jeudi 9 août 2007

Selection de l'été

 

La période estivale est réputée propice à la lecture. A l'orée du mois de juillet, les vitrines de nos librairies préférées se parent d'ouvrages susceptibles d'attirer le chaland peu enclin à ce loisir, targué " d'intello " par ceux qui ne le pratiquent pas ou ceux qui veulent se la péter, ou le quidam qui n'a pas entrouvert la moindre couverture depuis le mode d'emploi de son lecteur DVD, jusqu'au librophile mi-homme mi-termite qui dévore assidûment et avec un systématisme qui frise le maladif, la moindre nouveauté recommandée chaleureusement par les magazines de tous poils et que l'on sait plus ou moins inféodés aux grandes maisons d'éditions dont ils ânonnent avec application les injonctions, afin - soyons en sûrs, de ne pas trahir la pensée de l'auteur ni de compromettre les finances de ladite maison... charité bien ordonnée...

En qualité de thésard, la lecture est une activité quotidienne qui nous conduit (je me permets d'inclure mes coreligionnaires) à absorber plusieurs mètres-cube de paperasse, pour notre plus grand bonheur.

 

" Alors Maryse, quels ouvrages nous proposez vous pour cet été ?

- Bonjour Jean-Pierre ! Hé bien, pour cet été j'ai déniché pour vous quelques livres tout à fait magnifiques qui raviront les grands comme les petits et que vous dévorerez sur votre serviette de plage.

- Vous nous mettez l'eau à la bouche Maryse ! Alors, par quoi commençons nous ?

- Hé bien tout d'abord ce magnifique ouvrage de Robert Le Balle intitulé "De la nature du droit du concessionnaire de sépulture".

- Magnifique Maryse....! Mais de quoi s'agit-il ?

- Il s'agit d'une thèse de doctorat soutenue en 1924. Cet ouvrage est - comment dire ? - tout simplement admirable. On est d'emblée séduits par la reliure in folio plein cuir, avec tranche dorée... Je vous avoue, Jean-Pierre, que j'ai d'abord longuement regardé ce livre qui constitue déjà en soi un bel objet...

- Haaaaaa oui .... c'est vrai que c'est beau.... on a presque envie de l'encadrer tellement il est joli.

- Ho oui Jean-Pierre. Mais après la séduction extérieure, vient la séduction intérieure de cet ouvrage qui fera date dans la littérature estivale. La trame littéraire est toute simple mais d'une redoutable efficacité. Peu d'effets de style, pas de métaphore turgescente, rien de tout cela... L'intrigue, réduite à sa plus simple expression, vous prend en halène à la première page et ne vous relache qu'à la dernière phrase... Laissez moi vous en lire un extrait...

- Avec plaisir Maryse ...


" L'idée que le terrain consacré aux sépultures puisse faire l'objet d'une propriété n'a rien, en soi, qui heurte le sentiment juridique. Elle est, de plus, en parfaite harmonie avec le désir qui nous porte à considérer comme doublement notre la terre où reposent les dépouilles mortelles des membres de notre famille ou de ceux que notre affection a volontairement considérés comme tels"

- Que tout cela est beau Maryse, que tout cela est beau ...

- Je ne vous le fait pas dire Jean-Pierre. En quelques lignes on sent monter toute la tension dramatique, toute l'angoisse existentielle du vivant et du mort,  la déliquescence du passé et l'étiolement de la mémoire transgénérationnelle...

- Ho oui Maryse ! C'est vrai que ça donne envie ! Vous nous rappelez les références Maryse ?

- Alors, "De la nature du droit du concessionnaire de sépulture" de Robert Le Balle, à la Grande Imprimerie de Meulan, Auguste Réty.

- Parfait Maryse. Avez vous autre chose à nous porposer ?
- Tout à fait Jean-Pierre... Je vous propose également, pour continuer dans cet esprit très rafraîchissant des concessions funéraires, un ouvrage absolument merveilleux co-écrit par Guillaume d'Abbadie et de Claude Bouriot...

- Il s'agit de ...?

- Il s'agit du "Code Pratique des opérations funéraires", particulièrement le second tome consacré aux cimetierres et aux concessions.

- Hooooo..... quel bel ouvrage vous nous présentez-là Maryse !

