Affichage des articles dont le libellé est Tambour Major en vadrouille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tambour Major en vadrouille. Afficher tous les articles

mercredi 28 janvier 2009

Tambour Major chez les Chtis

 
Ce week-end j'étais parti faire un tour au pays des Chtis.
- Encore ?? S'exclameront certains, étonnés de me voir me trimballer régulièrement d'un bout à l'autre de l'hexagone.
- Lille ?? Mais quelle idée !! Se gausseront d'autres un tantinet plus taquins, tant il peut paraître saugrenu qu'un Toulousain abandonne le pays du soleil pour aller passer un week-end dans le grand Nord.
Pour couper immédiatement court aux moqueries et satisfaire vos interrogations et jacassement de volières, j'admets que si l'invitation ne m'avait pas êté lancée par le Big Boss lui même, jamais - ou très difficilement -  aurais-je eu l'idée moi même de m'exiler au pays des Chtis. Car oui, le week-end était d'abord dédié au travail. Nous verrons plus tard ce qu'il en fut réellement...
Aller à Lille depuis Toulouse relève normalement de la formalité la plus élémentaire depuis que le laborieux canasson a été remplacé par une ligne aérienne directe quotidienne reliant les deux villes situées à peu près aux antipodes de notre belle France : il suffit de s'envoyer en l'air à peine plus d'une heure trente pour se retrouver d'une ville à l'autre. Je dis bien "normalement"... Car NON, mon voyage ne s'est pas déroulé dans des circonstances tout à fait normales. Il a réussi l'exploit d'éluder toutes les phases normales du genre, de sorte que mon départ pour Lille prit des contours d'une épouvantable épopée.
Tout a commencé dès mon arrivée à l'aéroport de Toulouse. Le vol étant prévu pour 9h, je me pointai logiquement une courte heure avant, histoire de pouvoir parer à d'éventuels impondérables dont la particularité première est l'imprévisibilité, ça va de soi. Après avoir trouvé le check-point, je me présente au guichet et annonce à l'hôtesse que je viens pour le vol à destination de Lille. Elle me répondit par une moue embarrassée " Heeeeu, oui, bon... mais le vol est suspendu monsieur !" Petite sueur froide qui parcourt l'épine dorsale, ce n'est qu'un contre-temps, tout va rentrer dans l'ordre... Je m'enquerrai alors des vicissitudes occasionnant cette fortuite suspension du vol et évoquai la tempête sévissant en ces instants sur les cotes du Nord de la France. "Ho non pas du tout" me répondit-elle "il y a une fuite sur le réservoir, et nos techniciens sont en train de voir s'ils peuvent réparer. Revenez dans 30 minutes nous en saurons davantage"... Oui oui, c'est cela, réparez... j'ai pas envie de finir en barbecue à 10.000 pieds !! Après avoir tout de même enregistré mon bagage - que je ne devais pas revoir avant longtemps, ce que j'ignorais alors - et m'avoir gracieusement offert en guise d'indemnité un bon pour un petit déjeuner au restaurant de l'aéroport, me voici à attendre sagement que le temps passe, espérant toujours - naïvement -  être Lillois sur le coup de 11h du matin.
Le moment convenu, je me repointe au check-point. Une petite foule est massée qui pousse régulièrement des exclamations de mécontentement de fort mauvaise augure... ça sent le roussi... M'approchant de la cohorte, j'apprends que le vol est simplement annulé et que le prochain décollage en partance pour Lille est l'après midi à 15h45, ce qui fait une arrivée à 17h20, chose impossible pour moi étant attendu dans la matinée et en toute hypothèse pour 17H ultime délais...

- " Bon, sinon on a un vol qui passe par Lyon et qui arrive à 17h30 "
- ……………………………………… [silence du Tambour Major désabusé]

- Ou un autre qui passe par Clermont et qui arrive à 17h45

- ………………………………………" [silence du Tambour Major sur le point de se suicider]

Leur expliquant pour la seconde fois que je DEVAIS être à Lille pour 16 heures maximum, une belle et grande hôtesse comme on en voit dans les magazines, munie d'un talkie-walkie s'approche de moi et suggère une alternative qui me permettrait de joindre Lille dans les temps : un vol pour...Strasbourg... Oui, c'est étonnant, totalement irrationnel, il faut avoir fait bac+12 en logistique pour comprendre ce genre de chose, mais je vous assure qu'on me l'a proposé. Et comble du pire : j'ai accepté !! N'ayant pas trop le choix, me voici quelques heures plus tard dans un coucou bi-réacteur tellement petit qu'il m'était impossible d'y tenir debout sans me recroqueviller, à destination du pays du gewurstraminer, et d'autres souvenirs que ma mémoire n'a pas encore effacés.
14h30 nous voici arrivés à Strasbourg ! On me fait descendre en priorité pour ne pas rallonger immodérément la correspondance, accueil VIP en véhicule de service au pied de l'avion, direction l'aéroport pour passer une fois encore les contrôles d'usage pour le cas où j'aurais fabriqué une bombe durant le précédent vol, on n'est jamais trop prudent ! Et au bout de quelques courtes minutes d'attente, la petite vingtaine de passager que nous sommes embarque dans le même avion que celui que je venais de quitter demi heure auparavant. La bureaucratie ne connaît aucune limite !
45 minutes de vol plus tard, et après avoir enduré les soubresauts d'un avion soumis à harassantes plaisanteries atmosphériques sources de quelques "turbulences" nauséeuses, nous nous posons au pays de la carbonnade flamande, de la bière et du Quinquin. J'alerte le Big Boss de mon arrivée imminente et que je saute dans un taxi dès après avoir récupéré ma valise, ce que je prenais alors pour une simple formalité...

