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vendredi 6 février 2009

Mon oeil !

Petite variation débilitron d’une publicité trouvé ce soir dans ma boite à lettres…

Monsieur DIABY
Célèbre VOYANT MEDIUM, connu pour ses rutabagas de bois rapide et l'efficacité de ses cassettes vidéo. Résout beaucoup de problèmes même les plus désespérés, amour, retour immédiat de l’être cher, fidélité entre les clous rouillés en colère, protection contre les bazookas aux tantes, désenvoûtement rapide, chance aux cheveux longs alpins, clientèle dans le coléoptere, examen, problème de santé, arrêt de l’alcool, impuissance sexuelle, etc… travail 100% garanti, pouilleux et efficace. Reçoit sur rendez-vous de 8H à 19H. Ne soyez pas désespérés, chaque problème à une classification périodique apathique, nous la trouverons ensemble. L'excavation vous sourira. Résultat très rapide.

Bon week-end !

vendredi 23 janvier 2009

Vous avez demandé Tambour Major… Ne quittez pas !

Il faut croire que le manque d’activité intellectuelle de ces derniers temps ne porte pas à l’écriture bloguesque ni aux bouffées délirantes dont je sais me délecter régulièrement et dont je couche ici les plus pétillantes, ou pas. Car mon activité de ces dernières semaines fut entièrement dédiée à la délicieuse corvée de la correction des copies d’examen. Un délice… C’est comme les loukoums : un ou deux en passant ça peut aller, mais passé la dizaine ça devient rapidement insuportable. J’ai dû passer en revue environ 200 copies… Oui, vous pouvez verser une larme de compassion pour moi, je ne le dirai à personne.

J’ai aussi ces derniers jours fait une bêtise inexcusable dont certains d’entre vous se sont déjà aperçus : je me suis créé un profil sur FaceBook. Non pas en tant que Tambour Major : ce blog est son seul repaire, mais sous ma réelle identité « A.A. ». Face à l’inutilité patente de cette chose je ne puis que m’interroger violemment… Volontairement j’ai limité les informations me concernant au strict minimum, ai bloqué presque tous les accès externes, et refuse systématiquement toutes les invitations de jeux/tests à la con qui me sont proposés : test de l'olive, de la tapenade et de la pizza margherita, jeu de la giraphe, de la tête à tonton, application du rouleau à pâtisserie machin chose... j'en passe et des meilleures ! Je réussis déjà très bien à perdre mon temps tout seul sans avoir besoin de vos services. Au risque de passer pour un vieux con qui ne comprend rien à rien - ce dont je me moque éperdument ! – n’attendez pas la moindre amélioration de quoi que ce soit à cette page réduite à l’état de vitrine. Ce qui me dérange le plus dans ce truc là, c'est qui n'importe qui peut accèder à toutes vos informations personnelles... Moi qui ait assuré un cours sur la Loi de 1978 et la CNIL au premier semestre, qui utilise en outre un pseudo pour ce blog dans lequel je ne parle que très peu de moi ouvertement, croyez bien que si j'avais voulu me montrer je l'aurais fait il y a déjà un bout de temps. Et comme me l'a dit une amie un jour : pour vivre heureux, vivons cachés !

Alors, une ou deux questions restent en suspens : pourquoi j'ai créé cette page...? Et combien de temps cette page survivra-t-elle ...? Je ne sais pas trop... Peut être que je vais l'abandonner et la laisser vivre sa vie comme une statue de bronze au mileu d'un parc, les pigeons en moins. Parce que sur le net, le pigeons on peut faire en sorte qu'ils ne se posent pas.

 

Obiter Dictum :

En même temps que j'écris ce mauvais billet, la chaîne presque à fond, je redécouvre des oeuvres de César Franck que je pensais connaître mais dont je m'aperçois être passé totalement à coté... C'est beau cette mélodie, et ce contre-chant à l'alto en dialogue avec le ténor et la basse... Le velouté d'un hautbois et le moelleux d'une flute harmonique...la profondeur intense d'un fond d'orgue... La superposition des thèmes dans la péroraison. Mais qu'est-ce que c'est pute ce passage sur la voix celeste, et mal écrit cet accord dans le grave...

dimanche 4 janvier 2009

Résolutions…

L’année nouvelle est souvent l’occasion de prendre de bonnes et saines résolutions histoire de se donner bonne conscience et d’essayer de se convaincre que l’on ne retombera pas dans les mêmes écueils de l’an passé, voire de l’année d’avant et de toutes celles les ayant précédées ( car oui, l’homme est faible… argh ! ) et tenter  de faire en sorte que les 365 jours à venir seront fondamentalement différents de ceux écoulés. Si vous êtes attentifs, vous aurez remarqué dans un billet précédent ma brillante démonstration vous prouvant qu’il n’en était évidemment rien, que tout change mais dans la plus stricte continuité…

Comme tout bon crétin qui se respecte, j’ai moi aussi pris quelques résolutions. Hop ! Attention, 2009 sera placé sous les auspices de la rupture… J’ai renoncé à faire anoblir un caniche, empailler une pieuvre, dompter une poule ou encore ranger ma chambre… A l’impossible nul n’est tenu. Je me suis penché sur des choses qui me correspondent davantage, z’allez voir ça :

0/ En prélude à ma litanie, j’ai décidé cette année de vraiment prendre soin de moi… et d’envoyer bouler pas mal de choses parasitaires qui encombrent inutilement l’existence. Cette semaine je suis allé voir le film Autralia et une réplique dit grosso modo qu’il ne faut pas un jour se rendre compte qu’on est devenu médiocre… La médiocrité : la moyenne à son plus bas niveau, selon Albert Brie. Et en ce moment j’ai l’impression que rester sur le cap qui est établi me conduit irrépressiblement vers quelque chose de totalement insatisfaisant, une vie maigre et sans relief ni envergure, faite de petitesses et de frustrations. Ma soif d’épanouissement est bien trop intense pour me contenter des miettes d’ersatz dont on m’abreuve. De ceci découle ce qui suit.

