre compte qu’on est devenu médiocre… La médiocrité : la moyenne à son plus bas niveau, selon Albert Brie. Et en ce moment j’ai l’impression que rester sur le cap qui est établi me conduit irrépressiblement vers quelque chose de totalement insatisfaisant, une vie maigre et sans relief ni envergure, faite de petitesses et de frustrations. Ma soif d’épanouissement est bien trop intense pour me contenter des miettes d’ersatz dont on m’abreuve. De ceci découle ce qui suit.

1/ Après mûre réflexion, j’ai décidé de ne pas continuer mon expérience au sein de la Vénérable Institution Toulousaine qui m’exploite honteusement me sous-paye depuis maintenant un an et demi. J’ai malheureusement la chance d’être en CDD et mon contrat s’arrête en juillet. Je ne re-signerai pas pour la rentrée 2009-2010 qui se fera sans moi. J’ai beaucoup hésité, tordu le problème dans tous les sens, pesé le pour et le contre, mais je ne vois pas d’autre solution  : si je veux terminer ma thèse une bonne fois pour toutes, il me faut du temps pour travailler efficacement, beaucoup de temps… TOUT mon temps. Une année sabbatique sera la bienvenue pour remédier à ce fardeau. Car mon Doctorat est la clé qui me manque pour enfin m’évader sur des sentiers qui me tendent les bras depuis un bon moment ; le temps des résolutions radicales a sonné ! Il ne fait guère de doute que ma décision ne va pas plaire à tout le monde, que ça va faire pas mal de remous, mais nul n’est irremplaçable ! Ils se débrouilleront parfaitement. Et bon vent à eux ! D’autres raisons me poussent également vers la porte de sortie, notamment le fait qu’aller bosser là bas me fatigue rien que d’y penser… Si c’est pas un signe de lassitude ça ! Il y a d’autres raisons qui relèvent davantage de la politique menée dans la faculté dont j’ai la charge et avec laquelle je me trouve en désaccord croissant mais qui n’ont pas leur place ici.

2/ Prendre soi de moi donc, à commencer par ce que je peux faire moi même… perdre du poids ! Parce que crénom de nom, en me voyant sur certaines photos récentes je commence à me faire peur. Et mon jean me l’a rappelé encore l’autre jour… ”Aoutch, mais il est où mon jean en taille quarante [tûûûûûût] ? Ha bé non, c’est bien celui là… “ Donc, haro sur la malbouffe, on surveille sa gamelle et on intensifie un peu la muscu ! Objectif : être sec et strié en juin ! Nan je déconne… Heureusement que ma carrure d’armoire à glace me permet d’encaisser sans trop de disgrâce quelques rondeurs superflues. Allez, dans quelques semaines il n’y paraîtra plus !

3/ Enfin, last but not least, sachez que mon coeur est à prendre, et que toutes les propositions seront étudiées ^^ Ma troisième et dernière grande résolution pour 2009 est donc de ne pas rester célibataire, parce que zut, peste soit de la solitude ! Hé oui, derrière ce grand gaillard aux allures de pilier de rugby, il y a un ptit coeur tendre qui bat qui ne demande qu’à recevoir des câlins et qui et tout disposé en en prodiguer en retour autant que de besoin. Prince charmant si tu m’entends, magne toi, c’est par ici que ça se passe !! Je sais qu’en la matière on ne décide finalement pas de grand chose, mais il faut peut être savoir provoquer les occasions…

Voili voilou pour mes grandes orientations de l’année. Rien de très original en fait…

re-argh… je suis déjà médiocre !

jeudi 1 janvier 2009

Edition de la mi journée...

 

N'étant pas à une contradiction prés, et pour estomper un minimum le ton étrangement grisâtre de la première mouture, quoique ne reniant pas une virgule de ce que j'ai écrit ce matin...

 


Soyons fous : soyons heureux !

J’ai l’honneur de ne pas…

 

En ce premier jour de l’an, il est de tradition de souhaiter ses voeux de bonheur / santé / réussite / amour / argent / gloire / beauté / trépanation / parallélogramme / autralopithèque / kangourou /  etc ad lib… (rayez les mentions inutiles).

Hé bien, voyez vous, j’ai décidé cette année de ne pas faire comme tout le monde :

J’ai l’honneur de ne pas vous adresser mes voeux pour 2009.