- Hé oui Jean-Pierre... Tout au long des 300 pages vous découvrirez avec délectation les mystères de la réglementation de la crémation funéraire, l'ésotérisme tourmenté de la desaffectation des cimetières et le ravissement tendrement érotique des règles d'urbanisme afférentes aux cimetières municipaux...

- Un petit extrait peut-être ?

- Bien sur Jean-Pierre...


" Les agents municipaux des services des pompes funèbres, en tant que fonctionnaires intégrés dans les cadres d'emplois de la filière technique, sont dorénavant soumis au dispositifs indemnitaire qui résulte de l'article 88 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 modifiée et du décret n°91-875 du 6 septembre 1991. Ils peuvent bénéficier des possibilités offertes par le nouveau régime indemnitaire et notamment l'article 5 du décret précité, qui permet la constitution d'une enveloppe supplémentaire comme du cumul toujours possible avec les indemnités liées à des responsabilités ou sujétions particulières".

- Hééééé bien.... il me tarde d'être sur la plage Maryse !

- Comme je vous comprends Jean-Pierre...

- Vous nous rappelez les références de ce magnifique ouvrage ?

- Bien sûr Jean-Pierre, il s'agit du "Code Pratique des opérations funéraires" par Guillaume d'Abbadie et Claude Bouriot, et c'est paru aux éditions Le Moniteur.

- Merci Maryse pour ces conseils de lecture ; nous espérons chers téléspectateurs que vous apprécierez autant que notre équipe et que grace à nous vous passerez un été littéraire comblé ! "

 

A n'en pas douter oui ...

... absolument palpitant ...

... et je sais de quoi je parle !

 

la preuve en images

et je vous passe le reste !

 

                      

 

Un vibrant merci à mon Directeur de Thèse pour ces recommandations !

 

(cela dit... j'avoue... c'est passionnant....)

 

 

mardi 7 août 2007

Rando dans le Néouvielle

 

Aïé, c'est fait, nous avons randonnifié dans le Néouvielle.

Le projet d'une rando itinérante le cours d'un-week end était en germe depuis un an, et après quelques hésitations techniques (quand ? où ? combien de temps ? quelle difficulté ?) j'ai jeté mon dévolu sur un tour du Néouvielle et son parc naturel pour une durée de 2 jours.

 

Théoriquement le treck consistait en une boucle partant du lac d'Orédon, passant par le Lac d'Aumar puis du Gourguet, jusqu'au refuge de Bastan, enfin retour par le lac de l'Oule, le col d'Estoudou ; j'ai bien dit théoriquement...


Nous partîmes vendredi en fin d'après midi afin d'être sur place le samedi matin et d'attaquer la rando dans les meilleures conditions. Arrivés au lac d'Orédon, à partir duquel devait s'articulait tout notre week end, nous installons notre campement sur les rives du lac puis nous déballons quelques victuailles. Gérard en profite pour se foutre de moi parce que j'avais eu l'idée de porter une grosse boite de cassoulet que nous ferions réchauffer sur la popotte. "J'en mangerai pas de ton truc !"... mwé.... quelques minutes plus tard il changeait un peu de ton, face à un froid qui gagnait les lieux "bon, j'en prendrai mais alors un tout petit peu..." ; cinq minutes plus tard nous partagions le contenu de la boite en 2 parts à peu près égales, qui furent englouties en quelques coups de cuillère... Alors ? C'était pas une si mauvaise idée que ça ?

22h30, nous nous couchons dans nos tentes et nous aprètons à passer la première nuit de bivouac, sans savoir que nous allions affronter un froid glacial (environ 3°C...).

 

Samedi matin, on s'éveille, on met le nez dehors, on grelotte, on s'emitouffle dans un pantalon et une polaire, on démonte le bivouac. Après un copieux petit dèj, nous nous ébranlons gaillardement sur les sentiers du néouvielle : l'aventure nous appelle !!

Au bout de quelques instants de marche, les premiers lacs offrent à nos yeux leur eau cristalline d'un bleu presqu'irréel dans un écrin minéral de pierres démembrées, adouci par la présence rassurante de conifères à l'ombre rafraîchissante. Nous voici aux lacs d'Aubert et d'Aumar, le premier des deux se caractérisant par une retenue visible depuis le lac d'Orédon. Nous rencontrons également un troupeau de vache à la placidité toute bovine et ne resistons pas au rituel de la photo.