L'aéroport de Lille est minuscule et possède un unique tapis roulant vomissant les bagages fraîchement extirpé des soutes vrombissantesloose mon histoire !!), a téléphoné à mon hôtel pour les prévenir qu'un bagage allait être livré pour moi et de le mettre de coté en attendant mon arrivée dans la nuit. Ce gentil monsieur - un ange ? - est même allé jusqu'à m'accompagner aux taxis qui, de leur pied de plomb, m'ont conduit jusqu'aux portes d'une Insigne Institution Lilloise où une bande de joyeux drilles m'attendait de pied ferme pour festoyer.
16h40, me voici ENFIN arrivé, fourbu, mal au crâne mais soulagé d'être parvenu à bon port, malgré les six heures de retard sur le planning. Je m'en fous, je restais pour le week-end et le meilleur était à venir...
La soirée commence par une pétillante cérémonie de remise de diplôme à des étudiants de Master, suivie d'un cocktail de fort bon aloi : un petit four par ci, quelques délicieuses brochettes salées savamment composées par là, quelques coupes de champagne de premier choix, un serrage de main à droite, une bise à gauche, quelques éclats de rire et une bonne vanne plus tard, il est 22heures lorsque la frétillante équipe locale décide d'un after dans une pizzeria dont ils écument rapidement le menu, et non sans raison : je me suis régalé. 2 heures du matin : me voici enfin à l'hôtel, complètement pété (n'ayons pas peur des mots). Bonne nouvelle : mon bagage est bien là sagement à m'attendre. Tout est bien qui finit bien !
Samedi j'avais rendez-vous avec Kiwi (aka Sylvie) et Minimouton (aka Domêthilde) pour une petite escapade dans les rues de Lille. Nous nous connaissons depuis un ptit bout de temps via le net, mais c'est en réalité notre première rencontre In Real Life. Comme j'ai un peu d'avance et que je n'ai pas pris de petit déjeuner (il est tout de même 14h30) je me réfugie dans une brasserie donnant sur la Grande Place afin d'y déguster un met local tout à fait Tambour Majoresque : la Carbonnade Flamande, plat en sauce mijoté à la bière, relevé de pain d'épice tartiné de moutarde et saupoudré de vergeoise, servi comme il se doit avec un plat de frittes. Je décidais d'accommoder le tout d'une grande pinte de bière locale, ambrée et amère à souhait, costaude et couillue comme il se doit : un régal ! Demi heure plus tard et l'estomac bien calé, je rejoins le filles qui m'attendent sur la place.  Papotage, Mc Do-tage le temps d'un hamburger pour elles et d'un café pour moi (faut bien dissoudre la carbonade !), puis nous partons à l'assaut des superbes rues du vieux Lille, mélange de bâtiments hétéroclites bariolés, où le XX° siècle côtoie le XVII° comme si de rien n'était. Mes guides me font découvrir des boutiques typiquement Chti (pfffff c'te blague ^^') avant de rejoindre l'appart de Domê vers 20h, lieu de perdition Lillois où ne tarderont pas de nous rejoindre le glamourissime Choupinet (Aka Martin), de l'ébouriffante Reine Célio (aka Cyril) et le tout sage Rominou (aka Romain) pour une soirée croc'monsieur des plus sympathique, arrosée de diverses choses pas bonnes du tout pour ma cyrrhose. Pouf pouf... Nous avons beaucoup rigolé, fait les cons au delà du raisonnable, papoté abondamment, Choupinet nous a parlé de  Fiorella, l’amour de sa vie même s’il ne le sait pas encore - un mélange de Armande Altaï et de Cruella.- je joke bien sûr ^^. Un super moment avec des gens hyper sympas, le genre de soirée plus ou moins improvisée où chacun arrive avec ce qu’il est, et dont le mélange du tout donne un fumet tout à fait réussit. Merci à vous !! Sylvie & Domê c’est quand vous voulez que vous venez à Toulouse !
Le lendemain dimanche, c'est The Mister (alias Julien) qui doit me rejoindre en ville. Vous l'aurez peut être compris : mon passage Lillois est l'occasion de rencontrer pas mal de personnes que je connais par le seul biais un peu froid du net et d'un forum sur lequel j'erre régulièrement ; le travail n'était qu'un fort beau prétexte... Ayant un peu de temps devant moi je décide de faire un petit tour au hasard et me retrouve nez à nez avec un immense marché en plein air comme on en connait ici dans le Sud Ouest, atmosphère tout à fait familière dans laquelle je me sens parfaitement à mon aise, à flâner d’un étal à l’autre, le nez au vent.
Il est 13h30 lorsque, réfugié dans ma chambre pour retrouver un peu de chaleur, Julien me signifie son arrivée. Alors, The Mister, comment dire...? C'est une tornade de bonne humeur qui dériderait un régiment de comptables dépressifs sous tranxsène ! C'est également un mec super louche qui prétend être portugais et qui parle à des gens dans une boite... si si, je vous assure... Bref, une très belle rencontre qui n'a que confirmé tout le bien que je pensais déjà de lui. Très bonne après midi en sa compagnie, à déambuler tout autour de la Citadelle léguée par Vauban puis à papoter autour d’un chocolat Viennois. Le moment venu de se dire au-revoir arrive avec une vitesse prodigieuse et c'est le coeur plein de nostalgie – et l’estomac copieusement lesté d’un Welsh arrosé de fleur de bière - que je réalisais que le week-end touchait déjà à sa fin et que je devais le lendemain reprendre le chemin des réalités de ma vie de prof multifonction d'une Vénérable Institution Toulousaine. Petit pincement, je l’avoue, mais la tête pleine d’images, de souvenirs, et le coeur rempli d’amitié.
Lundi matin, avant de partir, je fais halte aux bureaux pour voir certains dessous administratifs et logistiques pour lesquels j'étais sensé être venu. J'éprouvais tout de même un léger sentiment de malaise face à l'enthousiasme de l'équipe locale qui m'a quasiment adopté, alors que j'ai pris la ferme décision de tout plaquer à la fin de l'année universitaire. La déception risque d'être immense... Mais c'est ainsi !
11 heures, le chauffeur personnel du Over-Big Boss m'attend et me mène tout droit à l'aéroport. Retour sans saveur ni épisode épique : pas de vol annulé, pas d'avion en panne, pas perturbations atmosphériques, pas de bagage perdu... Bref, un vol tout à fait ordinaire pour un mec (presque) quelconque.

mardi 23 décembre 2008

The end

 
Hé bé voilà, mon séjour à Paris s'achève déjà alors que je commençais seulement à prendre mes marques dans cette ville bien grande pour un provincial.
Je n'ai pas vu le temps passer ! J'ai l'impression d'être arrivé hier seulement et j'ai à peine fait la moitié de tout ce que j'avais prévu... C'est qu'il y a tant à faire en si peu de temps... et qu'il faut compter sur un paramètre assez particulier pour un Toulousain : la distance !! A Toulouse, aller du point A au point B est un jeu d'enfant... on y va, à pied, à vélo, à métro... c'est l'histoire de quelques minutes. A Paris, je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'aller du point A au point B suppose de passer par les point A1, A2, A3, A4.... A19... A672... avant d'arriver au point...C, qui se situe à seulement 15 minutes de marche du point B1, lui même à une station de bus de votre destination finale. Bref, il est très facile de passer une demi heure enfermé dans un métro, à quoi il  faut ajouter 15 minutes de marche. Un simple rendez-vous pour boire un café avec des amis peut rapidement prendre les proportions d'une expédition ! Et comme la raison première de mon séjour était de voir des amis ou de faire leur rencontre in situ (alors que nous nous connaissons virtuellement depuis de longs mois) j'ai été contraint - sans aucun regret - de revoir mes prétentions à la baisse. La vie est une question de priorité parait-il.
J'ai donc passé de formidables instants en compagnie de gens que j'apprécie vraiment énormément, je le savais déjà pour certains d'entre eux, j'en ai acquis la certitude pour d'autres. Bavarder de tout, de rien, rigoler (beaucoup), passer du temps et oublier tout le reste, le plaisir simple d'être tous ensemble comme s'il en avait toujours été ainsi et savoir que tout continue même à distance, déambuler dans les rues de Paris où une marée humaine dégouline sous les lumières de la ville, cette ambiance si particulière qui imprègne les jours précédant nawouel et n'avoir rien d'autre à faire que de penser à soi, errer au gré des vitrines affriolantes en surveillant discrètement son portefeuille tant il est facile ici de claque un pognon fou dans tout un tas de boutiques... Et j’avoue, j’ai craqué ^^ (mon dieu, j’appréhende mon prochain relevé de compte… )
 
Il est 14h42 et mon train décolle de la gare Montparnasse dans un peu moins de trois heures. Je ne sais pas comment je vais mettre à profit le peu de temps qu’il me reste… peut être un petit crochet par ND avant de partir ? Je verrai bien.
 
Et demain c’est… NAWOUEL !!
Votre sapin est-il fin prêt ?
 