Car, non, le 31 décembre à 23h59, nos  experts sont formels là dessus, aucun vortex spacio-temporel n’engloutit l’année passée dans les limbes d’une dimension parallèle pour faire surgir ex nihilo une nouvelle ligne du temps totalement vierge que l’on mettrait un point d’honneur à saloper comme des gorets tout au long des 365 jours à venir. Il ne s’agit pas d’un bouton “Erase All Data” ou “Boot System” qui remettrait tout à plat… ce serait trop facile !

Ainsi vos problèmes quotidiens ne s’effaceront pas d’un trait de plume par les seules vertus de l’agencement du calendrier. Vos tracas et soucis d’hier resteront ceux de demain. Si vous cherchez le prince charmant, il ne vous attendra pas avec un bouquet de fleurs devant votre porte demain matin au réveil, ni  après demain, ni la semaine suivante ni… jamais ! Les amours perdues vous feront tout autant souffrir que l’heure d’avant, vos blessures demeureront inchangée… Votre banquier restera aussi con, votre assureur sera toujours un escroc, le chien du voisin viendra encore pisser sur vos plates-bandes, les voisins du dessus demeureront les beaufs insupportables qu’ils ont été tantôt. Quite à me répéter, le passage à l’année N+1 n’est pas de l’ordre de la magie, mais tout simplement une mesure de convenance pour calculer le temps qui passe… Rien ne change : tout continue, comme si de rien n’était.

Surtout, si vous avez pris de bonnes résolutions, elles ne se réaliseront pas toutes seules ! Hééééééé  non !! Il faudra y payer de votre personne en vous donnant du mal pour réussir, voire – pire ! – que vous mettiez d’autres que vous à contribution… Et l’on sait depuis Sartre que l’enfer c’est l’autre, parce que l’autre n’en a rien à cirer de nous, ou si peu…

Cependant, pour ne pas donner une couleur trop sombre à ce premier billet de l’année, je voudrais juste vous demander, non : je veux et j’exige (essayez un peu de prononcer ça 10 fois de suite sans fourcher ^^) que vous fassiez en sorte que cette année 2009 qui s’offre à vous soit la meilleure possible ; que vous mobilisiez toutes vos forces et votre tenacité pour réussir une belle et heureuse année, en commençant par prendre soin de vous. Car on l’oublie trop souvent : la personne la plus importante dans sa vie, c’est d’abord soi même…

mardi 30 décembre 2008

Rrron Zzzzzzzzzz…

Désolé si je suis pas très loquace ces derniers jours, mais pendant les vacances :

JE GLANDE ! 

 

L'ours est dans sa tanière, ne le réveillez pas...