1/ Après mûre réflexion, j’ai décidé de ne pas continuer mon expérience au sein de la Vénérable Institution Toulousaine qui m’exploite honteusement me sous-paye depuis maintenant un an et demi. J’ai malheureusement la chance d’être en CDD et mon contrat s’arrête en juillet. Je ne re-signerai pas pour la rentrée 2009-2010 qui se fera sans moi. J’ai beaucoup hésité, tordu le problème dans tous les sens, pesé le pour et le contre, mais je ne vois pas d’autre solution  : si je veux terminer ma thèse une bonne fois pour toutes, il me faut du temps pour travailler efficacement, beaucoup de temps… TOUT mon temps. Une année sabbatique sera la bienvenue pour remédier à ce fardeau. Car mon Doctorat est la clé qui me manque pour enfin m’évader sur des sentiers qui me tendent les bras depuis un bon moment ; le temps des résolutions radicales a sonné ! Il ne fait guère de doute que ma décision ne va pas plaire à tout le monde, que ça va faire pas mal de remous, mais nul n’est irremplaçable ! Ils se débrouilleront parfaitement. Et bon vent à eux ! D’autres raisons me poussent également vers la porte de sortie, notamment le fait qu’aller bosser là bas me fatigue rien que d’y penser… Si c’est pas un signe de lassitude ça ! Il y a d’autres raisons qui relèvent davantage de la politique menée dans la faculté dont j’ai la charge et avec laquelle je me trouve en désaccord croissant mais qui n’ont pas leur place ici.

2/ Prendre soi de moi donc, à commencer par ce que je peux faire moi même… perdre du poids ! Parce que crénom de nom, en me voyant sur certaines photos récentes je commence à me faire peur. Et mon jean me l’a rappelé encore l’autre jour… ”Aoutch, mais il est où mon jean en taille quarante [tûûûûûût] ? Ha bé non, c’est bien celui là… “ Donc, haro sur la malbouffe, on surveille sa gamelle et on intensifie un peu la muscu ! Objectif : être sec et strié en juin ! Nan je déconne… Heureusement que ma carrure d’armoire à glace me permet d’encaisser sans trop de disgrâce quelques rondeurs superflues. Allez, dans quelques semaines il n’y paraîtra plus !

3/ Enfin, last but not least, sachez que mon coeur est à prendre, et que toutes les propositions seront étudiées ^^ Ma troisième et dernière grande résolution pour 2009 est donc de ne pas rester célibataire, parce que zut, peste soit de la solitude ! Hé oui, derrière ce grand gaillard aux allures de pilier de rugby, il y a un ptit coeur tendre qui bat qui ne demande qu’à recevoir des câlins et qui et tout disposé en en prodiguer en retour autant que de besoin. Prince charmant si tu m’entends, magne toi, c’est par ici que ça se passe !! Je sais qu’en la matière on ne décide finalement pas de grand chose, mais il faut peut être savoir provoquer les occasions…

Voili voilou pour mes grandes orientations de l’année. Rien de très original en fait…

re-argh… je suis déjà médiocre !

jeudi 1 janvier 2009

J’ai l’honneur de ne pas…

 

En ce premier jour de l’an, il est de tradition de souhaiter ses voeux de bonheur / santé / réussite / amour / argent / gloire / beauté / trépanation / parallélogramme / autralopithèque / kangourou /  etc ad lib… (rayez les mentions inutiles).

Hé bien, voyez vous, j’ai décidé cette année de ne pas faire comme tout le monde :

J’ai l’honneur de ne pas vous adresser mes voeux pour 2009.

Car, non, le 31 décembre à 23h59, nos  experts sont formels là dessus, aucun vortex spacio-temporel n’engloutit l’année passée dans les limbes d’une dimension parallèle pour faire surgir ex nihilo une nouvelle ligne du temps totalement vierge que l’on mettrait un point d’honneur à saloper comme des gorets tout au long des 365 jours à venir. Il ne s’agit pas d’un bouton “Erase All Data” ou “Boot System” qui remettrait tout à plat… ce serait trop facile !

Ainsi vos problèmes quotidiens ne s’effaceront pas d’un trait de plume par les seules vertus de l’agencement du calendrier. Vos tracas et soucis d’hier resteront ceux de demain. Si vous cherchez le prince charmant, il ne vous attendra pas avec un bouquet de fleurs devant votre porte demain matin au réveil, ni  après demain, ni la semaine suivante ni… jamais ! Les amours perdues vous feront tout autant souffrir que l’heure d’avant, vos blessures demeureront inchangée… Votre banquier restera aussi con, votre assureur sera toujours un escroc, le chien du voisin viendra encore pisser sur vos plates-bandes, les voisins du dessus demeureront les beaufs insupportables qu’ils ont été tantôt. Quite à me répéter, le passage à l’année N+1 n’est pas de l’ordre de la magie, mais tout simplement une mesure de convenance pour calculer le temps qui passe… Rien ne change : tout continue, comme si de rien n’était.

Surtout, si vous avez pris de bonnes résolutions, elles ne se réaliseront pas toutes seules ! Hééééééé  non !! Il faudra y payer de votre personne en vous donnant du mal pour réussir, voire – pire ! – que vous mettiez d’autres que vous à contribution… Et l’on sait depuis Sartre que l’enfer c’est l’autre, parce que l’autre n’en a rien à cirer de nous, ou si peu…

Cependant, pour ne pas donner une couleur trop sombre à ce premier billet de l’année, je voudrais juste vous demander, non : je veux et j’exige (essayez un peu de prononcer ça 10 fois de suite sans fourcher ^^) que vous fassiez en sorte que cette année 2009 qui s’offre à vous soit la meilleure possible ; que vous mobilisiez toutes vos forces et votre tenacité pour réussir une belle et heureuse année, en commençant par prendre soin de vous. Car on l’oublie trop souvent : la personne la plus importante dans sa vie, c’est d’abord soi même…

mardi 30 décembre 2008

Rrron Zzzzzzzzzz…

Désolé si je suis pas très loquace ces derniers jours, mais pendant les vacances :

JE GLANDE ! 

 

L'ours est dans sa tanière, ne le réveillez pas...

jeudi 25 décembre 2008

Petit Papa Nawouel...


La dernière couverture de Fluide Glacial m'a bien fait rire... Le Père Nawouel fait toujours des malheureux...! Et vous ? Z'avez été gâtés ?



Joyeux Nawouel à tous !


mercredi 17 décembre 2008

Marre !!

Ce soir j'en ai juste marre de tout !!

marre, ras-le-bol, ras-la-cuve, plein les bottes, ras-le-cul, plein le dos, plein la casquette… 

Voilà, ça devait être dit.

C'est chose faite.

