dimanche 9 septembre 2007

Petits plaisirs du dimanche matin

 

Se réveiller au son d'une chanson qu'on aime

ouvrir les volets et s'apercevoir qu'il fait beau

marcher pieds nus sur le parquet

Boire son café au soleil dans la fraîcheur du matin

                                regarder les premiers joggers le long du canal

sentir l'odeur du jasmin qui refleurit

                                  lire ses mails et sourire

           

prendre son temps

                                                                                              Savoir que vous allez savourer votre dessert préféré à midi           

 

Avoir des amis qui vous attendent tout au long de la journée et n'avoir rien d'autre à faire

samedi 8 septembre 2007

Être ou ne pas être ?

 

Vous est-il déjà arrivé de ne pas vous sentir à votre place quelque part au point de ne vouloir qu'une chose : partir ?

 

Cet aprèm mon frère était témoin du mariage d'un pote à lui que je connais aussi. Mes parents et moi même étions également invité.

Avait tout d'abord lieu la messe à 14h. Si si... vous avez bien lu 14h, sachant que le mariage civil avait, quant à lui, eu lieu jeudi dernier. Personne n'a à cette heure encore réussi à me fournir une explication rationnelle à cette heure précoce ni à cet agencement pour le moins étrange. Certains avancent l'hypothèse d'une conjonction du trigone de la vierge dans la maison des gémeaux en ascendance avec mercure, d'autres une micro-rupture du continuum espace-temps engendré par une irradiation massive de rayons gamma provenant d'une supernovae super-massive dans le nuage de magellan, d'autres enfin invoquent un complot intergalactique mené par une intelligence extraterrestre ayant pour seule ambition de conquérir l'univers... Mulder et Scully sont sur le coup. Puis le cocktail devait être servi à 18H à quelques Km de là. Si, si, vous avez bien lu 18H... ce qui laisse pas moins de 3H à poireauter entre la fin de la messe et le commencement des victuailles. Sortis de l'église, nous (mon frangin, ma belle soeur et un pote à nous, enfin, surtout à mon frangin, et moi) nous sommes dirigés vers une terrasse de café ou nous avons pris notre mal en patience, aidé pour ma part d'une pinte de Guiness (Rhaaaaaa lovely).

17H30, nous embarquons dans nos véhicules direction le cocktail. Une demi heure plus tard, nous voici sur le pied de guerre, attendant avec impatience que les serveurs finissent d'agencer les tables de service sur lesquelles sont disposés verres et canapés de circonstance. Déjà là je commençais à tourner en rond, à espérer qu'un coup de fil ou un texto viendrait rompre ma solitude (toute relative car se trouvaient là des gens que je connais très bien). On nous fait signe d'avancer, les bouchons de champagne sautent accompagnés de "plop" crépitants, les gens se pressent autour du buffet, les verres s'emplissent de bulles tournoyantes , les esprits s'égayent, la fête commence.

 

Bien qu'ayant échangé deux ou trois phrases avec diverses personnes, aucun partenaire de jeu à l'horizon, personne avec qui entretenir une conversation dotée d'un minimum de fond ne s'était manifesté, malgré les 3/4 d'heure qui s'étaient déjà écoulés... Ho, je ne suis pas très exigeant, j'aurais même pu parler du match de rugby d'hier soir contre l'argentine, c'est dire ! Et pourtant, rien.

La solution eut peut être été de me réfugier dans les robes de mon frangin ou de mes parents, comme le font les petits garçons qui ont peur de rester tout seul. J'ai assez donné dans le genre, je ne veux pas leur imposer ma présence et tiens à conserver cette autonomie, cette indépendance d'esprit, que je cultive maintenant depuis quelques temps et dont je retire une certaine fierté.

 

Je me tiens là, debout, mon verre à la main, au milieu de tous ces gens que je ne connais pas, qui me sont totalement étrangers et que je ne reverrai sûrement jamais de toute ma vie pour la majorité d'entre eux, j'observe ce petit monde heureux (et il aurait tort de ne pas l'être) soigneusement endimanché. J'ai l'impression dérangeante d'être totalement extérieur à ce qui se passe autour de moi, comme une pièce rapportée, et d'être plus ou moins transparent, même si de loin en loin on me lance des regards en trinquant à la santé des mariés.

 

Et là ... me vient clairement à l'esprit la question que je me pose inconsciemment depuis quelques minutes déjà :

 

Mais qu'est-ce que je fous là ?

 

Ne trouvant pas de réponse, je me dirige vers le bar, demande au serveur un verre de jus de fruit que j'engloutis d'un trait, tourne les talons, et, sans rien dire à personne, rejoints calmement ma voiture garée sur le parking. 