vendredi 26 décembre 2008

Katsuhiro Otomo - Anthology

Ma première rencontre avec Katsuhiro Otomo remonte à une bonne paire d'années maintenant. Elle fut brutale mais définitive. Je me rappelle très bien de ce moment : j'étais alors au lycée (mamamia !), 16 ou 17 ans, et la chaine de télévision "La 5" avait cédé la place à la toute nouvelle "Arte" qui proposait une programmation assez inédite et un peu plus haut de gamme que les autres chaines. En particulier j'avais été séduit par la bande annonce d'un dessin animé d'un genre pour moi totalement nouveau, venu tout droit du pays du saké et du Wasabi, loin des traditionnels Goldorak et autres Chevaliers du Zodiaque. Il s'agissait grosso-modo d'une histoire pour adultes, celle d'une guérilla menée dans Neo-Tokyo par des bandes de jeunes motards désœuvrés et drogués. Une nuit, l'un d'eux, Tetsuo, a un accident de moto en essayant d'éviter un étrange garçon qui se trouve sur son chemin. Blessé, Tetsuo est capturé par l'armée japonaise et devient l'objet de nombreux tests dans le cadre d'un projet militaire ultra secret visant à repérer et former des êtres possédant des prédispositions à des pouvoirs psychiques. Vous aurez peut être reconnu le synopsis de Akira.
Le choc esthétique fut tel que je me souviens avoir enregistré l'animé et me l'être repassé plusieurs dizaines de fois sans jamais m'en lasser.
Quelques années plus tard, je dévorais à nouveau les aventures de Testuo et de Kaneda sur support papier cette fois ci, toujours avec la même ardeur. Je reste un fan inconditionnel de cette série cultissime qui surpasse de très loin toutes les productions ultérieures, c'est du moins mon avis.
L'autre jour alors que je flânais dans le XI° arrondissement, étant un peu en avance sur mon rendez-vous, je passais par hasard devant une librairie spécialisée en mangas et sachant que mon retour en train serait d'un ennui mortel si je n'avais rien à me mettre sous la dent, poussais la porte afin de me ravitailler. Au détour d'une étagère, après m'être arrêté quelques instants sur les art-book de Miyazaki (il me les faut, il me les faut !!), je tombais nez à nez avec un bouquin à l'illustration aux jolies couleurs, d'une femme habillée de rouge, le sourire aux lèvres, les nattes de son chapeau flottant au vent, et appuyée de la main à la branche d'un arbre. Un bandeau bleu annonçait "par l'auteur de Akira". Mon sang ne fit qu'un tour et j'acquerrai l'ouvrage sans même prendre le temps de le feuilleter.
Katsuhiro Otomo - Anthology,   est un recueil de nouvelles inédites en Europe, parues entre la fin des années 70 et le tout début des années 80 dans diverses revues japonaises. 14 histoires, plus ou moins développées mais dans lesquelles chaque trait est signé du sceau de la précision et de la netteté, dans le style incomparable de Otomo, qui fait que chaque case, aussi chargée soit-elle, demeure toujours parfaitement lisible, sans recourir à la surcharge superfétatoire de la couleur. J'apprécie particulièrement le découpage très soigneusement pensé des séquences d'action, rythmées à souhait en structures verticales, dans un entrelacement de champ / contre-champ haletant donnant à ces séquences un dynamisme cinématographique percutant. L’ouvrage est de très bonne facture, imprimé sur un joli papier épais, dans le sens de lecture original, ce qui est d’assez bon ton pour devoir le souligner.
La couverture vaut à elle seul le coup d'oeil. Sous des dehors un peu cul-cul la praline d'une frèle jeune fille entourée d'un décors bucolique, se cache en fait bien autre chose ; il suffit pour cela dans un premier temps d'inspecter le revers du livre, puis de déplier les rabats intérieurs pour que se déploie un superbe panoramique aux accents doux-amers de fin du monde : au loin une usine est en flammes, tandis que gis, jonché parmi les herbes, la carcasse démandibulée d’une machine de guerre. L’ambiance est donnée.
Quelques unes des nouvelles ont particulièrement retenu mon attention. Elles ne sont pas toutes du même niveau ni de la même inspiration. On y croise dans Chronicle Of The Planet Tako, les drôlatiques aventures des Tako et des Ika, sortes de poulpes extraterrestres d'un autre monde qui se disputent une planète vivrière et qui m'a parfois fait penser à nos Shadoks, l'absurde y étant ici beaucoup moins présent, avant que, dans un second volet, les Tako n'accèdent à la démocratie, subtile critique de nos sociétés modernes et des luttes fratricides (poulpicides ?) pour le pouvoir.