Jusque là tout était en ordre. Nous nous remettons en route et prenons la direction du Col d'Estoudou que nous gravissons à la force des mollets. Un passage escarpé à flan de montagne nous offre une vue plongeante sur le lac d'Orédon et le parking que nous avons quité il y a maintenant quelques heures.


 

Arrivés en haut du col d'Estoudou, un petit coup d'oeil sur la carte me fait tiquer... c'est qu'en principe,  bé.... on n'avait pas à grimper le col d'Estoudou... on s'est juste planté d'itinéraire... on fait le circuit, en sens inverse ! Qu'à cela ne tienne... on continue ! Direction le lac de l'Oule auquel on accède par une pente raidissime que l'on espère n'avoir jamais à remonter. Les événements à venir seront cruels.

Arrivés sur les bords du lac de l'Oule nous découvrons un endroit ombragé propice au casse croute et nous adonnons à une abondante séance de farniente. Nous sommes à peine à une grosse heure et 1/2 du refuge de Bastan dans les environs duquel nous devons passer la nuit.

 

Trois heures plus tard nous rechaussons nos sabots et prenons le chemin de Bastan. Il fait chaud, très chaud... Gérard a li'dée de se baigner dans un lac... en un temps trois mouvement le voici en short et s'engouffre dans l'eau. "Elle est glaciale ! Mais elle est vachement bonne ! Viens !" me lance-t-il... Après quelques instants d'hésitation (moi qui ne prend de bain que si l'eau fait fondre la robinetterie...) je mets un orteil dans l'eau... Gasppsssssss !! C'est hyper froid ce bordel ! Arrangué par les encouragements un brin narquois de Gérard, je me lance à mon tour... elle est glacée... mais finalement ça fait un bien fou !

Rafraîchis et séchés au soleil, nous reprenons notre périple vers Bastan où nous parvenons rapidement. Après avoir découvert un point d'eau potable, nous choisissons un endroit pour sacrifier au rituel du bivouac et du repas.


Dimanche matin, la nuit fut bonne et nettement moins froide que la précédente, alors que nous sommes 400 mètres plus haut. Tant mieux !

Un rapide petit dèj, un petit café au refuge qui nous a presque fait regretté de ne l'avoir pas fait nous même avec nos sachet lyophilisés et notre réchaud... m'enfin...

Au programme du jour, bé, finir le périple entammé la veille... en sens inverse. Ce qui n'est pas sans poser de sérieuses difficultés car il faut désormais réinterpréter les informations données par le guide... source de pas mal de tergiversations !

 

Nous prenons la direction des lacs de Bastanet et franchissons 2 cols qui nous ouvrent les horizons étourdissantes du Néouvielle. La marche devient difficile en raison de la pente (on se met en mode "marche automatique - cerveau déconnecté pour pas penser que c'est dur) et du terrain très accidenté et très rocailleux. Après avoir traversé les lacs de Bastanet, nous descendons dans une vallée.... mon genou gauche commence à faire des siennes.... aïe aïe aïe.... ! Si ça continue comme ça, je vais pas pouvoir marcher bien longtemps !

Arrivés à "la cabanne de berger restaurée" annoncée par le guide, nous cherchons notre chemin... et là... c'est le drame, car point de chemin il n'y a !! J'ai beau retourner la carte et le guide dans tous les sens...  non vraiment, je vois pas... "Bon, bé... on va prendre par là..." lancè-je l'air à peu près sûr de moi, qui n'a pas trompé Gérard plus d'1/2 seconde...

Et nous voici partis à travers la montagne, dévalant à travers les herbes sauvages et les éboulis... Au bout d'une grosse 1/2 heure de trecking, nous apercevons le lac de l'Oule : sauvés ! A défaut de savoir exactement où l'on est, on sait désormais où on va ! Ce n'est pas exactement (en fait pas du tout) l'itinéraire prévu... mais ce n'est pas bien grave.

Finalement, nous finissons par attérir le long d'un sentier fleurtant avec un torrent tourbillonant au long duquel des pêcheur s'alanguissent. La douleur au genou est moins en moins soutenable...

Nous nous arrêtons pour une pause déjeuner. J'en profite pour alpaguer un couple de randonneurs et quémander quelque drogue susceptible de calmer la douleur. On me donne 2 comprimés de Dafalgan salutaires qui me permettrons de terminer la journée dans de meilleures dispositions.