Un grand merci à Djay pour l'hebergement. Ton appart' est tout simplement idéalement situé... C'est formidable !
 
De très chaleureuses pensées pour Georges (je te déteeeeeeeeeeeeste !! ^^ Putain, qu'est-ce qu'on aura rigolé...),  Philippe (hé bé oui, quoi, tu parles "avé l'assan" ! Content de t'avoir enfin rencontré), Romain ( J'te charie, mais tu sais ce que je pense de toi... c'est à dire... rien ^^),  Lili & Christelle (merci pour ce merveilleux  dimanche après-midi/soir, votre accueil, votre gentillesse... J'ai été un peu déçu de ne pas trouver le fameux canapé en cuir... mais c'est très bien ainsi),  Joris & Cyril (au plaisir de vous revoir vous deux) et  Thibault (bonnes vacances à toi !).  
 
 

samedi 19 avril 2008

Heureux qui comme Ulysse...

Tadaaaaam ! Me revoilou !

Je vous ai manqué ?

(béh... dites oui, au moins pour me faire plaisir....)

 

Ouhaaaaaaaa....! Alors par où commencer ?

Je n'ai pas la force de me lancer dans un récit exhaustif de mon périmple mexicain tant il fut riche en événements, en recontres, en fous-rires, en alcool aussi (non, non, pas une goute de tequila ! Plutôt de la vodka et du whisky),  en joies, en instants inoubliables, bref un voyage haut en couleurs qui ne donne qu'une envie : repartir au plus vite vers ce pays gigantesque doté d'un passé d'une rare richesse.

 

Pour tenter de brosser à très grands traits ces quelques 15 jours sous les tropiques, nous partîmes le 2 avril au petit matin après une trop courte nuit de sommeil. Au passage nous embarquons Elisabeth qui est sur le même vol que nous et qui se rend aux mêmes festivités. Le monde est petit.

Quelques 23h heures de vol et de transit plus tard, notre avion se pose sur une piste bordée de cocotiers derrières la cime desquel le soleil étendait son manteau de pourpre parmi les vagues de l'océan pacifique. Un chauffeur nous attends et à bord d'une voiture blindée (oué, il fallait au moins ça !) nous gagnons notre hotel à Acapulco. Le lendemain débutait le 5° Festival Français dans un des plus beaux palaces que compte Acapulco. Vous avez sûrement déjà vu à la télévision ces fêtes hors norme où tout le gratin mondain danse autour d'une gigantesque piscine sur les rythmes dystillés savamment par un des DJ's les plus en vue du moment ? De ces fêtes orgiaques qui frisent l'indéscence...? Ben, ça a été ça pendant 3 jours... Entrecoupés par une après midi de relaxation intense dans un petit coin de paradis bercés pas des hamacs enivrants sur une plage de sable blanc et une autre dans un endroit de rêve où, semble-t-il, Gloria Gaynor et Sylvester Stallone ont leurs habitudes.

Notre passage à Acapulco s'est achevé lundi, jour où nous prîmes la direcion de Guanajuato, magnifique ville coloniale située à quelques 10h de bus de là, au Nord de Mexico. Après avoir subi les aleas d'un passage à l'heure d'été mal négocié qui nous  fît rater notre bus ( et le dernier de la journée par dessus le marché !) nous voici à Guanajuato. Un seul mot pour résumer ce coin splendide : COULEURS ! Notre séjour à Guanajuato durra 2 jours, juste le temps de faire un tour au musée des momies (les Mexicains ont une relation à la mort toute particulière...), et de visiter la ville, classé tout de même au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Quatre heures de bus suffiront à nous mener à San Miguel De Allende, ville un brin moins charmante que Guanajuato, mais dans laquelle les échopes d'artisanat sont légion.

Vendredi, direction Mexico où nous attendent Karim et Jean-Christophe, les amis de Laurent. Nous y retrouvâmes Elisabeth et une partie du petit monde d'Acapulco pour des soirées mémorables.

Samedi soir, outre une bonne cuite, passage à une soirée mondaine où se cotoyaient attachés d'embassades et dimplomates de tout poils, organisée au sommet d'un immeuble par le groupe HSBC. Aux platines, rien de moins que le bassiste de Manu Tchao. Normal quoi. Le lendemain fut une des journées les plus difficiles de ce voyage...

Dimanche, visite du Teotihuacan et de ses pyramides puis soirée sushis tranquillou chez Karim et J.C.

Lundi : c'est déjà l'heure du départ ! Notre avion ne partant que le soir, nous avons encore le temps de faire un tour au Socalo, le centre hystorique de Mexico où nous effectuons quelques achats.

17h, nous rejoignons l'aéroport pour 20h de trajet.

 

Pour compenser la maigreur de ce récit, je mets quelques photos (j'en ai environs un millier !!) que vous pourrez commenter à loisir.

mercredi 2 avril 2008

Je me casse !!

 

Ca y est !!

 

Le moment est venu de faire ma valise et de tirer ma révérence pour quelques jours de repos - amplement mérités.

 

Désormais, j'ai le césame magique entre les mains, la preuve en image :

 


Alors il ne me reste qu'une chose à vous dire :

A bientôt !                         A presto !                                 See you later !

tak zatiaľ !                   bis bald !              

до скорого!                     τα λέμε σύντομα

إلى اللقاء القريب

¡hasta prontito!

na brzkou shledanou                                        

                                                         görüşmek üzere!

 

 

lundi 31 mars 2008

Dénouement


Bien chers lecteurs et amis qui me faites l'honneur de lire ce ramassis de billevesées oisives et  vaseuses,

 

l'heure est grave...

 

car j'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer.

 

Oui, je sens déjà monter en vous les larmes chaudes d'une émotion troublante qui envahit vos  sens, une de celles que l'on ressent à la perte d'un parent proche ou de son meilleur ami, une  de celles qui vous fait chavirer pendant quelques instants vers des horizons abrupts où les lois  de la rationalité n'ont plus guère cours, de celles qui manquent de peu à vous faire irrémédiablement basculer dans la plus noire des folies et en ont poussé plus d'un à s'arracher les yeux, à se bouffer la jambe, voire pire... écouter l'intégrale de Francis Lalanne.

 

Mais non,  non, NON, toi, lectorat adoré, garde ta dignité et ton calme, je t'en conjure...

 

Pour ménager davantage le suspens, accordez moi le temps de vous narrer plus en détails ce qu'il m'est arrivé ces derniers temps.

 

Tout remonte à septembre dernier. Des amis communs, une sortie en boite au bout de la nuit, des présentations avec un certain Laurent, une amitié naissante qui allait peu à peu grandir même si à l'époque je n'en savais rien, des "au revoir", "avec plaisir", "à bientôt", "on s'appelle"... 

Quelques semaines plus tard Une rupture douloureuse qui me fait recroiser son chemin par le besoin d'exorciser ma douleur. Puis une nouvelle soirée qui sera suivie de beaucoup d'autres, des discussions... une proposition de vacances communes, j'ai dit oui sur-le-champ.

Bref, depuis début janvier j'ai en ma possession un billet aller-retour pour le Mexique et assister en VIP au Festival Français d'Acapulco qui a lieu cette semaine. Pourquoi VIP ? Tout simplement parce que Laurent, avec qui je suis censé m'exiler, est ni plus ni moins qu'un ami des directeurs dudit Festival et que nous logeons chez eux...