La première histoire du recueil - Flower- (en couleurs, exception à la règle) démarre très fort. Le sentiment d'immensité désertique est admirablement rendu. On y retrouve comme très souvent des préoccupations écologiques, une ambiance de fin du monde et une certaine fascination pour le corps humain en déchéance, les chairs boursoufflées mises à nu, ce que j'appellerai "l'organique viscéral", ingrédients  qui composent régulièrement les oeuvres du Mangaka.
On retrouve la même ambiance pesante dans Fire Ball (1979) qui préfigure ce que sera Akira : une guérilla urbaine au coeur d'une méta-structure d'immeubles gigantesques, la présence de personnages aux pouvoirs psychiques étonnants, les recherches secrètes de l'armée, l'annonce de la fin du monde (les séquelles de la bombe atomique ne sont pas encore digérées), des séquences d'action à couper le souffle, du viscéral organique, et une ambiance pesante de bout en bout. Tout ces éléments se retrouvent intégralement dans une autre BD de Otomo : Dômu - Rêves d'enfants, publié un peu avant Akira dont il n'est en  sorte qu'une répétition générale.
Guérilla d’un tout autre genre avec Hair, où le monde est en proie à la rébellion de chevelus fans de musiques complètement rétrogrades comme les Stones ou Led Zepplin… Des pages pleines d’humour loufoque assez déjanté du meilleur aloi. 
J'ai également beaucoup aimé Memories qui m'a fait penser à certains égards à l’ambiance étrangement inquiétante et dérangeante que l'on peut retrouver dans Ulysse 31 : un vaisseau spacial confronté à une énigmatique épave en forme de rose géante agencée en un gigantesque palace bien intrigant, un peu à la façon de la scène finale de 2001 A SPace Odyssey. Je suis d'ailleurs bien curieux de savoir s'il s'agit d'une référence directe au chef-d'oeuvre de Kubric... Le contraire serait stupéfiant.
Minor Swing vaut également le détour : comment les méfaits de la pollution transforment une banale partie de pêche en mer en drame : un homme tombe à l’eau et se retrouve englué dans une matière visqueuse qui finira par avoir raison de lui, l'auteur nous ménageant une fin délicieusement grinçante, façon CreepShow... J’adore !
Sound of Sand s'avère également particulièrement efficace. Si l'auteur confie avoir bâclé le travail en raison de son retard à livrer les planches à l'éditeur, il faut avouer que l'économie de moyens ne nuit en rien à l'efficacité scénaristique dés lors que l'idée est bonne et que le dépouillement de décors sert au mieux la sensation anxiogène d'étouffement dont est victime le principal protagoniste. C'est peut être l'une de mes préférées, s'il me fallait faire un choix.
Les dernières planches prennent un détour un peu particulier puisqu'il s'agit de parodies d'histoires populaires en europe : Aladin et la lampe magique, les chevaliers de la table ronde, l'arche de Noé, et le vieil homme et la mer, revisités sauce piquante... J’ai un peu moins aimé ces ultimes short-stories, peut être parce qu’elles racontent autre chose que le souffle si particulier du Pays du Soleil Levant.
Avis aux amateurs, une fois arrivé au terme de la dernière page, je n’ai eu qu’une seule envie : tout recommencer du début…

jeudi 25 décembre 2008

Petit Papa Nawouel...


La dernière couverture de Fluide Glacial m'a bien fait rire... Le Père Nawouel fait toujours des malheureux...! Et vous ? Z'avez été gâtés ?



Joyeux Nawouel à tous !


mardi 23 décembre 2008

The end

 
Hé bé voilà, mon séjour à Paris s'achève déjà alors que je commençais seulement à prendre mes marques dans cette ville bien grande pour un provincial.
Je n'ai pas vu le temps passer ! J'ai l'impression d'être arrivé hier seulement et j'ai à peine fait la moitié de tout ce que j'avais prévu... C'est qu'il y a tant à faire en si peu de temps... et qu'il faut compter sur un paramètre assez particulier pour un Toulousain : la distance !! A Toulouse, aller du point A au point B est un jeu d'enfant... on y va, à pied, à vélo, à métro... c'est l'histoire de quelques minutes. A Paris, je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'aller du point A au point B suppose de passer par les point A1, A2, A3, A4.... A19... A672... avant d'arriver au point...C, qui se situe à seulement 15 minutes de marche du point B1, lui même à une station de bus de votre destination finale. Bref, il est très facile de passer une demi heure enfermé dans un métro, à quoi il  faut ajouter 15 minutes de marche. Un simple rendez-vous pour boire un café avec des amis peut rapidement prendre les proportions d'une expédition ! Et comme la raison première de mon séjour était de voir des amis ou de faire leur rencontre in situ (alors que nous nous connaissons virtuellement depuis de longs mois) j'ai été contraint - sans aucun regret - de revoir mes prétentions à la baisse. La vie est une question de priorité parait-il.
J'ai donc passé de formidables instants en compagnie de gens que j'apprécie vraiment énormément, je le savais déjà pour certains d'entre eux, j'en ai acquis la certitude pour d'autres. Bavarder de tout, de rien, rigoler (beaucoup), passer du temps et oublier tout le reste, le plaisir simple d'être tous ensemble comme s'il en avait toujours été ainsi et savoir que tout continue même à distance, déambuler dans les rues de Paris où une marée humaine dégouline sous les lumières de la ville, cette ambiance si particulière qui imprègne les jours précédant nawouel et n'avoir rien d'autre à faire que de penser à soi, errer au gré des vitrines affriolantes en surveillant discrètement son portefeuille tant il est facile ici de claque un pognon fou dans tout un tas de boutiques... Et j’avoue, j’ai craqué ^^ (mon dieu, j’appréhende mon prochain relevé de compte… )
 
Il est 14h42 et mon train décolle de la gare Montparnasse dans un peu moins de trois heures. Je ne sais pas comment je vais mettre à profit le peu de temps qu’il me reste… peut être un petit crochet par ND avant de partir ? Je verrai bien.
 