 

mardi 16 décembre 2008

Décousu

 

Etrange journée que celle qui s’achève. Menée tambour battant (quoi de plus normal me direz-vous) elle m’a donné l’occasion de discuter avec quelqu’un que je ne sais pas trop comment appeler (un ami ? une connaissance ? un copain ? un simple collègue de galère doctoriale ? Je dirai simplement quelqu’un qui ne me veut pas de mal et qui a les pieds sur terre) de notre sors commun en tant que presque futurs Docteurs. Car mine de rien, j’ai toujours une thèse de doctorat à terminer et même si je n’en souffle pas mot, ce fardeau commence à m’épuiser face à mon impuissance actuelle de mener ce projet à bien.

Je me pose beaucoup de questions ces temps-ci. Pléonasme dirons certains… et ils n’ont pas tort : le Tambour Major est génétiquement programmé pour se poser autant de questions à la seconde que le Parlement vote de Lois en une année (je limiterai mon propos à la France, ce sera déjà un bon début). Des questions sur un peu tout et notamment sur mon avenir (mon Destin ?) professionnel. D’un coté j’admire ceux qui ont le courage de leurs ambitions et qui sont capables de tout plaquer du jour au lendemain, parceque cet abandon apparent et momentané se veul le prélude à une gigantesque symphonie, celle d’une vie toute entière, et que dire merde un beau jour à leur petit train train ne leur fait pas peur. Mais d’un autre coté je suis frileux au changement. C’est peut être congénital à tous les Français ça : “Hé bé oui… c’est comme ça… on n’y peut rien…” et patati et patata… alors qu’en réalité, si, on y peut quelque chose, il suffit juste de prendre son courrage à deux mains pour rompre ce fatalisme enkylosant et stérile qui nous condamne à regarder, amer, ceux qui ont eu le courage de leurs ambitions et vivent leur vie sans se soucier des idées reçues et des chemins tout tracés, alors que le meilleur chemin que l’on puisse suivre, c’est le notre !

J’ai déjà dans  ma vie pris des décisions qui n’étaient pas toujours faciles et qui n’engagent pas sans blessures. Ceux qui me lisent régulièrement savent de quoi je parle. Je n’aime pas trop les cases toutes faites ; mon coté parfois fantasque totalement assumé en est la preuve. En outre, je sens monter en moi depuis quelques temps déjà un besoin de m’épanouir hors des sentiers battus, comme une sensation d’étouffement, de sclérose.

Cette conversation que j’ai eue en début de soirée a fait écho en moi… Pour une fois j’ai entendu quelqu’un abonder dans un sens que je sais être irrémédiable si je veux mener certaines choses à bien, mais qui suppose des choix drastiques qui ne plairont pas à tout le monde, je le sais d’avance. Je risque de passer un pour traitre, de briser la confiance que certaines personnes ont pu mettre en moi, mais au fond nul n’est irremplaçable et mon traitement actuel n’est pas le plus enviable du monde, il s’en faut de beaucoup.

Tel une chrysalide, le Tambour Major n’aspire qu’à une seule chose : prendre son envol. Et il est en train de décider de s’en donner les moyens. Finir ma thèse est une priorité absolue. J’ai trop trimé pour tout lâcher maintenant. J’attends trop de choses de ce diplôme (le plus haut diplôme universitaire) pour m’arrêter si près du but. Il s’agit donc tout simplement de me donner les moyens – matériels – d’y parvenir avant 2 courtes années, délai au delà duquel l’Université ne soutiendra plus mes travaux.

Bien peu savent ce que signifie réellement rédiger une thèse de doctorat. Il faut y être passé personnellement, avoir enduré ces heures où il ne se passe rien parceque les mots ne viennent pas, que les idées ne sont pas claires ; ces instants de désespoir profond durant lesquels le desespoir nous submerge parceque tout ce que l’on a déjà écrit nous semble si merdique ; ces heures perdues à affiner un plan imprécis ou imparfait, ces journées, ces semaines de solitudes où personne n’est d’aucune aide parceque au fond on est seul avec soi même, face à son sujet… Et ce ne sont pas quelques maigres heures par-ci par-là qui suffisent… il en faut plus, non,  beaucoup plus… Il ne s’agit pas que de taper à la machine… ce serait trop simple.

Vous excuserez le caractère un peu décousu de ce billet, son obscurité aussi certainement. Parfois j’envie ces blogs hyper construits où chaque billet est un petit bijou qui cadre avec tout le reste, parce que tout raisonne autour d’une belle thématique. Rien de tout cela ici : c’est un peu un vaste bordel que j’essaie d’organiser, et au milieu duquel j’effectue une auto-psychothérapie…

 

“Declare independence
Don’t let them do that to you
Declare independence
Don’t let them do that to you”

 

lundi 15 décembre 2008

Amertume


Amertume. Je ne vois pas comment définir autrement cette semaine écoulée, déjà derrière moi, qui ne m'a apporté aucune joie particulière, aucun plaisir dont je puis conserver le souvenir, aucune raison particulière de réjouissance, alors pourtant que des choses agréables se profilent pour tout bientôt. Une affreuse envie de pas envie, une lassitude de tout, y compris d'écrire sur ce blog, des instants dont j'aurais pu  - dont j'aurais dû - profiter sont passés de façon tout à fait insignifiante, à de très rares exceptions près, largement insuffisantes à rattraper le ton grisâtre donné à ces dernier jours.

Je crois que cela a commencé dimanche dernier, après une trop courte nuit non réparatrice. Nous avions de la visite ce jour là chez mes parents, de la famille venue d'Espagne que je n'avais pas revue depuis l'été dernier. Aussi étrange que cela puisse paraître, je n'avais pas envie de les voir et passer la journée en leur présence n’a suscité aucune émotion particulière alors qu’habituellement leur venue est annonciatrice de festivités enjouées et de fougueux moments de partage. Mais pas cette fois. Egalement en fin de cette même journée, la visite chez mon cousin qui vennait d'être papa depuis quelques jours. Nous y sommes tous allés, moi plus par politesse qu'autre chose ; je n'avais qu'une envie : prendre mes jambes à mon coup et partir le plus vite possible, marcher seul dans la ville à la fraîcheur du soir, regarder se lever les étoiles, le nez dans mon écharpe, et me laisser engloutir par l'obscurité. Des instants sans reliefs ni saveur, des compagnies transparentes ou auxquelles je ne sais plus donner l'importance nécessaire, une étrange impression d'être en total décalage avec les autres, de ne pas avoir du tout les mêmes précoccupations ni les mêmes désirs, impression que tout se délite autour de moi sans plus faire sens, comme si je perdais en quelque sorte mes points de repère. Mais n'est-ce qu'une impression ?