 

Qui dit voyage à l'autre bout du monde dit nécessairement...

 

Passeport.

 

Voici presque une semaine, je me suis inquiété de mon passeport.

 

Celui-ci avait ses habitudes (me semble-t-il) sur une des étagères de ma bibliothèque, entre un vieil appareil photo et des chéquiers usagés.

Mercredi dernier donc, avant de partir au boulot, je regarde furtivement sur l'étagère afin de m'assurer qu'il est bien toujours là à m'attendre sagement. Ô stupeur... l'étagère comporte bien tout le petit bordel habituel, mais rien qui ressemble de près ou de loin à un passeport en cours de validité. Un coup d'œil rapide sur mon bureau très très bien rangé laissé à l'abandon, je remue un livre ou deux, regarde sous quelques piles de documents... rien. Etant donné que je suis déjà en retard, je remets mes investigations à plus tard et prend le chemin du bureau, prenant soin au passage d'alerter mes parents et de leur demander de regarder chez eux également. "Le premier qui le trouve prévient l'autre" me dit ma mère.


De retour le soir, après plusieurs heures à avoir méticuleusement inspecté chaque cm² de mon  bureau, vidé chaque étagère une à une, bouquin après bouquin, l'angoisse monte d'un cran : RIEN ! Chez mes parents, la chasse n'a pas été meilleure... et ma mère(jeminquiètedoncjesuis.com) commence à se faire un sang d'encre.

Pour me moquer et décompresser un tout petit peu, j'appelle Laurent et lui lance :

"Salut, j'ai une bonne nouvelle : je trouve plus mon passeport !".

Après quelques secondes de silence étourdi il me répond :

 "Bien !"... visiblement déstabilisé par l'info.

 

Le lendemain, jeudi, je demande à Christophe - qui, outre la profonde amitié que je lui voue ainsi qu'à son amie Madeline, a le bon goût de pratiquer entre autres exoticités, l'art de la radiesthésie à ses heures - de me donner un coup de main avec son pendule... sans succès.

Selon lui :

1/ Le passeport n'est pas dans l'appartement

2/ il n'est pas perdu mais égaré

3/ on peut le retrouver.

Moué... rassurant mais pas satisfaisant. Quand je vous parlais de moyens d'investigation de haute technicité, je ne vous mentais pas !!

 

De son coté, ma mère - transformée pour le coup en enquêteur hyper spécialisé que même chez NCIS ils n'en ont pas - passait la maison et ma chambre au microscope à balayage électronique, infrarouges, détecteurs de rayons gamma, spectrométrie artificielle, bref tout ce qui peut débusquer un passeport dans un rayon de 25 Km à la ronde avec une précision d'un quart de nanomètre. Bredouille. Ayant un peu voyagé par-ci par-là en début d'année, je prends même le soin de recontacter les divers hôtels dans lesquels j'ai séjourné, okazou ... Ils ne m'apporteront aucune réponse.

 

Nous sommes jeudi 27 mars, il est 17h45... je suis supposé décoller mercredi 2 avril à 7h du matin pour le Mexique et je n'ai pas de passeport.

L'angoisse totale.


Ayant prévenu les secrétaires de l'ICT le matin, Valérie m'appelle et je lui raconte mes déboires. Elle me dit qu'il existe une procédure particulière pour obtenir un passeport dit "de secours". Aussitôt dit, me voici sur le Net : effectivement cette procédure existe. Elle nécessite d'effectuer une déclaration de perte ou de vol de passeport puis de faire une demande spéciale à la Préfecture qui me délivre le sésame sous 48h.

Il est 18h15, je file au Commissariat de l'Embouchure, situé à 2 pas de chez moi, m'attendant à y passer une bonne partie de ma soirée. De toute façon, je n'avais pas le choix.

Chance ! 20 minutes plus tard c'est à mon tour.

La fliquette qui me reçoit me demande de quoi il  s'agit et je lui expose ma situation : j'ai perdu mon passeport et dois être à Acapulco dans 5 jours. Elle écarquille des yeux, au bord de l'évanouissement visiblement émue par le tragique de la situation, relégant les femmes battues au rang des vulgaire tapages nocturnes. Je m'entends néanmoins répondre "Ha oui, mais nous on prend pas les déclarations de perte, on ne prend que les déclarations de vol... il vous faut aller à la Mairie pour ça".

 

Je m'y attendais... Cette phrase terrible qui annonce bien des difficultés insurmontables : "Nan c'est pas moi, c'est l'autre..." Evidemment, à presque 19h les mairies sont fermées depuis longtemps... Sachant néanmoins que la réalisation d'un nouveau  passeport - fut il de secours - nécessitait un certain nombre de documents dont des photos d'identité, je me rendais au photomaton le plus proche pour me faire tirer le portrait.

 

De retour à la maison, je répertoriais tous les papiers nécessaires, le rangeais soigneusement  dans une pochette, me préparant à la folle journée qu'allait être mon vendredi. Au programme : aller à la Fac faire mes photocopies et imprimer mes billets d'avions à titre de justificatif de l'urgence, aller à la mairie pour procéder à la déclaration de perte et obtenir une copie intégrale de mon acte de naissance, acheter un timbre fiscal à 30 €, puis me rendre à la préfecture avant que le guichet ne ferme (13h) pour constituer mon dossier. Après avoir souhaité une bonne nuit à mes contacts MSN, je me couchais pétri d'inquiétude.


Vendredi matin 6h, réveil ! J'engloutis un petit-déjeûner, embarque ma paperasse et fonce à la Fac.

 

7h57 : Arrivé sur place, je me rends compte que j'ai bien entendu pris le mauvais trousseau de clés... retour à la case départ, rentre à la maison. 

 

20 minutes plus tard, le photocopieur photocopie et l'imprimante imprime à tout-va.

 

8h30 : je suis à la mairie. Ma mission : obtenir une copie intégrale de mon acte de naissance  (heureusement que je suis né à Toulouse !!) et procéder à ma déclaration de perte. Si l'obtention de la copie intégrale n'a soulevé aucune difficulté, la déclaration de perte fut une 
autre paire de manches.


"Ha mais non hein... Nous on peut pas vous la faire votre déclaration de perte... Il vous faut  aller au Commissariat.

- Mais j'en viens du Commissariat ! Ils m'ont soutenu que c'est à la mairie de le faire...

- Haaaa méééé noon hein... nous on n'a pas le droit de le faire, je suis désolée."

Vous avez déjà vu les 12 travaux d'Astérix ? Oui ? Ben moi je l'ai même vécu. Sur le coup j'ai cru revivre certains passages Kafkayens du "Château"... Bon, allez, je prends ma copie d'acte de naissance et file tout droit au Commissariat le plus proche qui, par un heureux hasard, se trouve exactement sur le trajet me conduisant à la Préfecture.

 

Il est 8h50... 


"Ha mais non hein... Nous on peut pas vous la faire votre déclaration de perte... Il vous faut aller à la Mairie !

- Mais j'en viens de la Mairie ! Ils m'ont soutenu que c'est au Commissariat de le faire...

- Haaaa méééé noon hein... nous on n'a pas le droit de le faire, je suis désolé " me répond un  gentil jeune homme en uniforme (toute ressemblance avec un dialogue ayant déjà été relaté dans ces lignes ne serait pas fortuite).