Et demain c’est… NAWOUEL !!
Votre sapin est-il fin prêt ?
 
Un grand merci à Djay pour l'hebergement. Ton appart' est tout simplement idéalement situé... C'est formidable !
 
De très chaleureuses pensées pour Georges (je te déteeeeeeeeeeeeste !! ^^ Putain, qu'est-ce qu'on aura rigolé...),  Philippe (hé bé oui, quoi, tu parles "avé l'assan" ! Content de t'avoir enfin rencontré), Romain ( J'te charie, mais tu sais ce que je pense de toi... c'est à dire... rien ^^),  Lili & Christelle (merci pour ce merveilleux  dimanche après-midi/soir, votre accueil, votre gentillesse... J'ai été un peu déçu de ne pas trouver le fameux canapé en cuir... mais c'est très bien ainsi),  Joris & Cyril (au plaisir de vous revoir vous deux) et  Thibault (bonnes vacances à toi !).  
 
 

vendredi 19 décembre 2008

Comment chier dans les bois

Cela fait un an que Méchant Chimiste m'avait offert ce bouquin au titre somptueusement prometteur : "Comment chier dans les bois", mais que par paresse et occupations diverses j'avais abandonné à lui même sur un coin de ma table de nuit, entre deux tomes du Guide du Voyageur Intergalactique, le prix Goncourt d'il y a deux ans, acheté mais toujours pas commencé - il n'en sera que meilleur – quelques japonaiseries.
Après avoir ingéré diverses choses plus ou moins digestes, dont une profusion de Mangas à la réussite très variable, et tout récemment l'Evangile du Monstre en Spaghettis Volant qui a fait l'objet d'un billet ces dernières semaines, je me retrouvais nez à nez avec l'objet...
"Comment chier dans les bois"... J'avoue que le sous-titre m'a tout d'abord intimidé : "Pour une approche environnementale d'un art perdu". Mwé mwé mwé...
Deux hypothèses étaient envisageables. La première, pessimiste : il s'agit d'un bouquin trés écolo où on nous raconte qu'il faut pas chier n'importe où parce que ça fait mourrir les ours et les marmottes, que les citadins sont des gros nases, et que la nature nous fera tous périr... Bref, la loose, le bouquin chiant à s'arracher les yeux avec un cure-dent.
La seconde : le bouquin est en fait une vaste farce dont le contenu n'a aucun rapport avec le titre, un peu à l'image de “L'Art de péter” (à lire absolument !), que j'avais offert de mon coté à Méchant Chimiste pour je ne sais plus quelle occasion, peut-être bien pour un nawouel d'ailleurs, tandis que j'avais offert à son Ptit Créole un bonnet péruvien porte bonheur. Mais là n'est pas la question.
C'est donc pétri de doutes que, confortablement allongé dans mon lit douillet, j'ouvrais la couverture et commençais ma lecture.

Je ne vais pas faire un résumé du livre, je me contenterai de quelques commentaires qui je l'espère vous donneront envie de lire ce bouquin car, oui, j'ai aimé !
Kathleen Meyer, à qui l'on doit ce petit bijou scatologique, écrit avec une souplesse et un naturel tout à fait agréables. On a presque l'impression qu'elle est à coté de nous et nous raconte ses anecdotes : on l'entend rire, hésiter, hausser le ton, on la voit presque gesticuler pour mimer certaines situations pour le moins cocasses, on perçoit quasiment les inflexions de sa voix. D'ailleurs j'aimerai bien savoir quelle voix elle a vraiment. Je l'imagine volontiers parler rapidement, façon moulin à paroles, le timbre un peu haut placé et vaguement nasillard, mais avec détermination et une conviction qui emporte l'adhésion. Car quoique tout ceci ne soit que fantasme, le texte est toujours incisif et sans cesse en alerte. On ne s'ennuie jamais.