Gérard est littéralement assailli par les insectes de la pire espèce et suggère que nous levions le camps. Nous nous exécutons, le temps de se couvre, au loin le tonnerre gronde...

Nous arrivons au lac de L'Oule ! Nos amies les vaches ont gagné d'autres pâturages. Quelques gouttes de pluie marquent de leur empreinte la poussière sèche, les pièrres assoiffées exhalent des senteurs minérales, l'air se fait soyeux.

Nous contournons le lac afin de gagner le sentier menant au col d'Estoudou, que nous devons alors gravir... celui-là même que nous espérions ne jamais avoir à affronter en ascension, voici désormais qu'il est notre seule voie sur le chemin de retour... A partir de cet instant a commencé l'heure et demi la plus pénible de ces deux jours... Une heure et demi de montée non-stop, de montée franche et raide, sur un sentier escarpé, mal foutu, plein de pierres et de racines, sans repos possible... Seule solution : le mode Massey-Ferguson 1ère vitesse lente... : j'avance pas à pas, 20 cm à la fois, ça prendra le temps qu'il faut, je vais en chier, mais au bout du compte j'arriverai en haut... Gérard passe devant. A peine avais-je fait une centaine de mètre et sué plusieurs litres d'eau, qu'une espèce d'encorné des carpates, la bouche en coeur me lance

- "boooouh lalalalalala.... j'ose même pas vous dire que vous z'en êtes à peine au début du quart... après c'est encore pire... ça monte raide comme ça (il me mime la pente de la main) !"

Espèce de rognure de balais à chiotte !! Comme si on avait besoin de ça ! On le sait que ça grimpe bordel ! Je lui aurais bien arraché les yeux avec les dents mais ma bonne éducation m'interdit une telle sauvagerie gratuite... pas frapper, pas frapper....

On se reconcentre, mode Massey-Ferguson..., un pas après l'autre, on avance, on transpire, on en chie, c'est dur, oui... c'est dur...

Je ne sais pas combien de temps a duré cette montée... mais croyez moi, on est bien lorsque l'on arrive en haut !

Je rejoints Gérard qui m'avait devancé, on s'abreuve puis nous dirigeons vers la dernière déscente : direction le parking du lac d'Orédon, que nous atteignons plus ou moins rapidement, ma patte folle faisant à nouveau des guilis-guilis peu agréables, quoiqu'encore supportables.

 

17H... nous sommes sur le parking.

Gérard dévore une pomme et a déjà troqué ses chaussures de rando pour des tennis plus légères. J'enlève les miennes, redoutant les émanations gazeuses toxiques qui pourraient en émaner... Le ciel se couvre d'avantage, il commence à pleuvoir pour de bon.

On boucle les ceintures, nous voici sur le chemin du retour.

 


 

La prochaine fois, j'apprendrais à lire proprement une carte... promis.

En même temps, c'était tellement plus fou !

 

vendredi 3 août 2007

Pensée du soir (je sais il est très tard.... et j'ai bu !)

 

Ce soir, 2 citations pour le prix d'une....

 

 

"Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître.

Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.

Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis"

A. de Saint Exupéry

 

"Un  ami, c'est quelqu'un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même"

H. Lauwick

 

C'est peut être totalement con... mais fallait le dire. C'est dit !

 

 

Comprenne qui pourra.... comprenne qui doit...

mardi 31 juillet 2007

Me revoilou !

 

Taaaadaaaaaaaam ! 

Je suis de retour ! Crevé par une semaine lourdaise mais paré à reprendre le boulot à pleines dents.

 

Je sais que je vous ai manqué et que vous avez pleuré toutes les larme de votres corps tellement mon absence fut insoutenable... Calmez vous, calmez vous... séchez vos grands yeux et vos joues ruisselantes: I AM BACK ! (bé quoi.... j'ai le droit de rêver un peu non ?).

 

Ce fut une semaine très agréable dans un cadre magnifique, entouré de gens venant des 4 coins de l'hexagone.... 120 sessionistes, 25 profs dont je faisais partie, 7 jours de 35 heures chacuns, des fou-rires, des rencontres, des amitiés nouvelles, le regret de n'avoir découvert certaines personnalités que trop tard... 