 

Quelques courts instants plus loin

je roule vers Toulouse

la lumière du crépuscule embrase la ville 

 

je me sens bien

 

enfin !

vendredi 7 septembre 2007

Je sens que ça va me gonfler...


Il est des moments fatidiques dans la vie d'un homme

où l'on sent que les jours à venir vont être particulièrement éprouvants.


Ce moment est arrivé...


Je vais devoir affronter mon destin...


Déjà cette journée risque d'être rude. Des cohortes de supporters assoiffés de bière dégueulasse vont sûrement envahir les terrasses Toulousaines de leur bruyante présence sudoripare et crasseuse, les conversations jusqu'alors insipides vont virer à la transparence navrante d'éructations barbares aux accents subtilement avinés, les placards en 3x4 imposent depuis deux ou trois semaines l'image satisfaite de quelques bélâtres encostumés dans leur maillot moulant ou promouvant quelques néfaste-food dans une pose dégageant une suffisance inversement proportionnelle à la qualité de l'amalgame hydro-carbonné dont on nous suggère l'ingestion, depuis quelques heures "le" calendrier circule déjà avec ses photos porno-chic qui ne dépareraient pas dans un Têtu ou tout autre magazine Gay, la Une de nos quotidiens va invariablement tourner autour du même sujet qui va accaparer nos concitoyens pendant 15 jours, à grand renfort de slogans tous aussi navrants les uns que les autres... Hier encore une pub pour Carouf' faisait la promo pour des vêtements de sport et autres articles dédiés au ballon ovale. Et ce ne sont là que des prémisses...

Bref, la coupe du monde de rugby dont le coup d'envoi sera donné ce soir va transformer mes 2 prochaines semaines en calvaire mental, pour la simple et bonne raison que, tout autant que le foot, la F1, le curling, le tour de france, la route du rhum, etc. etc ...

JE M'EN TEMPONNE LE CROUPION !

Je m'extasie toujours devant les conversations enflamées de mecs dans ma salle de sport qui réussissent l'exploit de blablater pendant une heure non-stop sur le match de la veille et de débattre du meilleur joueur du match (oui, il  a bien joué... c'est juste son métier, il s'entraîne dur pour ça, et en plus il est honteusement bien payé... alors jouer proprement relève du minimum), du but marqué par untel à la 34° minute dans la lucarne gauche (bé oué, il a été marqué, le but... so what ?), du carton infligé par l'arbitre (bé oué, l'aut' il lui cassé la tête d'un coup de pied judicieusement asséné au sol... ne confondons pas le foot ou le rugby avec les jeux du cirque : pour l'instant personne n'a eu l'idée de lacher un lion sur le terrain... ça pourrait être drôle remarquez !), enfin, de discuter dans le vent intégral parcequ'au final, ben ça ne changera rien au match ! Ce genre de discussion stérile me sidérera toujours. Parce que non seulement ça ne sert à rien (bé oui, Môssieur le Grand Chef de l'Equipe de Rugby ou de Foot qu'il est très très très balaise parceque c'est lui le Grand Chef, ne va pas demander à Môssieur Tartempion, vigile au centre commercial de Truc-chose ou à Môssieur Truc-Bidule, étudiant en 3° année de géographie, de lui exposer ses vues sur la stratégie de jeu à adopter lors des prochains matches de coupe de champions league ou de ce que vous voulez... ça fait juste 10 ans qu'il y réfléchit jours et nuits, qu'il cotoie les joueurs jusque dans leur intimité la plus intime (joliment redondant mais je laisse), analyse tous les résultats avec un super ordinateur très très très très puissant qui a réussi à déduire l'existence du gâteau de riz et de l'impôt sur le revenu avant qu'on lui pose la moindre question[1] , qu'il a revu tous les matches des 250 dernières années filmés sous tous les angles, assimilé toutes les stratégies de jeu des équipes du cosmos ainsi que leurs inombrables variantes, pour savoir assez sûrement que X jouera à tel poste et que Y restera sur la touche passke c'est un gros nase), mais en plus, ça ne sert à rien ! Hein ? Je l'ai déjà dit ça ? Bon, ben vous voyez à quel point ça m'énerve alors ! Donc, cela ne sert strictement à rien, leurs propos retourneront irrémédiablement dans l'oubli et le néant duquel ils n'auraient jamais dû sortir, et nos deux compères sortiront de leur verbiage stérile satisfait d'avoir brassé du vide et donné un sens insignifiant à leur vie l'espace d'un moment.

Le pire dans tout ça, c'est que nos deux protagonistes échangent parfois avec une véhémence qui ferait pâlir un parlementaire de l'opposition anti-Dreyfusarde, le ton peut monter sérieusement jusqu'à ce que, dans certains moments de grâce divine, une baston bestiale éclate... quand l'homme renoue avec son cerveau reptilien...