Quant au fond, hé bien je dirai que c'est un savant mélange des deux hypothèses émises un peu plus haut. Le discours est clairement écolo : non, faut pas chier partout dans la nature parce que ça fait des milliers de mètres cubes de merde déversés chaque année et qui mettent un temps fou à se désagréger, sans compter les risques environnementaux que cela peut représenter... Hé oui on n'y pense jamais mais qui peut aujourd'hui bouffer des fruits tropicaux en Martinique pour ensuite aller en chier les graines en Corse et favoriser la propagation d'espèces non endémiques qui pourraient constituer une menace pour l'écosystème ...? Qui à part l'homo sapien sapiens...? (non Martin, les écureils ne le peuvent pas ^^). Pire encore que des graines : s'il s'agissait d'immondes parasites ? Hein ?? Hahaaa, on fait moins les malins hein ?
Donc, une fois posée la trame générale des considération éco-protectrices, Kathleen entre dans le vif du sujet : comment chier dans les bois sans tout foutre en l'air. Car ce n'est pas donné à tout le monde... Et certaines situations défient l'imagination : savez-vous comment les alpinistes font caca ?? Hé bien oui, sachez le, ces funambules des hautes crêtes ne sont pas dispensés des préoccupations bassement matérielles de leur tube digestif : tout ce qui entre par un coté doit nécessairement ressortir par l'autre un jour ou l'autre ! Hé oui...  Il faut donc prévoir des systèmes pour éviter que les alpinistes ne se transforment en oiseaux peu avenants ! Déjà qu'une chiure de pigeon c'est cradingue, imaginez être oint un estron d'alpiniste x_x Outre les alpinistes, pensez aussi à des activités de pleine nature comme le Kayak, la rando à ski, voire les expéditions polaires... Bon, ok, c'est pas tous les quatre matins qu'on part randonner au pôle nord, mais tout de même la problématique est assez atypique pour mériter de s'y arrêter quelques instants. Et ce livre nous en donne la jouissive occasion !
Vous apprendrez aussi qu'à volume égal un caca peut avoir une densité très variable ce qui n'est pas sans poser de difficultés lorsqu'il s'agit de ne rien laisser sur place et par voie de conséquence de tout ramener avec soi (si si...) : "Regarde chérie le beau bidon de caca que je t'ai ramené !!". Vous apprendrez aussi qu'il faut être extrêmement prudent lorsque l'on s'écarte du sentier pour aller faire ses petits besoins au risque de se faire mordre les fesses par une bête sauvage ou, pire encore, de rencontrer un Chukar, oiseau décrit par les guides naturalistes comme "un oiseau difficile à pister, qui peut épuiser un chasseur (...)".  Je ne vous priverai pas du plaisir de découvrir vous même cet oiseau, sûrement un des plus bêtes de la création, sa description totalement désopilante tellement j'ai ri lors de ce passage, ainsi que mille autres choses encore, dystillées avec un joli talent tout au long dles trop courtes 140 pages de cet opuscule à vous procurer sans plus tarder. Car outre la thématique écolo, il faut avouer que la lecture de ce bouquin procure la délicieuse et régressive jouissance de parler de caca, matière taboue s’il en est, avec laquelle certains d’entre vous ont peut être joué étant tout petits… (j’attends vos témoignages ^^)

Sans vouloir paraphraser Louis-Ferdinand Céline, la merde a bel et bien de l’avenir ! A défaut d’en faire des discours, on en fait des bouquins. Un très bon bouquin en l’occurence !

mercredi 17 décembre 2008

Marre !!

Ce soir j'en ai juste marre de tout !!

marre, ras-le-bol, ras-la-cuve, plein les bottes, ras-le-cul, plein le dos, plein la casquette… 

Voilà, ça devait être dit.

C'est chose faite.

 

mardi 16 décembre 2008

Décousu

 

Etrange journée que celle qui s’achève. Menée tambour battant (quoi de plus normal me direz-vous) elle m’a donné l’occasion de discuter avec quelqu’un que je ne sais pas trop comment appeler (un ami ? une connaissance ? un copain ? un simple collègue de galère doctoriale ? Je dirai simplement quelqu’un qui ne me veut pas de mal et qui a les pieds sur terre) de notre sors commun en tant que presque futurs Docteurs. Car mine de rien, j’ai toujours une thèse de doctorat à terminer et même si je n’en souffle pas mot, ce fardeau commence à m’épuiser face à mon impuissance actuelle de mener ce projet à bien.