Décalage total aussi avec ces étudiants qui m'ont accompagné sur un forum pour lycéens à Bordeaux vendredi soir et tout samedi. Non, nous ne sommes pas de la même génération ni du même milieu social. Propres sur eux, dans leurs beaux vêtements de marque, venant des beaux quartiers de la ville rose, cette jeunesse dorée semble croire que tout lui est dû, que tout est monnayable, que le monde leur appartient, insouciante et arrogante... J'étais mitigé entre une tendresse béate pour ces futurs adultes qui ne savent pas encore ce que l'avenir leur réserve en embûches et désillusions, et une forme de dégoût pour cette jeunesse dorée que rien ne semble pouvoir atteindre car papa et maman sont là pour veiller sur eux et que l'argent ne manque pas à la maison. En outre la distance naturelle et entretenue entre le professeur et l'étudiant interdit toute connivence qui serait immédiatement taxée de coupable. Mais la connivence était là bel et bien impossible... Il s’agit bien plus que d’un fossé générationnel.

Sentiment de malaise cet après midi enfin. J'avais envie d'aller faire un tour dans les magasins pour garnir ma penderie un brin indigente en ce moment. Je me rendis par conséquent dans un centre commercial non loin de chez moi et arpentais les boutiques adjacentes en quête du coup de coeur. Avec moi faire les boutiques peut aller très vite : j'aime ou j'aime pas, il n'y a presque pas de demi-mesure, et je n'essaye que ce qui me plait vraiment sur le moment, autrement dit quasiment rien. Je fonctionne beaucoup à l'instinct et ne me trompe que rarement, que ce soit avec une paire de godasses ou une personne avec qui je discute. Entré dans ce temple la consommation, tout n'était que lumières, scintillements et ors, dans un brouaha de roulements de pas et de caddys qui s'entrechoquent tandis que les hautparleurs diffusaient des airs d'anciens noëls dont bien peu connaissent encore le nom (tout se perd...). Autour de moi des gens allaient et venaient, des sacs remplis à la main, des enfants se faisaient prendre en photo avec le père noël, des couples qui se tiennent par la main, des beaux, des moches, des gros, des maigres, des à la mode, des pas fashion du tout... Bien vite, mon enthousiasme initial fut submergé par une forme de nausée migraineuse, une forme de dégoût pour je ne sais pas exactement quoi, m'a fait rapidement abréger la visite. Alors qu'en ces jours qui annoncent noël tout porte à se réjouir, les esprits sont à la fête et aux réjouissances, rien ne me fait vibrer, rien ne me titille les sens, rien ne me porte à me réjouir... rien. Au contraire, je suis las de tout.

Out among the walking wounded every face on every bus
Is you and me and him and her, and nothing can replace the "us" I knew
Nothing can replace the "us" I knew

EBGT – Walking Wounded – 1996

 

 

samedi 6 décembre 2008

Gugusse

 

Samedi de merde... Même pas le droit de pioncer en paix le samedi, vous y croyez vous ? Obligé de se lever à 7h30 du matin après une longue et rude semaine de travail...pffffff

Et tout ça pour quoi ?? Hein...? Hé bien je vous le donne dans le mile Emile : pour aller faire le gugusse dans une jipého, comprenez "Journée Portes Ouvertes" de la Vénérable Institution Toulousaine où j'officie depuis un an, pour montrer à ces chers lycéens combien il est doux d'étudier chez nous. Viendez viendez !!

Or, c'est le week end, il fait froid, y'a le téléthon, le marché de nawouel ouvre ses portes, y'a plein de films au cinoche... et je suis sûr qu'on aura pas un péquin pour nous tenir le crachoir.

Journée portes ouvertes... Moi quand les portes sont ouvertes, je suis tout juste bon à m'enrhumer. Et c'est pas le moment de tomber malade à quelques jours des vacances !! Et surtout, j'aurais autre chose à foutre que de faire le mariole... comme, heu... ben... l'exaltation suprême de corriger des copies en retard ou nettoyer ma cuisine...? Hum...

C'est pas si mal finalement cette idée de journée portes ouvertes !


* * *


EPILOGUE

(19h57)


Ayé, c'est fini, j'en peux plus... on a fait carton plein : du monde, du monde, du monde... à n'en plus finir... un cauchemard !! J'ai TOUT vu : des étudiants motivés, d'autres beaucoup moins au regard torve à travers lequel on distinguait sans grande difficulté un vide intersidéral pour le moins édifiant, des lycéens au projet professionnel très abouti, d'autres plus incertains, des parents inquiets de l'avenir de leur progéniture pleins de questions techniques. Bref, la totale !

Je dois quant même vous raconter un grand moment de rigolade intérieure. C'était ce soir vers 17h30 ; je croyais en avoir fini avec la plèbe lorsque un ptit jeune, genre métrosexuel fashionista un brin trop maniéré pour être hétéro, nous expose avec le plus grand sérieux du monde qu'il veut faire du droit pour être profiler (prononcer "profaïleur"). Vous avez tous entendu parler de ces êtres supérieurs qui en regardant une photo de scène d'un crime sont capables de vous dresser le profil psychologique du criminel.


- voici les photo de la scène John,

- Oh mon Dieu, mais c'est affreux !

- Non, c'est Atchoum... l'un des sept nains... Il a été retrouvé étouffé sur une tonne de noisettes. Alors ?

- je pense que le suspect est jeune, de taille moyenne et qu'il aime les noisettes. Je dirais qu'il a une dentition saine et fréquente régulièrement son dentiste. Vu la disposition des noisettes je crois qu'il est gaucher et qu'il présente une pilosité très développée. Je crois que c'est un écureuil géant qui a fait le coup.

- Ok John, on lance tout de suite un avis de recherche ! 

Profiler !! Je fus hélas obligé de lui expliquer que ce métier n'existe pas... C'est un peu comme si quelqu'un cherchait une formation pour devenir la fée clochette... Autant vous dire que j'étais intérieurement mort de rire. T'as de l'avenir devant toi bonhomme ! Hé oui, je suis un briseur de rêves...

En mission depuis 10h du matin avec une courte pause de 30 minutes à midi pour déjeuner, je ne vous cache pas que ce soir je suis exténué et surout aphone !! Je peux plus parler, c'est affreux...