Pour ceux qui ont manqué le dernier épisode j'ai été émbauché pour jouer au professeur de musique pendant une semaine dans le cadre d'une session de musique liturgique à Lourdes. Pendant 7 jours j'ai donné des cours de solfège et des leçons de piano à des gens qui soit n'avaient jamais mis les mains sur un clavier ("non madame, ça c'est pas un piano, c'est une vache....") soit ignoraient qu'on pouvait aussi jouer avec sa main gauche. Et pour tout dire, je ne suis pas peu fier du travail accompli, avec patience (il en faut !!) et détermination, aidé de la bonne volonté sans faille de mes élèves. Je ne les ai pas transformé en Samson François ou en Vlado Perlemuter, je n'ai pas eu assez de temsp, mais j'espère leur avoir donné le goût et l'envie de perséverer dans leurs efforts. En tous cas j'ai l'impression qu'ils ont apprécié mon enseignement. Pour tout dire, lors de mon départ dimanche matin, les sessionistes ont accompagné ma ZX en faisant des rondes tandis que des jeunes filles endrapées de blanc déversaient des pétales de roses sur mon chemin... (mééééééééééheu..... Si !! Je vous dis que c'est vrai.... pffffffff.....).

De retour donc,  mais crevé ! C'est que les nuits ont été courtes (5h tout au plus par nuit... ça fait pas beaucoup je trouve), et qu'en outre j'ai choppé une vilaine crève de derrière les fagots tout ça parceque j'ai eu la bonne idée, dès le premier soir, de dormir la fenêtre ouverte... je ne m'attendais pas à ce que les nuits soient aussi fraîches et humides par là bas ! Total : réveillé frigorifié à 3h du matin, puis sensation de frisson dans les orteils... mauvais signe... le lendemain, bé, les yeux brulants de fièvre, nez qui coule, toux etc etc... heureusement les mamies ont toujours une pharamcopée digne de Médecins du Monde et ont su me procurer tout ce dont j'avais besoin pour me soigner. Fier comme artaban, j'ai fait ma semaine l'air de rien, souffrant en silence.

Je dirai également quelques mots des délires nocturnes du cru qui ont consisté, à l'aide d'un passe, à saccager la chambre de quelques sessionistes. Ainsi certains se sont retrouvés avec les draps cousus au matelas, les mineurs ont été contraints à une soirée menuiserie pour remonter les lits superposés donts les sommiers et matelats avaient été soigneuesement entreposés dans les douches.... ou encore la séquence "le chat a joué avec la pelotte de laine" qui a consisté à emberlificotter 1 pelotte de laine dans toute une chambre, la transformant en fort-boyard-zone... Tout cela bien entendu dans la plus franche rigolade, surtout pour les auteurs de ces méfaits.... (moâ ?? noooooon.... ).  

 

Maintenant, faut se remettre au boulot... même pas peur...

En plus ce WE je remets ça avec une rando dans les pyréenées....

 

... et le WE suivant c'est canyoning en espagne.

 

L'aventure continue !

samedi 21 juillet 2007

Le numéro que vous demandez est momentanément indisponible

 

Non non, je vous rassure, je n'ai pas pris la décision de fermer ce blog après quelques semaines d'existence seulement, laissons le temps à cette petite chose de vivre un petit peu plus longtemps. 

Je vous abandonne uniquement quelques jours - une semaine - pour des vacances ! Et oui, en dépis de ma légendaire endurance physique (qui n'est pas usurpée) j'éprouve moi aussi le besoin de prendre du repos. Quoiqu'ici le repos sera tout relatif puisque je pars pour Lourdes jouer au porfesseur de musique dans une session liturgique.

Une petite semaine, loin de considérations juridiques, loin de la fac de droit et de ma thèse, une semaine pour m'aérer et me reposer les neurones, une semaine sans vous, une semaine sans MSN et les discussions quotidiennes (ça, ça va me manque je crois).

Je sais que je vais laisser un vide cosmique incommensurable dans votre esprit et votre coeur, que certains - désemparés - iront jusqu'à songer à commettre l'irréparable (manger des raviolis en boite par exemple) et que vous pleurerez toutes les larmes de votre corps en attendant de mes nouvelles (bé quoi...?).

Oui, avouez, je vais vous manquer.... (hé bé.... dites le !)

Soyez forts mes zamis !!

 

I'll be back....

mercredi 18 juillet 2007

Parrain !


Depuis dimanche dernier (15 juillet) je suis... Parrain !