J'ai l'impression d'être pris d'étourdissements... S'ils s'y mettent tous, jamais je l'aurai ma déclaration de perte ! Bouhouhouhou....

Je pleure un peu de ma voix la plus mielleuse, minaude ce qu'il faut et au bout de quelques minutes, il craque...

"Bon, je vais vous le faire, mais c'est pas à nous normalement de faire ce genre de chose"  grommelle-t-il l'air faussement bougon (pour faire plus vrai je pense), me tendant un formulaire jaune portant la mention suivante en haut : "Perte - Vol"...

Bref, qu'il s'agisse d'une perte ou d'un vol, vous l'aurez compris, c'est EXACTEMENT le même formulaire !! Alors pourquoi ils nous font chier bordel ?!

Je remplis consciencieusement le document que mon interlocuteur tamponne avec application.

J'en repasse une couche :

"Merci beaucoup, vous êtes bien aimable... blablablabla..." mais j'étais tellement content que je lui aurais presque fait des bisous ^^.

 

9h12 !! Il me reste encore à me procurer un timbre fiscal à 30€ puis à affronter la Préfecture

 

9h18, j'ai enfin trouvé un Tabac qui vend des timbres fiscaux.

 

9h27 j'entre dans la Préfecture. Et là... du monde du monde du monde... des centaines de personnes qui attendent et une file interminable pour l'accueil. Je m'en sortirai jamais ! La machine adminstrative infernale à assomer les gens est en pleine action : de sa lenteur hypnotique elle broie les esprits comme la meule broie le grain.

Soyons malins : lisons les panneaux ! Et hop, direction le 1 étage 1/2... (si si... je n'invente rien).

 

9h30 : je suis au service des passeports. Devant moi un monsieur fait une demande. La dame du guichet lui explique plusieurs choses auxquelles je ne comprends rien, mais prêtant l'oreille je l'entends dire "Les passeports d'urgence ? Non, c'est uniquement pour les personnes qui partent sous 48h... vous, vous partez dans 3 semaines, on va faire un passeport normal". Et là intérieurement je pousse un énorme

 

YEEEEEEESSSSSSSSSSSSS !!

 

Soulagé : je suis bien dans l'hypothèse  prévue !!

 

oui ouiii ouiiiii ouiiiiiii ouiiiiiiiiiiiiii !!!!!

 

(jubilation parocistique proche de l'orgasme)

 

Mon tour arrive. J'expose mon cas, lui donne tous mes papiers, remplis le formulaire et le lui  remets.

"Parfait, tout est en ordre" répond-elle. "La commission se réunit cet après midi, et si elle valide votre dossier, vous aurez votre passeport lundi matin. Appelez ce numéro avant pour savoir ce qu'il en est".

 

Je lui demande :


- Et vous pensez que j'ai une chance de l'obtenir ?

- Ca je ne sais pas monsieur.

- Mais objectivement, les chances pour que j'obtienne mon passeport...?

- Je ne sais pas monsieur. Tout va dépendre de ce que décide la Commission"

- ...

Comme elle a vraiment été très gentille et on ne peut plus agréable, je ne lui en veux pas pour cette non-réponse et m'en vais dignement en la remerciant.

 

Nous sommes vendredi 28 avril, il est 10h10 et je n'ai toujours pas de passeport...

 

Mais j'ai réussi à boucler en quelques heures seulement - au pas de charge - ce qui aurait du me prendre une matinée entière. Je suis épuisé, d'autant que mes nuits sont très courtes en ce moment. Aussitôt j'appelle notamment Laurent et mes parents pour les prévenir de mes démarches. Sauf que... tout était suspendu à la décision d'une obscure Commission.

 

Ce matin, lundi 31 Mars 2007, il est 9h.

J'embarque pour le Mexique dans moins de 48 heures

et je ne sais toujours pas si je peux partir.

 

Je me décide à appeler le numéro magique du service Passeports de la Préfecture.


9h10 : occupé
9h12 : occupé
9h17 : occupé
9h19 : occupé
9h21 : occupé
9H23 : occupé
9h27 : Service des Passeports bonjour ?

 

C'est à ce moment précis que le drame s'est noué...
Partira ?

Partira pas ...?

 

- Oui bonjour, je vous appelle pour mon passeport, j'ai fait une demande d'urgence vendredi.
- Attendez je regarde...

Suspendu à mon téléphone, j'espérais que la réponse fut celle à laquelle je m'attendais.

 Et c'est là que l'annonce fut terrible :

-Oui c'est bon vous l'avez."


J'eus soudain l'impression que les lois de la gravité n'avaient plus cours. Aussitôt je prévenais Laurent, mes parents et un ami de cette nouvelle qui signifie une chose désormais certaine :

 

JE PARS AU MEXIQUE !!
Yoooooooooooooooouuuuuuhooooooou !

 

La mauvaise nouvelle, puisqu'il y en a une, c'est que pendant 15 jours, vous serez privés de nouveau billet d'humeur de votre Tambour Major préféré. 15 Jours qui vous sembleront les plus ternes de votre existence. Certains d'entre vous se poseront des questions existentielles, oubliant leur tristesse dans l'alcool ou la drogue...

 

Mais je vous en conjure, soyez forts !

 

Je reviendrai !

 

 Plus Tambour-Majoresque que jamais !

 

Allez, plus qu'une journée à tenir !

Youtoutou... toutoutoulou...

 

vendredi 14 décembre 2007

Bordeaux m'a tuer..........

 

Je suis vivant !!

Si ...

 

Je sais que certains d'entre vous se sont émus de mon sort et m'ont envoyé des semis-remorques de chrysantèmes en prévision d'obsèques prochaines - je tiens en les en remercier  - et attendaient avec une impatience à peine contenue le billet de ce jour qui attesterait de ce que ne suis pas tout à fait moribond. J'espère que la lecture de ces lignes fera aussitôt cesser les cascades de larmes qui ruissèlent sur leurs jours creusées de sillons d'inquiétude toute naturelle et ravivera en eux la flamme de l'espérance en des jours meilleurs où ils toucheront enfin du doigt celui qui, des dix siens, transforme - Ô miracle - leur morne quotidien en une oeuvre d'art absolue.

 

Pour les retardataires qui n'auraient pas lu mon billet d'hier, je devais ce jour me rendre à Bordeaux en compagnie de 3 autres personnes de l'ICT pour une opération de prosélitisme estudiantin en prévision de la rentrée prochaine lors du salon Studyrama.

Hier soir, couchage finalement tardif quoique normal pour moi, soit 1heure du matin. Nuit calme mais courte puisque mon grand ami le radio-réveil m'a violemment extripé des bras de Morphée, dans l'étreinte desquels qui je me trouvais pourtant si bien, sur le coup de 4H50, soit exactement 3heures et 50 minutes plus tard. Effectivement, c'est peu.