Faut absolument que je suce un truc moi...

c'est de pastilles pour le mal de gorge dont je parle... pas de sous entendu graveleux ici ^^

lundi 1 décembre 2008

Somewhere over the rainbow

 

Tard la nuit dernière, alors que je m'apprêtais à mettre un point final à une longue et fastidieuse séance de correction de copies, un coup d'oeil sur mon ordinateur m'indiquait la date du dimanche 30 novembre. La fatigue (et un verre de Vodka caramel) aidant, je me livrais à un malencontreux jeu d'association d'idées qui me menait tout droit à un autre dimanche 30, celui du mois de mai dernier - 6 mois déjà - où je raccompagnais à la gare et voyais pour la dernière fois, sans que je le sache alors, quelqu'un que j'aimais avec une infinie passion et dont le Destin a voulu que jamais plus nous ne nous revoyions. Depuis, de l'eau a coulé sous le pont Saint Pierre et les larmes intérieures autant qu'extérieures ont peu à peu cédé la place à la joie de vivre optimiste qui me fait avancer.

Cet après midi encore, alors que je faisais des recherches dans les fichiers de mon ordinateur, une photo mal rangée réveillait en moi des souvenirs doux-amers dont je m'aperçois que j'ai bien du mal à guérir définitivement, telle une plaie qui a bien cicatrisé mais qui tiraille encore de temps en temps. Alors que l'on pense aller mieux, il y a toujours un petit cailloux dans la chaussure pour vous rappeler que vos pieds vous font mal.

J'ai beau faire tout mon possible pour aller de l'avant, il est parfois des instants où le passé est le plus fort et la mémoire cruelle. Après 5 mois de passage à vide (hé oui...) je refais surface et reprends goût à certaines choses qu'il est parfois bien difficile de partager avec autrui, même et y compris sur un blog où je n'ai jamais directement évoqué la question. Parce qu'il est certains "choix de vie" qui précisément n'en sont pas (si seulement j'avais eu le choix...) et que contrairement à ce que l'on pense, notre société n'est pas aussi tolérante que ce que l'on veut bien croire et que chaque jour des gens se font casser la gueule pour être ce qu'ils sont. Mais parfois, à force de se taire, on étouffe, on se meurt.

Il y a un an et demi que j'ai subi un gros pétage de plombs canalisé par une oreille attentive doublée d'un coeur énorme, à qui je suis éperdument redevable et pour laquelle mon affection est sans limite. Il se reconnaîtra s'il me lit mais sais déjà tout le bien que je puis penser de lui.

Secret je suis, secret je reste, mais le besoin de livrer une part importante de l'ombre dont je me pare était ce soir la plus forte. J'y cède avec appréhension. C'est un petit pas pour l'humanité, mais un grand pas pour le Tambour Major... Peut être certains seront choqués... je m'en fous. Ce n'est plus mon problème, mais le votre, si tant est que cela puisse constituer un problème. Relisez ce que j'ai écrit deux paragraphes plus haut.

6 mois...

C'est long, mais si bref... Je ne pensais pas que les sentiments pouvaient dézinguer quelqu'un de la sorte. Maintenant je sais qu'on est bien peu de choses. Et cela m'énerve d'autant plus que je déteste ne pas maîtriser les situations, ne pas décider (n'en déduisez rien surtout !). J'espère que de son côté tout va bien et qu'il fait son chemin, comme j'essaie de faire le mien...

I sit by my window
Gazing out into the starry night
If only I had someone
With whom to share such a lovely sight

Seems I've wished upon every star I see
For someone to come along and be
My one true friend and love
He's all I'm dreaming of

Someone with whom to share whatever life may bring
Someone who will be my strength, my joy, my everything
Someone who will miss me when we're apart
Whose heart I'll own and will own my heart
Oh how I hope and pray
He'll find me someday

Where could he be?
Will I spend a lifetime searching endlessly?
For that someone to hold
And call my own
Oh where could he be?
Heaven help him find his way to me

Sometimes I wonder
If I'll really find him at all
When the time is right
Will he be there to catch me, when I fall?

Is it really only a matter of time
Before he walks into this life of mine
Well waiting is all I can do
Will my dream ever come true?

Where could he be?
Will I spend a lifetime searching endlessly?
For that someone to hold
And call my own
Oh where could he be?
Heaven help him find his way to me

Where could he be?
Will I spend a lifetime searching endlessly?
For that someone to hold
And call my own
Oh where could he be?
Heaven help him find his way to me
(Where could he be)
Heaven help him find his way...to me...

Les mots ne sont pas de moi. Je les emprunte à un autre blog que j'avais parcouru par le plus grand des hasards l'an passé (comme quoi il n'y a pas de hasard, il n'y a que des coïncidences). J'hésitais à le poster, ne me sentais pas prêt pour cela. C'est désormais chose faite.

lundi 24 novembre 2008

J'y arrive pô !


Je suis super embêté ce soir car je n'arrive pas à pondre le billet que j'aurais souhaité. Les mots ne viennent pas, les phrases sont embrouillées, l'inspiration divine qui d'habitude fait gambader mes doigts sur le clavier s'est mise aux abonnés absents. Et pourtant ce n'est pas faute de ma part d'avoir essayé et je sais que je tiens là un sujet digne de ce nom... Foi de Tambour Major ! Ce ne sera donc pas pour aujourd'hui...

Pour laissez tout de même une trace furtive de mon passage par ici, disons que cette semaine je n'ai pas perdu mon temps... et il s'en faut de beaucoup. Semaine chargée à 120%, des journées qui débutent très tôt le matin et qui se terminent très tard le soir (dans des états variables, plus ou moins recommandables...) et qui entre ces deux extrémités, sont bourrées comme le RER en heure de pointe.

Pour donner quelques points de repère sur ma semaine écoulée, disons en vrac et à la louche que j'ai : 
- donné 14 heures de cours

- passé 7 heures en réunions inutiles

- déjeuné avec le fondateur d'Avocat Sans Frontière et un représentant de l'ONU (authentique !!)

- échangé ma carte de visite avec celle du Président du Tribunal Administratif juste avant qu'il ne prenne congé de notre discussion, au nez et à la barbe d'un petit cul merdeux dont la spécialité première est de se faufiler partout où il peut jouer des coudes pour se caser, fut-ce au prix d'un "pousse-toi-de-là-que-je-m'y-mette"

- bu un nombre incalculable de flûtes de champagne

- me suis bourré la gueule avec d'insignes membres d'une vénérable Institution Toulousaine

- rarement dormi plus de 5h30 par nuit

- passé une journée entière à me geler les pieds tout en jouant au VRP à Pau pour un salon étudiant

- bu des litres de café

- discuté 2 heures de philosophie fondamentale

- fait 6 heures de sport

- pleuré 3 fois en écoutant les Litanies à la Vierge Noire de Poulenc (écoutées 5 ou 6 fois cette semaine)

- décidé de profiter un peu de la vie et de m'amuser un peu...