Parrain d'un petit bout de chou espiègle qui se prénomme Adam, rejeton de Mylène et Martin (alias Kingluther) qui ont eu l'inconscience de m'attribuer cette tâche ; je profite de ces quelques lignes pour les remercier à nouveau de leur confiance. J'espère relever le défi avec panache.




Là c'est juste avant que le grand vert ne lui asperge la caboche d'eau.
Bé en fait, il a pas tant rechigné que ça. L'est courageux mon filleul !


Très bonne journée gorgée de soleil et de bonne humeur qui, après des agapes spirituelles, s'est prolongée pas un festin digne de ce à quoi nos deux compères nous avaient habitués. Bref, on a terminé la peau du ventre bien tendue, comme il se doit !


vendredi 13 juillet 2007

Lucky Day...


Aujourd'hui c'est .....

Vendredi 13 !

Comme vous vous en doutez, ce jour est marqué d'une pierre blanche dans notre inconscient collectif . En effet, ils'agit - souvenons nous ensemble - du jour

de l'anniversaire de l'assassinant de Marat (13 juillet 1793),
du décès de Compay Segundo, 95 ans, chanteur et compositeur cubain (en 2003),
de l'inauguration de l'Opéra Bastille par F. Mitterrand en 1989,
de l'anniversaire de la première traversée aller-retour de l'Atlantique par un dirigeable: le "4-34" britannique (1919),
de la signature en 1878 du Traité de Berlin par lequel les puissances européennes redessinent les frontières des Balkans, en révision du traité de San Stephano, jugé trop favorable aux Russes,
du 80° anniversaire de Simone Veil...

Mais c'est aussi le jour de la chance et du jeu, fabriqué de toute pièce par nos zamis les publicitaires pour nous forcer, par une habile manipulation mentale dont ils sont le secret, à acheter qui un ticket de loto, qui un Millionnaire, qui un Bingo... bref vous connaissez aussi bien que moi tous ce jeux à la con qui, sous prétexte de vous faire rêver à une vie meilleure d'un coup de baguette magique, vous escroquent de quelques Euros que vous auriez pu dépenser à tout autre chose de plus concret.
En même temps....

En même temps, qui pourrait rester totalement insensible à la possibilité (infime, mais pas inexistante) de gagner 15 millions d'Euros (super cagnotte de ce soir) ?
15.000.000 d'€uros ?

100.000.000 de Francs ?
(je m'adresse aux plus agés d'entre nous qui convertissent encore en Francs)

Sans parler des quelques 54.000.000 d'Euros mis en jeu pour l' €uromillion !
(là je ne fais même pas la conversion en Francs, ça devient carrément hallucinogène...)

Avec une telle somme, il a de quoi craquer littéralement !
Moi si je gagnais...
Si je gagnais, je ferait un peu de ménage : exit la ZX, vive l'A4 et pourquoi pas une vieille Bentley hors d'âge pour frimer le week-end ; exit mon (bel) appart, vive la vie à la campagne : soyons modeste, un petit (manoir) pavillon façon néogothique avec escalier monumental, cheminée dans toutes les pièces, salon de musique, bibliothèque, parc arboré (20Ha minimum, histoire de pas être emmerdé par des voisins (Sartres avait raison : l'enfer c'est l'autre), une armada de gens de maison... et une petite résidence secondaire aux Seychelles. Notons aussi que le salon de musique sera doté de quelques binious de bon choix, tels qu'un piano à queue de concert (Schimmel ? Bosendorfer ? Pleyel XIX° ? ) et nécessairement d'un orgue 3-4 claviers un peu dans le goût de celui du Town-Hall de Manchester par exemple... Ce qui me connaissent comprendront également que la cuisine ne saurait avoir une superficie inférieure à 50m²... Et enfin, un étage entier de chambres (30 m² par chambre semble un bon compromis) pour recevoir les amis.  Et puis évidemment quelques menues friandises telles que voyages (un treck en amérique du Sud par exemple), fringues hors de prix (fini de baver sur les vitrines... j'achète la boutique !!), et je ne sais quels petits délires qui me feraient bien marrer, peut être comme le suggérait Mathieu, faire raser un immonde immeuble en plein milieu d'une zone industrielle et y faire édifier un building art nouveau inspiré de Gaudi ?