Je me pose beaucoup de questions ces temps-ci. Pléonasme dirons certains… et ils n’ont pas tort : le Tambour Major est génétiquement programmé pour se poser autant de questions à la seconde que le Parlement vote de Lois en une année (je limiterai mon propos à la France, ce sera déjà un bon début). Des questions sur un peu tout et notamment sur mon avenir (mon Destin ?) professionnel. D’un coté j’admire ceux qui ont le courage de leurs ambitions et qui sont capables de tout plaquer du jour au lendemain, parceque cet abandon apparent et momentané se veul le prélude à une gigantesque symphonie, celle d’une vie toute entière, et que dire merde un beau jour à leur petit train train ne leur fait pas peur. Mais d’un autre coté je suis frileux au changement. C’est peut être congénital à tous les Français ça : “Hé bé oui… c’est comme ça… on n’y peut rien…” et patati et patata… alors qu’en réalité, si, on y peut quelque chose, il suffit juste de prendre son courrage à deux mains pour rompre ce fatalisme enkylosant et stérile qui nous condamne à regarder, amer, ceux qui ont eu le courage de leurs ambitions et vivent leur vie sans se soucier des idées reçues et des chemins tout tracés, alors que le meilleur chemin que l’on puisse suivre, c’est le notre !

J’ai déjà dans  ma vie pris des décisions qui n’étaient pas toujours faciles et qui n’engagent pas sans blessures. Ceux qui me lisent régulièrement savent de quoi je parle. Je n’aime pas trop les cases toutes faites ; mon coté parfois fantasque totalement assumé en est la preuve. En outre, je sens monter en moi depuis quelques temps déjà un besoin de m’épanouir hors des sentiers battus, comme une sensation d’étouffement, de sclérose.

Cette conversation que j’ai eue en début de soirée a fait écho en moi… Pour une fois j’ai entendu quelqu’un abonder dans un sens que je sais être irrémédiable si je veux mener certaines choses à bien, mais qui suppose des choix drastiques qui ne plairont pas à tout le monde, je le sais d’avance. Je risque de passer un pour traitre, de briser la confiance que certaines personnes ont pu mettre en moi, mais au fond nul n’est irremplaçable et mon traitement actuel n’est pas le plus enviable du monde, il s’en faut de beaucoup.

Tel une chrysalide, le Tambour Major n’aspire qu’à une seule chose : prendre son envol. Et il est en train de décider de s’en donner les moyens. Finir ma thèse est une priorité absolue. J’ai trop trimé pour tout lâcher maintenant. J’attends trop de choses de ce diplôme (le plus haut diplôme universitaire) pour m’arrêter si près du but. Il s’agit donc tout simplement de me donner les moyens – matériels – d’y parvenir avant 2 courtes années, délai au delà duquel l’Université ne soutiendra plus mes travaux.

Bien peu savent ce que signifie réellement rédiger une thèse de doctorat. Il faut y être passé personnellement, avoir enduré ces heures où il ne se passe rien parceque les mots ne viennent pas, que les idées ne sont pas claires ; ces instants de désespoir profond durant lesquels le desespoir nous submerge parceque tout ce que l’on a déjà écrit nous semble si merdique ; ces heures perdues à affiner un plan imprécis ou imparfait, ces journées, ces semaines de solitudes où personne n’est d’aucune aide parceque au fond on est seul avec soi même, face à son sujet… Et ce ne sont pas quelques maigres heures par-ci par-là qui suffisent… il en faut plus, non,  beaucoup plus… Il ne s’agit pas que de taper à la machine… ce serait trop simple.

Vous excuserez le caractère un peu décousu de ce billet, son obscurité aussi certainement. Parfois j’envie ces blogs hyper construits où chaque billet est un petit bijou qui cadre avec tout le reste, parce que tout raisonne autour d’une belle thématique. Rien de tout cela ici : c’est un peu un vaste bordel que j’essaie d’organiser, et au milieu duquel j’effectue une auto-psychothérapie…

 

“Declare independence
Don’t let them do that to you
Declare independence
Don’t let them do that to you”