Une douche bien chaude et j'attaque un solide petit déjeûné composé d'1/2 litre de lait agrémenté d'une dose de protéines, 1 tranche de pain de mie complet agrémentée d'un reste de confiture de fraise, puis 3 autres pour accompagner 4 carrés de chocolat noir, une banane pour pousser, le tout arrosé par une tasse de café. J'enfile mon costume, m'emmitouffle dans mon parka et mon écharpe, puis m'apprête à affronter le froid polaire qui baigne la ville rose en cette nuit de presqu'hiver. Bonne nouvelle : toulouse à 5H30 du matin, ça roule plutôt bien !! J'arrive à l'ICT, gare mon vélo et hop nous grimpons dans une grosse voiture. Notre destination : Bordeaux. Plus précisémment "Hangar 14".... Quand j'ai lu ce nom sur le plan, je me suis dit tiens, c'est zarb comme nom ça... Ca existe vraiment cet endroit ? On dirait un dépôt industriel...Ou alors le nom d'un club SM, ou un endroit de perdition Gay... Et pourtant, situé sur les bords de Garonne, le Hangar 14 est effectivement un... hangar ! Entièrement rénové, façon garage en béton armé glauque à souhait, le 1er étage était aménagé pour accueillir le salon Studyrama. Simple mais efficace. Il est 9h du matin et nous installons notre stand. Une affiche par ici, un panneau par là, des dépliants, de la doc, de la pub... Parés pour la bataille !

On nous annonce qu'un petit dèj nous attend dans l'espace exposants. Oui, ce sera bienvenu... depuis 5h du matin, mine de rien, ben ça creuse tout ce trajet ! Face à nous, des montagnes de mini-viennoiseries, arosées à volonté de thé, café, jus de fruit. Bien foutu ce salon !

10h : le forum ouvre ses portes. Les premiers étudiants arrivent, passent, re-passent, nous posent des questions sur nos diplômes, les études, tout ça tout ça..., repartent avec de la doc et le sourire... Notre argumentaire est bien rodé et la présence à mes cotés de 2 sympatiques étudiants de la FLD fait mouche : témoignage précieu que celui de ceux qui vivent déjà l'aventure. Alors, viendront s'inscrire ? Viendront pas ? Suspens....

Il est 11h30, petite pause café. Ce sera la première d'une longue série... La fatigue étant d'heure en heure plus lourde.

13h... si on allait à l'espace exposants voir ce qui s'y trame ? La curiosité est un joli défaut : c'est l'heure du champagne, des petits fours et des petits gateaux... Luxe ! On se fait pas prier, on se sert, on bois (avec modération : on est en représentation tout de même !), un ptit canapé par ici, une tartelette par là... C'est très bon mais ça nourrit pas son exposant. Nous descendons à l'espace restauration et me contente d'un sandwich au paté agrémenté d'un coca, et zou, de retour au stand. L'après midi ne verra pas beaucoup plus d'étudiants que la matinée. Enfin, nous sommes quand même des privilégiés eu égard au désintérêt total que suscite le stand situé à notre voisinage : BTS lunettier... si si, j'vous jure que ça existe ! 15H30 : 2416° café de la journée. Dans nos veines coule de la caféine pure. Et ce n'est pas de trop ; la brieveté de ma nuit commence cruellement se venger sur mon état général.

17h déjà... le salon ferme dans 1heure. Nous n'aurons pas le courage d'attendre jusque là : à 17h45 le stand est plié, en attendant la relève demain.

Nous regagnons la voiture, mettons le chauffage à fond, et nous engouffrons dans les effroyables embouteillages bordelais. Le retour me paraîtra interminable... je suis crevé... j'ai les yeux qui vont sortir de leur orbite. Je sombre quelques instant dans un demi-sommeil et Morphée m'emporte vers des horizons lointains...

J'ouvre un oeil : "Toulouse 182" annonce un panneau... On n'est pas encore arrivés ? Pffffff... j'en ai raz-le-bol... je veux rentrer chez moi !

Kilomètre après kilomètre, nous voici enfin devant la porte cochère de l'ICT. On me dépose, je récupère mes affaires, salue mes coreligionnaires de la main et vais récupérer mon vélo qui m'attend sagement.

Le froid est terrible, j'ai les mains congelées... Je crois bien avoir vu des pingoins danser sur la Garonne... Qu'on est bien chez soi !

 

Assailli par un épuisement total, je trouve le réconfort dans une soupe aux nouilles chinoises brûlante et hyper épicées (c'est dire mon désarroi !). Repas très déséquilibré : saucisse sèche, paté maison, poisson, 3 nems, un reste de pois-chiches mijotés, une Asahi rafraîchie à a va-vite par quelques glaçons (comble du sacrilège, mais je n'ai même pas honte).

 

Une bonne nuit de sommeil et il n'y parraîtra plus. Normalement !

Demain aussi c'est journée marathon !

Allez, dans une semaine pile-poil, je serai enfin en vacances.... On s'motive on s'motive !

 

mardi 7 août 2007

Rando dans le Néouvielle

 

Aïé, c'est fait, nous avons randonnifié dans le Néouvielle.

Le projet d'une rando itinérante le cours d'un-week end était en germe depuis un an, et après quelques hésitations techniques (quand ? où ? combien de temps ? quelle difficulté ?) j'ai jeté mon dévolu sur un tour du Néouvielle et son parc naturel pour une durée de 2 jours.

 

Théoriquement le treck consistait en une boucle partant du lac d'Orédon, passant par le Lac d'Aumar puis du Gourguet, jusqu'au refuge de Bastan, enfin retour par le lac de l'Oule, le col d'Estoudou ; j'ai bien dit théoriquement...


Nous partîmes vendredi en fin d'après midi afin d'être sur place le samedi matin et d'attaquer la rando dans les meilleures conditions. Arrivés au lac d'Orédon, à partir duquel devait s'articulait tout notre week end, nous installons notre campement sur les rives du lac puis nous déballons quelques victuailles. Gérard en profite pour se foutre de moi parce que j'avais eu l'idée de porter une grosse boite de cassoulet que nous ferions réchauffer sur la popotte. "J'en mangerai pas de ton truc !"... mwé.... quelques minutes plus tard il changeait un peu de ton, face à un froid qui gagnait les lieux "bon, j'en prendrai mais alors un tout petit peu..." ; cinq minutes plus tard nous partagions le contenu de la boite en 2 parts à peu près égales, qui furent englouties en quelques coups de cuillère... Alors ? C'était pas une si mauvaise idée que ça ?

22h30, nous nous couchons dans nos tentes et nous aprètons à passer la première nuit de bivouac, sans savoir que nous allions affronter un froid glacial (environ 3°C...).

 

Samedi matin, on s'éveille, on met le nez dehors, on grelotte, on s'emitouffle dans un pantalon et une polaire, on démonte le bivouac. Après un copieux petit dèj, nous nous ébranlons gaillardement sur les sentiers du néouvielle : l'aventure nous appelle !!

Au bout de quelques instants de marche, les premiers lacs offrent à nos yeux leur eau cristalline d'un bleu presqu'irréel dans un écrin minéral de pierres démembrées, adouci par la présence rassurante de conifères à l'ombre rafraîchissante. Nous voici aux lacs d'Aubert et d'Aumar, le premier des deux se caractérisant par une retenue visible depuis le lac d'Orédon. Nous rencontrons également un troupeau de vache à la placidité toute bovine et ne resistons pas au rituel de la photo.

Jusque là tout était en ordre. Nous nous remettons en route et prenons la direction du Col d'Estoudou que nous gravissons à la force des mollets. Un passage escarpé à flan de montagne nous offre une vue plongeante sur le lac d'Orédon et le parking que nous avons quité il y a maintenant quelques heures.