Pour gagner, y'a pas de secret : faut jouer. Et moi comme une andouille je me dis toujours en de telles circonstances : "Allez, c'est décidé, aujourd'hui je joue !". Le soir arrive que je n'ai toujours pas joué... Certes on me rétorquera que l'argent ne fait pas le bonheur ; je répondrai sans hésitation "mais il y contribue"...

Bon, c'est décidé, aujourd'hui, je joue, pour de bon, promis....

Tambour Major qui fonce chez son buraliste.

lundi 9 juillet 2007

Temps de merde

Raz - le - bol !
J'en ai tout simplement ma claque de ce temps merdique.
On se lève le matin plein d'entrain, on fait des plans sur la journée, on se dit "génial, cest le 8 juillet et il va faire super beau, quel T-Shirt je vais pouvoir mettre aujourd'hui ? Le bleu ou le jaune ?", et l'on découvre en ouvrant les volets, non pas un ciel d'azur à travers lequel l'astre du jour darde ses rayons caressants, mais une espèce de pâte grisâtre et épaisse constituée d'un amoncèlement de nuages impénétrables et une température extérieure de 15° là où l'on est en droit d'attendre du 22° minimum (à 9h du matin ). Range les T-Shirt et ressort les habits d'automne ....
ForecastFox m'annonce un maximum pour cet aprèm' de ... 18°C, vous vous rendez compte ?! Et on est le 8 juillet ?! C'est une blague non ? Ils ont modifié le calendrier sans nous le dire par une expérience scientifique qui a mal tourné et la planète entière a fait un bon en avant dans le temps de 3 mois ?  Ou est-ce un complot intergalactique fomenté par des petits zêtres verts habitant Proxima du Centaure afin d'acclimater notre planète à leur goût avant de l'envahir ?

Mais on  est où là ?????????? Déjà en septembre ????

Ouiiiiiiiiiiiiiin !!!

vendredi 6 juillet 2007

Sortie cinéma


Petite virée au cinoche hier soir en compagnie de David et Laurence – the Queen of Tarots. A l’affiche Le Boulevard de la Mort de Q. Tarantino, en VOSTF comme il se doit.

Ne sachant pas exactement ce dont j’allais m’abreuver pendant une heure et demi, mes références cinématographiques étant par ailleurs quasi-nulles,


Wouai !! C’est un film avec Machin et Machine !!
- Kissa ?
- Maissi !! Ils ont joué dans la série « Machin Chose »
- Heu…J’ai jamais vu…
- Rhôooooo ….Mais enfin… c’est celle qui jouait le rôle principal dans « Un Film Très Connu » avec Trucmuche ! Tu sais… ?
- Ben…. Non… j’vois pas…
- Bon, atta… c’est elle qui est sortie avec Truc-Chose l’an dernier et qui fait Konassa dans la série qui passe sur M6 … tu vois là ?
- Haaaaaaa…Oué la série sur M6… oué oué… »

mais appréciant le travail de Tarantino (Jackie Brown ! Pulp Fiction ! Kill-Bill !!), j’allais découvrir ce nouvel opus du Maître avec une certaine curiosité et l’impatience enthousiaste que l’on peut s’imaginer


Si j’apprécie le cinéma, je n’ai aucune mémoire des noms en général, des noms d’acteurs en particuliers, et surtout, me contrefous totalement de ce qu’ils font, de avec qui ils baisent, de là où ils passent leurs vacances, du prénom de leur toutou, de la marque de leurs sous-vêtements... Moi, quand je vais au ciné, c’est pour passer un bon moment, rire, pleurer, m’ouvrir l’esprit, rêver, quitter mon quotidien, avoir peur, me sentir bien, ... ad lib… mais après, la vie (privée comme publique) des Stars zé acteurs, je m’en tamponne le croupion à un point qui dépasse l’entendement.

Bref, j’allais rejoindre mes deux acolytes du soir, l’esprit vierge de toute référence, de toute critique, de toute image (même pas vu un teaser ou une bande annonce !!) du film projeté. Si…. Franck, qui m’avait dit ceci : « J’ai été déçu ! ». Bon...

Nous voilà affalés dans notre fauteuil, on papote, on rigole, Laurence est sur triphasé… (ben... comme d'hab en fait ...), j'essaie tant bien que mal de me lover dans l'interstice laissé entre deux accoudoirs trop petit pour mon gabarit et de caser mes jambes qui dépassent toujours deci-delà.