- fumé quelques pétards (oui, je devrai pas le dire, mais après tout, je suis ici chez moi...)

- passé une soirée de samedi comme je n'en avais pas passé depuis longtemps, mettant ma bonne conscience à la poche

- me suis réveillé 3 fois la tête dans le cul (hélas pas celui de quelqu'un d'autre)

- revu et rencontré des personnes que j'apprécie assez  pour avoir envie de les revoir. To be continued !

- fait des projets pour la semaine prochaine et les 4 prochains mois

- eu envie de faire et recevoir des câlins... mais il faut croire que ce n'est pas la bonne période

- me suis posé beaucoup de questions, toujours et encore, en particulier sur mon activité professionnelle

- ai pris la décision de ne plus me prendre la tête pour certaines choses

Et ce soir je suis crevé !

Je ne m'éterniserai pas d'avantage ni ne vous régalerai de quelque délire Tambour Majoresque ni de quelque anecdote bien croustillante ou de réflexions méthaphysiques sur des questions aussi fondamentales que la choucroute garnie, la crise économique mondiale, ou la culture du yaourt bulgare sous serre.

Promis, je serai plus régulier les jours à venir.

Ha, si pour finir, 2 citations pour le prix d'une :

"Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu'elle interdit"

Oscar Wilde


"Fais ce que tu as envie de faire au moment où tu as envie et dis ce que tu as envie de dire au moment où tu en as envie"

Lao Tseu, ou sa belle soeur je sais plus 

dimanche 19 octobre 2008

Eveil

Dimanche matin. Il fait beau et je ne suis pas bourré ! J'ai passé une  très bonne journée hier. Une matinée de glandouillage devant mon émission de télé favorite, avant que de prendre la direction du Conservatoire pour y entendre une conférence sur la Dynastie Puget, facteurs d'orgues installés dans la ville rose au milieu du XIX° siècle et qui ont essaimé leurs instruments prodigieux un peu partout en France. Un peu de sport pour garder la forme (et les formes aussi...) et récupérage de costumes chez le tailleur. Au passage j'en profite pour craquer sur une très belle cravate en soie satinée de couleur brique qui sera du plus bel effet sur une des inombrables chemises bleues qui emcombrent ma penderie (on peut effectivement résister à tout, sauf à la tentation - j'adore les cravates !). Retour expéditif à l'appart' pour me délester de mes encombrants avant que ne débute une soirée allant crescendo : un formidable concert de cloture du Festival Toulouse les Orgues autour d'un programme Messiaen admirablement conduit par un Michel Bouvard en grande forme, un cocktail chic et sympa quoique manquant furieusement d'ambiance (peut être subséquent à l'absence de bulles dans nos verres ?) dans un hôtel luxe du centre-ville avec une armada de petits fours salés tous aussi succulents les uns que les autres et de petits gâteaux provenant d'un grand pâtissier Toulousain, et enfin un anniversaire électrisant à quelques coups de pédale de là, où j'ai beaucoup bu et ri, au milieu de gens que je ne connaissais pas pour la majeure partie mais qui m'ont rapidement adopté comme si nous nous étions quittés la veille. Une bonne journée en somme, comme je les aime. Aujourd'hui, je suis en retard : je suis attendu chez pôpa môman pour midi... disons midi trente ! Encore une grosse demi-journée pour se requinquer avant que ne débute le rituel du maratonesque lundi..., puis celui du mardi, du mercredi... du jeudi...

 

Trop dure la life.

mercredi 15 octobre 2008

Echos et concordances

 

C'est marrant la vie... la façon dont les événements peuvent s'enchaîner dans une journée, comme ils se font écho, se complètent, se répondent, prennent leur cohérence, alors qu'isolément ils sont insignifiants et restent au rang de micro-événement sans conséquence que l'on a déjà oublié le lendemain matin en se levant.

 

Ce midi, de passage sur le blog de Méchant Chimiste, je découvrais un billet somme toute laconique,mais contenant un lien vers un autre billet situé sur un autre blog, celui de Colin-Ducasse, que j'avais déjà croisé un peu plus loin chez Matoo.

[mode **lèche cul** Off]

 

Le billet donc, que je vous invite à lire, m'a fait passablement réagir. Il y est grosso-modo question de réussite professionnelle et de réussite personnelle, de plan carrière et de projet de vie, d'être esclave de son travail ou acteur de sa vie (vous irez voir tout ça vous-même)

 

Je me suis posé et me pose encore beaucoup de questions sur mon avenir, mes études que je poursuis encore (bah oui, un doctorat ne se prépare pas en 2 mois, surtout lorsque l'on taffe à coté) et de ce que je veux en faire. Je ne me plains pas trop, je crois ne pas trop mal réussir dans ma branche, de la façon la plus honnête, et non pas à force de jouer au lèche-boules comme certains maitres de conférence - incapables notoires - qui ne doivent leur statut qu'au fait qu'il n'ont pas eu peur d'avoir la langue qui sente la merde. La méritocratie... illusions et désillusions. Malgré tout, j'en reste un fervent défenseur.

 

Je n'ai jamais vraiment eu de plan de carrière de projet bien défini, avec un objectif précis à atteindre par tous les moyens et ai toujours placé autant que possible ma vie personnelle avant mes études (dans une mesure relativement raisonnable je l'avoue) mais par exemple, l'idée de préparer un grand concours comme celui de la magistrature, alors que j'en avais je crois pleinement les capacités, et de passer une année entière à bosser comme une andouille nuit et jour m'a toujours révulsé. Encore maintenant, j'aime bien prendre mon temps et profiter de l'instant présent, quitte à retarder certaines échéances. Non pas que je n'aie aucune ambition, ne vous y trompez pas. J'ai même pas mal d'ambition et des envies professionnelles assez prétentieuses. Non pas pour la gloriole dont je me contrefous, mais simplement par goût, gagner suffisamment pour vivre bien sans trop se poser de question, et jouir de la vie entouré des gens qu'on aime. En toute simplicité.