 

Arrivés en haut du col d'Estoudou, un petit coup d'oeil sur la carte me fait tiquer... c'est qu'en principe,  bé.... on n'avait pas à grimper le col d'Estoudou... on s'est juste planté d'itinéraire... on fait le circuit, en sens inverse ! Qu'à cela ne tienne... on continue ! Direction le lac de l'Oule auquel on accède par une pente raidissime que l'on espère n'avoir jamais à remonter. Les événements à venir seront cruels.

Arrivés sur les bords du lac de l'Oule nous découvrons un endroit ombragé propice au casse croute et nous adonnons à une abondante séance de farniente. Nous sommes à peine à une grosse heure et 1/2 du refuge de Bastan dans les environs duquel nous devons passer la nuit.

 

Trois heures plus tard nous rechaussons nos sabots et prenons le chemin de Bastan. Il fait chaud, très chaud... Gérard a li'dée de se baigner dans un lac... en un temps trois mouvement le voici en short et s'engouffre dans l'eau. "Elle est glaciale ! Mais elle est vachement bonne ! Viens !" me lance-t-il... Après quelques instants d'hésitation (moi qui ne prend de bain que si l'eau fait fondre la robinetterie...) je mets un orteil dans l'eau... Gasppsssssss !! C'est hyper froid ce bordel ! Arrangué par les encouragements un brin narquois de Gérard, je me lance à mon tour... elle est glacée... mais finalement ça fait un bien fou !

Rafraîchis et séchés au soleil, nous reprenons notre périple vers Bastan où nous parvenons rapidement. Après avoir découvert un point d'eau potable, nous choisissons un endroit pour sacrifier au rituel du bivouac et du repas.


Dimanche matin, la nuit fut bonne et nettement moins froide que la précédente, alors que nous sommes 400 mètres plus haut. Tant mieux !

Un rapide petit dèj, un petit café au refuge qui nous a presque fait regretté de ne l'avoir pas fait nous même avec nos sachet lyophilisés et notre réchaud... m'enfin...

Au programme du jour, bé, finir le périple entammé la veille... en sens inverse. Ce qui n'est pas sans poser de sérieuses difficultés car il faut désormais réinterpréter les informations données par le guide... source de pas mal de tergiversations !

 

Nous prenons la direction des lacs de Bastanet et franchissons 2 cols qui nous ouvrent les horizons étourdissantes du Néouvielle. La marche devient difficile en raison de la pente (on se met en mode "marche automatique - cerveau déconnecté pour pas penser que c'est dur) et du terrain très accidenté et très rocailleux. Après avoir traversé les lacs de Bastanet, nous descendons dans une vallée.... mon genou gauche commence à faire des siennes.... aïe aïe aïe.... ! Si ça continue comme ça, je vais pas pouvoir marcher bien longtemps !

Arrivés à "la cabanne de berger restaurée" annoncée par le guide, nous cherchons notre chemin... et là... c'est le drame, car point de chemin il n'y a !! J'ai beau retourner la carte et le guide dans tous les sens...  non vraiment, je vois pas... "Bon, bé... on va prendre par là..." lancè-je l'air à peu près sûr de moi, qui n'a pas trompé Gérard plus d'1/2 seconde...

Et nous voici partis à travers la montagne, dévalant à travers les herbes sauvages et les éboulis... Au bout d'une grosse 1/2 heure de trecking, nous apercevons le lac de l'Oule : sauvés ! A défaut de savoir exactement où l'on est, on sait désormais où on va ! Ce n'est pas exactement (en fait pas du tout) l'itinéraire prévu... mais ce n'est pas bien grave.

Finalement, nous finissons par attérir le long d'un sentier fleurtant avec un torrent tourbillonant au long duquel des pêcheur s'alanguissent. La douleur au genou est moins en moins soutenable...

Nous nous arrêtons pour une pause déjeuner. J'en profite pour alpaguer un couple de randonneurs et quémander quelque drogue susceptible de calmer la douleur. On me donne 2 comprimés de Dafalgan salutaires qui me permettrons de terminer la journée dans de meilleures dispositions.

Gérard est littéralement assailli par les insectes de la pire espèce et suggère que nous levions le camps. Nous nous exécutons, le temps de se couvre, au loin le tonnerre gronde...

Nous arrivons au lac de L'Oule ! Nos amies les vaches ont gagné d'autres pâturages. Quelques gouttes de pluie marquent de leur empreinte la poussière sèche, les pièrres assoiffées exhalent des senteurs minérales, l'air se fait soyeux.

Nous contournons le lac afin de gagner le sentier menant au col d'Estoudou, que nous devons alors gravir... celui-là même que nous espérions ne jamais avoir à affronter en ascension, voici désormais qu'il est notre seule voie sur le chemin de retour... A partir de cet instant a commencé l'heure et demi la plus pénible de ces deux jours... Une heure et demi de montée non-stop, de montée franche et raide, sur un sentier escarpé, mal foutu, plein de pierres et de racines, sans repos possible... Seule solution : le mode Massey-Ferguson 1ère vitesse lente... : j'avance pas à pas, 20 cm à la fois, ça prendra le temps qu'il faut, je vais en chier, mais au bout du compte j'arriverai en haut... Gérard passe devant. A peine avais-je fait une centaine de mètre et sué plusieurs litres d'eau, qu'une espèce d'encorné des carpates, la bouche en coeur me lance

- "boooouh lalalalalala.... j'ose même pas vous dire que vous z'en êtes à peine au début du quart... après c'est encore pire... ça monte raide comme ça (il me mime la pente de la main) !"

Espèce de rognure de balais à chiotte !! Comme si on avait besoin de ça ! On le sait que ça grimpe bordel ! Je lui aurais bien arraché les yeux avec les dents mais ma bonne éducation m'interdit une telle sauvagerie gratuite... pas frapper, pas frapper....

On se reconcentre, mode Massey-Ferguson..., un pas après l'autre, on avance, on transpire, on en chie, c'est dur, oui... c'est dur...

Je ne sais pas combien de temps a duré cette montée... mais croyez moi, on est bien lorsque l'on arrive en haut !

Je rejoints Gérard qui m'avait devancé, on s'abreuve puis nous dirigeons vers la dernière déscente : direction le parking du lac d'Orédon, que nous atteignons plus ou moins rapidement, ma patte folle faisant à nouveau des guilis-guilis peu agréables, quoiqu'encore supportables.

 

17H... nous sommes sur le parking.

Gérard dévore une pomme et a déjà troqué ses chaussures de rando pour des tennis plus légères. J'enlève les miennes, redoutant les émanations gazeuses toxiques qui pourraient en émaner... Le ciel se couvre d'avantage, il commence à pleuvoir pour de bon.

On boucle les ceintures, nous voici sur le chemin du retour.

 


 

La prochaine fois, j'apprendrais à lire proprement une carte... promis.

En même temps, c'était tellement plus fou !

 

mardi 31 juillet 2007

Me revoilou !

 

Taaaadaaaaaaaam ! 

Je suis de retour ! Crevé par une semaine lourdaise mais paré à reprendre le boulot à pleines dents.

 

Je sais que je vous ai manqué et que vous avez pleuré toutes les larme de votres corps tellement mon absence fut insoutenable... Calmez vous, calmez vous... séchez vos grands yeux et vos joues ruisselantes: I AM BACK ! (bé quoi.... j'ai le droit de rêver un peu non ?).