Ce qui s'appliquait au foot va désormais se transposer à l'ovalie... On n'est pas sortis de l'auberge !

Le pompon : Toulouse, terre d'ovalie (si si.... on fait des zavions et on a aussi une très bonne équipe de rugby ; on a aussi une équipe de foot, mais on en parle moins, je ne m'en plains pas) est en plus ville organisatrice : à ce titre elle accueille pas moins de 4 matches dont au moins 2 (j'y connais pas grand chose) seront particulièrement courrus : l'un avec l'équipe de France, l'autre mettant en scène la Nouvelle Zélande et ses célébrissimes All-Blacks. 

Je le sens, ça va être dur.... trèèèèèèèèès dur....


Let the nightmare begin !




Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs, méditons ensemble tous en choeur cette parole de Nietzsche :






Amen !



[1] toute ressemblance avec H2G2 ne serait que purement non-fortuite ! Bé oui que voulez vous !

samedi 1 septembre 2007

Houlà.... vite un billet !

 

Ben dites donc, faut que je me reprenne moi... voici plus d'une semaine que je n'ai laissé aucune trace sur ce blog... ça ne va pas d tout cette histoire.

C'est que pour l'instant je n'ai pas grand chose à raconter de bien interessant (enfin, si ma vie en elle même mériterait qu'on y consacre une épopée littéraire façon Légende des Siècles, mais je suis trop modeste pour ça). Entre les soirées sympa autour d'un anniversaire de mariage, les journées entre amis après une expédition lourdaise expresse pour une messe à 3 mains, des randos et du canyoning, un peu de lecture thésardesque, une semaine dans la peau d'un prof de musique, des pétages de plombs d'intensités variables, quelques bouleversements forts mais bienvenus, pas mal de sport, un déménagement (pas le mien !) et un brin de farniente, les mois de juillet et août se sont écoulés avec un empressement hors du commun de sorte que me voici déjà propulsé au 1er semptembre !

J'aime bien le mois de septembre : il y fait frais le matin, le journées sont encore belles, la nature se pare de couleurs fauves, l'agitation de la ville fait son retour, on peut manger des crêpes avec du chocolat quand il fait trop froid, et passer des dimanches cocooning chez soi quand pleut et que le ciel est gris.

 

Je ne vais pas m'éterniser pour écrire alors que je n'ai rien à dire de bien palpitant. La semaine prochaine, je vous raconterai du nouveau... promis.

 

Si : JE VAIS BIEN ! Allez, hop ! Bé oui, ça n'arrive pas qu'aux autres.

NOooooooooon.... je vous vois déjà venir avec vos gros sabots terreux... je n'ai pas trouvé l'âme soeur, ni gagné au loto, ni terminé ma thèse, ni quoi que ce soit d'autre.

 

Juste, je me sens bien.

 

Et ça fait un bien fou !

 

samedi 25 août 2007

Concert Björk à Nîmes - 23 août 2007


Cela faisait 4 mois que le billet attendait sagement son heure dans la pochette rouge estampillée FNAC, soigneusement conservée entre 2 bouquins dans ma bibliothèque…

J’avais fait le pied de grue devant mon ordi pendant plusieurs heures, connecté au guichet en ligne dès 9h du matin pour être sûr d’avoir des places qui risquaient fort de partir comme des petits pains… et dépensé une bonne poignée d’Euros pour la circonstance.

Après plusieurs reports de date pour la mise en vente des billets, j’avais finalement réussi à m’en procurer 2, le mien plus celui de Ptee… le soir même le concert se jouait déjà à guichet fermé. Quelques semaines plus tard, une seconde date était annoncée pour le 21 août !

Björk aux Arènes de Nîmes pour un concert de sa tournée mondiale, qu’on soit groupie invétéré ou simple « fan » (je déteste ce mot, il est nul), un concert pareil ça ne se rate pas ! Et c'est pas maintenant, après avoir assisté au concert dont je vais m'essayer à retranscrire mes impressions, que je vais me dédire !
 
Tarabusté par une discussion MSN avec Pascal, alias Ptee, qui m’avait dit en début d’année que l’Islandaise la plus connue au monde se produisait pas très loin de chez nous, j’avais un peu hésité (suis-je assez fan pour aller à un concert de Björk ? oué, question nulle… j’ai au moins l’honnêteté intellectuelle de l’avouer) avant de me décider : seul je ne pense pas y aller mais si l’on est plusieurs, alors, je veux bien céder à la tentation. La tentation sut emporter les bribes de raison qui me harnachaient encore un peu.