 

J'en étais à cet état de ma réflexion lorsque je croisai ce soir un énergumène digne du plus haut intérêt au sortir d'une messe pour laquelle je jouais à l'organiste. Je crois que j'avais engagé la conversation avec sa copine ou sa grande soeur, à moins que ce fut quelqu'un de totalement étranger... Lorsque nous en vînmes à ouvrir la conversation alors qu'il me proposait un verre de coca. Rapide description : le monsieur doit avoir 22/23 ans, est en Master 2 "droit des systèmes et réseaux" - ou quelque chose dans ce goût là - à la fac, petit, cheveux chatain-clair, courts et raie à peu près de coté (après 19h c'est excusable), un léger embonpoint signe d'une alimentation abondante et d'une sédentarité certaine, s'exprimant assez fort, vêtu d'un pantalon beige à pinces et d'une chemise de marque légèrement débraillée laissant apparaître un poitrail à la pilosité foisonnante. Un petit ourson en somme, issu sans aucun doute des beaux quartiers de Toulouse et comme on en croise régulièrement sur le parvis d'une belle église de la rue de la Dalbade les soirs de semaine où ont lieu les réunions de l'aumônerie étudiante pour ces messieurs-dames les petits bourgeois (ceux qui sont déjà passé par là vers 19H30 savent de quoi je parle). Bref... Il a envie de tcharrer et j'ai envie de l'écouter, de voir un peu ce qu'il a à raconter. On parle de ses études, de ses perspectives professionnelles. J'ai pas perdu mon temps... J'apprends que Winnie (appelons le ainsi, ourson-attitude oblige) a effectué un stage cet été au Ministère de la Défense ou un de leurs services délégués, je n'ai pas tout à fait compris - mais de toute façon le genre de stage que ni vous ni moi ne sommes capables de dégotter sans le subtil piston d'une connaissance bien bien placée... mais là n'est pas la question, et après tout tant mieux pour lui ! - et qu'il s'est "trop marré" (sic.). Qu'il veut ensuite bosser dans le public parce que, me confia-t-il : "Là, ben, t'as vachement vite des responsabilités importantes pour un salaire pas terrible." Et moi de lui dire qu'à mon avis s'il veut gagner du fric il a tout intérêt à aller dans le privé... C'est pas un secret ! Et Winnie de me répondre : "Haaaa mééé noon !! D'abord du bosses dans le public, tu te fais un CV avec des responsabilités importantes, parce que dans le public ont te file assez vite des grosses responsabilités, et ensuite, tu vas dans le privé. Parce que là, tu leur dis : voilà les responsabilités que j'avais avant ; donnez moi les mêmes ! Et là, ben forcément tu doubles ton salaire facile ! Point de vue plan de carrière c'est top..." Et Winnie d'arborer un sourire satisfait béatement candide.

 

Tout d'un coup, tout m'est revenu comme un flash : le mail de Méchant Chimiste, le billet de Colin-Ducasse, la pyramide de Maslow...

C'est parfois marrant, la vie.

 

jeudi 9 octobre 2008

Les acharnés du boulot.

 

Grosse feignasse je suis, grosse feignasse je reste... Oui, c'est bien de moi que je parle, alors même que mon emploi du temps journalier ne tient pas sur moins de 27 heures, et mon semainier sur moins de 10 jours...

Pourtant, étrangement, j'aime glander... C'est un état d'esprit. Si j'ai vraiment besoin de faire dix milliards de choses simultanément et mener plusieurs projets de front, j'apprécie infiniment me la couler douce, ne rien faire, et glander...  Et pour ne pas trahir cet état d'esprit, ce billet sera l'occastion une fois de plus de vous démontrer comment pondre une page en en écrivant moins d'un quart... ^^

 

Alors, aujourd'hui, je voudrais ériger en hymne cette chansonette et la dédier à tous ceux et celles qui n'ont d'autre envie de de glander consiencieusement :

 

LE TRAVAIL C'EST LA SANTÉ
Henri Salvador


Le travail, c'est la santé.
Rien faire, c'est la conserver.
Les prisonniers du boulot
Ne font pas de vieux os.

Ces gens qui courent au grand galop,
En auto, métro ou vélo,
Vont-ils voir un film rigolo?
Mais non, ils vont à leur boulot!

REFRAIN

Ils bossent onze mois pour les vacances
Et sont crevés quand ils en ont, ben, ils sont morts!
Un mois plus tard, ils sont costauds
Mais faut reprendre le boulot!!!

REFRAIN

Dire qu'il y a des gens en pagaille
Qui courent sans cesse après le travail.
Moi, le travail me court après.
Il n'est pas près de me rattraper!

REFRAIN

Maintenant, dans le plus petit village,
Les gens travaillent comme des sauvages
Pour se payer tout le confort.
Quand ils en ont, ben, ils sont morts.

REFRAIN

Hommes d'affaires et meneurs de foules
Travaillent à en perdre la boule
Et meurent d'une maladie de coeur.
C'est très rare chez les pétanqueurs!

 

Tous en choeur !

 

lundi 6 octobre 2008

Envies vespérales

 

Rude journée que ce lundi après un week-end à peine reposant. Non pas que j'ai au cours de ces jours derniers, assouvi quelques triviaux désirs au gré de frasques orgiaques qui eussent conduit quelques personnes sans scrupules à se gorger voluptueusement des délices excquises de mon corps d'apollon (bah, oui, on peut rêver non ?)...

 

Non hélas rien de cela... la réalité est beaucoup plus simple quoique ne manquant pas d'originalité, puisque j'ai servi ces trois jours durant d'esclave à des musiciens de premier choix, afin que ces messieurs prodiguassent, avec la dextérité digitale qui sied à leur talent - et pour qu'ils ne faillissent point à leur réputation, les onctions célestes béatifiantes de bonheurs orphéens à un auditoire avisé, venu en nombre pour l'occasion.

En clair, j'ai joué les tireurs de registres pour des concerts d'orgue, et écumé de longues heures de répétition plus ou moins soutenues, jusques en des heures fort tardives. Mais au final, quel enchantement ! Ce ne furent que louanges et applaudissements. Du bon boulot en somme. Je n'ai pas failli à ma réputation de tireur d'élite, gagnée à la sueur du front et à la force du poignet... (les initiés comprendront ^^).

 

C'est donc pas du tout reposé que je pris ce matin le chemin de la fac pour mes trois heures de TD du lundi (8h-11h) avant que de rejoindre mes quartiers de la rue de la Fonderie pour mes quatre heures et demi de TD du lundi après midi (14h-18h30 non stop). Et entre midi et deux, déjeûner, rattraper les couffes qui apparaissent toujours au moment qui s'y prête le moins... comme de bien entendu. Sinon, bah se serait pas drôle du tout... Bref, que du bonheur.