 

Ce fut une semaine très agréable dans un cadre magnifique, entouré de gens venant des 4 coins de l'hexagone.... 120 sessionistes, 25 profs dont je faisais partie, 7 jours de 35 heures chacuns, des fou-rires, des rencontres, des amitiés nouvelles, le regret de n'avoir découvert certaines personnalités que trop tard... 

Pour ceux qui ont manqué le dernier épisode j'ai été émbauché pour jouer au professeur de musique pendant une semaine dans le cadre d'une session de musique liturgique à Lourdes. Pendant 7 jours j'ai donné des cours de solfège et des leçons de piano à des gens qui soit n'avaient jamais mis les mains sur un clavier ("non madame, ça c'est pas un piano, c'est une vache....") soit ignoraient qu'on pouvait aussi jouer avec sa main gauche. Et pour tout dire, je ne suis pas peu fier du travail accompli, avec patience (il en faut !!) et détermination, aidé de la bonne volonté sans faille de mes élèves. Je ne les ai pas transformé en Samson François ou en Vlado Perlemuter, je n'ai pas eu assez de temsp, mais j'espère leur avoir donné le goût et l'envie de perséverer dans leurs efforts. En tous cas j'ai l'impression qu'ils ont apprécié mon enseignement. Pour tout dire, lors de mon départ dimanche matin, les sessionistes ont accompagné ma ZX en faisant des rondes tandis que des jeunes filles endrapées de blanc déversaient des pétales de roses sur mon chemin... (mééééééééééheu..... Si !! Je vous dis que c'est vrai.... pffffffff.....).

De retour donc,  mais crevé ! C'est que les nuits ont été courtes (5h tout au plus par nuit... ça fait pas beaucoup je trouve), et qu'en outre j'ai choppé une vilaine crève de derrière les fagots tout ça parceque j'ai eu la bonne idée, dès le premier soir, de dormir la fenêtre ouverte... je ne m'attendais pas à ce que les nuits soient aussi fraîches et humides par là bas ! Total : réveillé frigorifié à 3h du matin, puis sensation de frisson dans les orteils... mauvais signe... le lendemain, bé, les yeux brulants de fièvre, nez qui coule, toux etc etc... heureusement les mamies ont toujours une pharamcopée digne de Médecins du Monde et ont su me procurer tout ce dont j'avais besoin pour me soigner. Fier comme artaban, j'ai fait ma semaine l'air de rien, souffrant en silence.

Je dirai également quelques mots des délires nocturnes du cru qui ont consisté, à l'aide d'un passe, à saccager la chambre de quelques sessionistes. Ainsi certains se sont retrouvés avec les draps cousus au matelas, les mineurs ont été contraints à une soirée menuiserie pour remonter les lits superposés donts les sommiers et matelats avaient été soigneuesement entreposés dans les douches.... ou encore la séquence "le chat a joué avec la pelotte de laine" qui a consisté à emberlificotter 1 pelotte de laine dans toute une chambre, la transformant en fort-boyard-zone... Tout cela bien entendu dans la plus franche rigolade, surtout pour les auteurs de ces méfaits.... (moâ ?? noooooon.... ).  

 

Maintenant, faut se remettre au boulot... même pas peur...

En plus ce WE je remets ça avec une rando dans les pyréenées....

 

... et le WE suivant c'est canyoning en espagne.

 

L'aventure continue !

samedi 21 juillet 2007

Le numéro que vous demandez est momentanément indisponible

 

Non non, je vous rassure, je n'ai pas pris la décision de fermer ce blog après quelques semaines d'existence seulement, laissons le temps à cette petite chose de vivre un petit peu plus longtemps. 

Je vous abandonne uniquement quelques jours - une semaine - pour des vacances ! Et oui, en dépis de ma légendaire endurance physique (qui n'est pas usurpée) j'éprouve moi aussi le besoin de prendre du repos. Quoiqu'ici le repos sera tout relatif puisque je pars pour Lourdes jouer au porfesseur de musique dans une session liturgique.

Une petite semaine, loin de considérations juridiques, loin de la fac de droit et de ma thèse, une semaine pour m'aérer et me reposer les neurones, une semaine sans vous, une semaine sans MSN et les discussions quotidiennes (ça, ça va me manque je crois).

Je sais que je vais laisser un vide cosmique incommensurable dans votre esprit et votre coeur, que certains - désemparés - iront jusqu'à songer à commettre l'irréparable (manger des raviolis en boite par exemple) et que vous pleurerez toutes les larmes de votre corps en attendant de mes nouvelles (bé quoi...?).

Oui, avouez, je vais vous manquer.... (hé bé.... dites le !)

Soyez forts mes zamis !!

 

I'll be back....

vendredi 8 juin 2007

Escapade Nîmoise

5 heures du matin . . . (oui oui, vous lisez bien, ceci n’est pas un trucage)

Il est tôt . . .


Très tôt . . .


BEAUCOUP trop tôt …

Et pourtant… je dois me lever !

Il me faudra encore un peu plus de 2 heures 1/2 de route pour aller jusqu’à Nîmes assister à un colloque sur « Le nouveau droit de la propriété publique » qui intéresse tout particulièrement mon sujet de thèse (un grand merci à J.-B. pour m’avoir indiqué l’existence de ce colloque).
Idéalement, j'aurais dû m'y rendre en train ; s'il y avait un train qui partait de Toulouse pour Nîmes à 5h45 du matin... "Mais non, il n'y a pas de train.
- Ha bon?
- Puisqu'on vous le dit....
- Ha bon."
Au programme de cette merveilleuse journée qui s’offre à moi, du droit public en veux-tu en voilà* : les mutations domaniales, la gestion domaniale, l’influence du Notariat sur la gestion du domaine public, le domaine public entre protection et valorisation... et plein plein d'autres sujets tout aussi palpitants les uns que les autres qui me mettent dans le même émois que des cannibales devant un buffet d'hommes-grenouilles. Bref, que du bonheur (non non, je suis sérieux là…).

5 heures 23 ...

Bon, faudrait pas trop tarder non plus.


Je suis le dauphin de la place Dauphine

Et la place Blanche a mauvaise mine
Les camions sont pleins de lait
Les balayeurs sont pleins de balais

Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille

Les travestis vont se raser
Les stripteaseuses sont rhabillées
Les traversins sont écrasés
Les amoureux sont fatigués

Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille

Le café est dans les tasses
Les cafés nettoient leurs glaces
Et sur le boulevard Montparnasse
La gare n'est plus qu'une carcasse

Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille

Les banlieusards sont dans les gares
A la Villette on tranche le lard
Paris by night, regagne les cars
Les boulangers font des bâtards

Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille

La tour Eiffel a froid aux pieds
L'Arc de Triomphe est ranimé
Et l'Obélisque est bien dressé
Entre la nuit et la journée

Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille

Les journaux sont imprimés
Les ouvriers sont déprimés
Les gens se lèvent, ils sont brimés
C'est l'heure où je vais me coucher

Il est cinq heures
Paris se lève
Il est cinq heures
Je n'ai pas sommeil


Je reprendrais bien un p’tit café moi….

Bien serré alors !

Non : un double !

* Nous rappelons à nos chers téléspectateurs que l'auteur de ces lignes est doctorant en droit privé et n'enseigne que le seul et véritable droit, le droit privé, mais qu'en raison du folklore ésotérique de son sujet de thèse, il est contraint - mais consentant - de se taper tout un pan de droit public, le côté obscur de la force...