La lumière se tamise, l’écran s’éclaire, un silence relatif tombe sur la salle, le film démarre.



. . .


Presque deux heures plus tard les mots « The End » s’inscrivent en lettres de lumière sur l’écran.

Quelques applaudissement timides tentent une percée rapidement découragée, la lumière se rallume, les premiers murmures, des spectateurs qui se lèvent, d’autres attendent la fin du générique. On a une patate d’enfer !!

C'est vrai, j’avoue, j’ai trouvé les 20 premières minutes une tantinet longuettes (non, je ne me suis pas assoupi [même pas vrai], j’étais juste un peu fatigué d’abord…. ) mais tout rentre dans l’ordre par l'intercession d'une danse du ventre qui tombe à point nommé. Les ingrédients Tarantiniesques sont là et bien là, les personnages sont bien campés, quelques instants de violence extrême, et des moments de pur délire totalement jouissifs !


Bien sûr, c’est un film à prendre au second degré, hommage appuyé aux productions de série B, avec des vraies-fausses erreurs de raccord, des vrais-faux défauts de pellicule, de vraies-fausses erreurs de colorimétrie…
Si ça vous tente, alors surtout ne regardez pas les teasers : ils ne sont pas forcément représentatifs (faut bien vendre, et en la matière on sait le pouvoir du sensationnel, les majors ne sont pas des établissements de charité), et pour le coup vous risqueriez de passer à coté du film… quel dommage !

En tous cas, moi, j'ai passé un super moment.


lundi 2 juillet 2007

Dream Team - St Marthe Connection



Sensation étrange que de revoir des camarades de classe perdus de vue depuis..... pfffffiou ! disons... de nombreuses années.

C'est encore plus émouvant lorsque ces retrouvailles ont pour cadre la cour de récréation qui nous a vus d'abord tous petiots, puis pousser peu à peu à l'ombre des marronniers qui la jalonnent.

Emotion également de revoir des lieux qui ont marqué à jamais notre tendre enfance : le couloir qui transperçait l'école de part en part nous semblait alors gigantesque, le réfectoire qui pouvait accueillir une armée entière et dont la traversée tournait rapidement à l'épopée héroïque (en fait, quelques tables pour quelques dizaines de marmots, tout au plus), et les classes dans l'enceinte desquelles nous apprîmes nos tables de multiplications, fîmes nos armes de lecteurs grâce à la méthode Nounours (si si, je vous assure, elle s'appelait vraiment comme ça !!) et nous confrontâmes avec délices aux dures loi de cette rigide grammaire.

C'était il y a une semaine, le 23 juin dernier, à l'occasion du départ à la retraite de Mme Aurel, directrice de l'école Ste Marthe, en poste depuis 1977, petite école rurale, quelque part dans le nord toulousain qui n'a aujourd'hui plus grand chose de sa ruralité d'antan. Une petite école comme il en existait des milliers.

Je ne pensais pas revoir les 3/4 de notre classe de CM2 (nous étions une petite douzaine en 1989...) et quelques autres qui soit nous précédé ou succédé. A vrai dire, nous étions les plus nombreux au sein d'une même génération. Alors, en pleine crise de nostalgite aiguë, nous n'avons pas résisté à faire quelques photos in situ, comme au bon vieux temps.
Les lieux n'ont rien perdu de leur charme désuet, un rien vieillot, un je-ne-sais-quoi qui les rendent attachants. Peut être l'âge canonique des murs et l'absence d'exactitude géométrique qui fait que rien n'est parfaitement d'aplomb, contrairement à la froideur des bâtiments modernes tirés à la règles, ou peut être simplement l'humanité de ceux et celles qui ont "fait" l'école Ste Marthe imprègne encore l'atmosphère de leur présence évanescente.


Ici dans "notre" classe de CM2
Hélène, votre serviteur, Philippe
Seb, Djay, Benji
Sarah, Caro.






Dans la "grande cour de récré du fond" (les anciens comprendront), au pied de la statue
Seb, Djay, votre serviteur, Mme Aurel, Philippe, Erwan
Hélène, Caro, André Aurel, Sarah.


En nous quittant à la fin de la journée ...
... nous nous sommes promis de nous revoir ...

... pour que l'aventure continue.


Merci à Jérôme qui a réussi à me motiver pour venir à cette journée.