 

Tout ça pour vous dire que, là ce soir toussuite, je suis...

ANEANTI !!

 

Après 7h30 de cours assumés avec brio et panache, je l'avoue humblement... J'en peux plus... Si ! Même le Tambour Major a ses limites !

 

 

Après une si rude journée, je n'ai qu'une envie...


Un bon bain chaud avec profusion de mousse qui pique pas les yeux...

 

Et si je pouvais aussi...


Des mains douces pour me masser le dos, la nuque, et me faire oublier tous mes tracas

 

Du calme, du silence, envie de fraîcheur

 

Des bras dans lesquels me blottir et me réfugier

 

Quelqu'un qui m'attende à la maison et qui sache communier à ce silence

 

Comater devant la télé, la tête bercée par le rythme lent d'une respiration profonde, lovés dans le canapé

 

M'endormir comme un gros bébé et faire de beaux rêves.

 

 

Envie ... d'être heureux, tout simplement.

 

mercredi 1 octobre 2008

Coup de gueule du soir.

 

Marre, marre, marre !!

Font chier ces gens qui pensent qu'à leurs malheurs sans songer une seconde que la personne en face vit exactement la même chose, qui passent leur journée entière à se lamenter et qu'on est obligé d'écouter se morfondre au risque de les voir s'enfoncer un peu plus...

 

Ce soir j'ai une fois de plus (combien de fois au juste ? j'ai arrêté de compter...) joué au Saint Bernard pour un ami qui déprime depuis que sa copine l'a plaqué et qui vit depuis un amour unilatéral sans possibilité d'esperer un retour. De mon coté je vis aussi sur les blessures non encore cicatrisées d'une rupture particulièrement difficile qui me replonge régulièrement dans les affres de tourments amers. A trop vouloir aider on finit par se faire du mal... et ce soir cette espèce de triple buse a bien failli me faire craquer pour de bon alors que je m'évertue à redresser la barre au prix de durs efforts. Ca m'apprendra à vouloir rendre service tient !!

 

J'ai failli lui dire lorsque nous nous sommes quittés pour regagner chacun ses pénates "Pense un tout petit peu qu'en face de toi les gens qui t'écoutent vivent aussi des choses particulièrement difficile... ouvre les yeux et sois un peu moins égoïste".

Je n'ai pas osé, quoique les lèvres m'aient brûlé.

Lui balancer une telle chose en pleine face eut été méchant. Je crois...

 

Qui a dit "boulet" ?

dimanche 28 septembre 2008

Dimanche d'automne

 

           Un rayon qui dardre à travers les volets

                  Tendresse de l'oreiller

       moëlleux de la couette                                

Un grand lit vide

tu me manques tant

la douceur du parquet sous les pieds                                                                         

la douceur de tes bras

                                                                 la fraicheur du carrelage qui fait frissonner

                                                                              la fraicheur de ton souffle

Il fait beau dehors

                                                                                                                                                                         Il pleure encore dans mon coeur

                                                             se faire un manteau de soleil                                                                                      

         Une douce lumière blanche baigne la ville

                                                                                                                      De l'eau qui frémit

L'odeur doucereuse du thé qui monte en volutes cendrées

Parfums d'oubli

Parfums d'amitié                                               

                                                                                                       Un bout de gâteau à la broche grignotté sur la terrasse

... des miettes ...                                 tant et tant...

 

                                                                   Indiscrétion

                                                                             indice crée si-on ?

                                                                                          "Hein ?" dit Scréssion...

                                                                                                      Hendi s'crée Sion

                                                                                                                  Indes hisse Kraicion

                                                                                                                                 Hahahahaha...

                Je ne t'en veux pas !   

Ne pas vivre dans le passé...

 

Respirer le calme d'un matin presque ordinaire.

 

 

 

 

samedi 27 septembre 2008

Putain de bordel de merde de machine à la con !!

Gros gros gros gros GROS ENORME coup de gueule aujourd'hui...

La raison de mon ire ? Mon ordi qui refusait obstinément de démarrer ce matin. Il l'avait décidé dans ses petits circuits imprimés entre le moment où je me suis couché et celui où j'ai eu l'idée saugrenue de presser du doigt le bouton "ON", pris d'une soudaine envie de me faire chier, retors à toute imploration larmoyante devant un écran qui restait désespérément vide...

En fait, après une séquence de démarrage normale, le bureau s'affichait, mais...  rien , aucune icone, et le disque se mettait au repos, hop, encéphalogramme plat. Etrange étrange. Je contrôle le gestinnaire des taches et m'aperçois que le "system" est "inactif"... Sacrebleu, je vais t'en foutre moi de l'inactif !! Je redémarre la bête sans plus de succès : nada, quedalle, niet... le néant intersidéral d'une machine froide, morte, inerte, casse burnes. Je sens une légère crise d'hystérie poindre (non, pas le balancer par la fenêtre, là ce serait vraiment irrécupérable).

Du coup, afin de booter ce malotru, je décidais d'effectuer une restauration du système à l'aide des CD que j'ai retrouvé dans ma bibliothèque...


Et....

... ça a marché.

Très bien d'ailleurs.

Trop bien même ...


Le point positif c'est que désormais mon ordi fonctionne à nouveau comme au premier jour. J'ai même gagné 37 Go d'espace disque. Incroyable non ? Pas tant que ça lorsque l'on sait que l'opération a littéralement formaté mon disque et basardé tout son contenu !!! Adieu logiciels, dossiers de sauvegarde, photos, configurations, archives de conversations MSN... Car cette saloperie a TOUT bazardé !!! Je suis vert de rage...

Heureusement, je conserve une grande partie de mes fichiers en double sur 2 clés USB et un disque externe de 500 Go... Ouf.
Mais putain, maintenant je dois TOUT reconfigurer, faire toutes les mises à jour, et tout un tas d'autres trucs hyper gonflants pour retrouver à peu près mes paramètres d'il y a quelques heures seulement....

C'est beau l'informatique. Mais quand ça plante...


mardi 23 septembre 2008

Coup de gueule du jour...

En attendant d'avoir davantage de temps pour écrire un billet digne de ce nom,

(et le temps aussi de terminer un ouvrage scientifique de premier ordre)

mon coup de gueule du jour :




Et toc !