Me voici donc au jour tant attendu du Vendredi 23 août au matin, direction Portet où Ptee devait m’embarquer dans sa Yaya pour 3 heures de trajet direction Nîmes. Départ sous la pluie, la grisaille, les essuie-glace vont et viennent sur le pare brise… Mais je SAIS que cela ne durera pas : Monsieur Météo France me l’a promis : le littoral méditerranéen sera dégagé, il fera BEAU ! Le doute était légitimement permis néanmoins car le sale temps nous a accompagné jusqu’à Montpellier où l’on a (enfin !) pu entr’apercevoir, entre 2 gros nuages noirs, des lambeaux de ciel bleu.

Arrivés à Nîmes sous un soleil radieux, on cherche l’hôtel, on pose les affaires, puis, direction le centre ville à la recherche de nourriture puis nous nous posons sous un arbre à l’ombre généreuse pour nous protéger du soleil au mordant encore bien affûté, à quelques mètres de l’entrée des Arènes. Les premiers aficionados sont déjà là. Une petite centaine à tout casser.

 


 

Il est 14h et des poussières… les Arènes n’ouvrent qu’à…. 18h30… Alors nous attendons et prenons notre mal en patience. Chacun s’occupe comme il le peut : certains jouent à la belotte, d’autres au tarot, ça discute, ça va, ça vient, ça téléphone, ça roupille, ça bouquine.

Derrière les hauts murs de pierre du haut desquels des touristes déambulent encore, les techniciens commencent à faire la balance. Des cuivres raisonnent, on reconnaît des riffs, des intros, des rythmes, de nouveaux arrangements, on commence à deviner une trame de setlist… Ca va être du très lourd !

17h30, nous décidons de rejoindre les premiers arrivés dont le nombre n’a pas tellement augmenté depuis tout à l’heure, et nous asseyons sur le parvis. Normalement, nous serons bien placés.

18h, tout le monde se lève, on se masse autour des entrées, on fouille dans les sacs, les billets font leur apparition, les membres du staff aussi. Finalement, il commence à y avoir pas mal de monde… Mais cela sera-t-il suffisant pour remplir les Arènes de 12.000 places ?

On entre ! Après la fouille réglementaire et l’épluchage du billet, un rapide tour au pipi-room, et nous voici plongés au cœur des Arènes, à quelques mètres de la scène qui occupe 1/3 de l’espace. Il est 18h45… attendre, encore attendre… Le concert est prévu à 21h… la tension monte : on y est !! Et IL FAIT BEAU ! Le ciel est bien dégagé malgré quelques nuages qui errent solitaires dans le ciel nîmois. Pascal joue au sale gosse (si si si si…) et me fait remarquer de temps en temps un gros nuage noir sur notre gauche… ou, son inconscient lui faisant somatiser son désir de pluie, me lance « Ha…. J’te jure, j’ai senti une goûte d’eau là… (il me montre son bras) », ou bien encore se plait à me faire remarquer qu’en cas d’averse, le toit de la scène est pile poile orienté en plein sur nous…. Pffff… pffffffff et re-pffffffffffffff…

Un gros monsieur du staff se fraie un chemin à travers la foule fendant l’air d’un énorme plateau ostensiblement porté à bout de bras, chargé de chips et de pralines… Nos estomacs n’ont rien avalé depuis un petit moment et se satisferaient bien de ce genre de cochonneries bourrées de sucres… ne pas craquer, ne pas craquer… Pas craqué !

Un rapide regard circulaire sur les gradins : les espaces libres se font de plus en plus rares, ça se remplit, la tension monte…

Des techniciens arrivent sur scène, enlèvent des bâches, posent des micros, tendent quelques derniers câbles…

20h25, un mec affublé d’une casquette bleue se met aux platines : la première partie commence. Deux nanas entrent en scène : c’est M.I.A., qui s’était faite huer lors du premier concert du 21 par des hordes sauvages de crétins asociaux qui n’avaient certainement pas eu la curiosité d’écouter un peu le travail de ce collectif. Ca bouge dans tous les sens, ça chante, ça pulse, c’est coloré, bariolé, parfois un peu brouillon, mais quelle énergie ! Le public est vraiment enthousiaste et ça se voit ! On a notamment aux droit aux 3 tubes du moment : Jimmy, Boyz et Galang (si vous êtes curieux, allez faire un tour sur Youtube… ou sur le site officiel de M.IA.). A droite de la scène, cachée derrière un mur d’enceintes, assise et entourée de son équipe, Björk assiste à la première partie… elle vibre autant que nous. Cool !

 


 

La nuit étend ses bras sur la ville, les premières étoiles font leur apparition, M.I.A termine son show. Le public est chauffé à blanc, paré pour l’explosion.

Quelques menus réglages, et voici que la scène se pare d’étendards à l’effigie de poissons, grenouilles, crocodiles, sous une lumière rougeâtre. Le groupe de cuivres entre, encostumé façon technicolor, un fanion par-dessus la tête, et se met en place, Björk apparaît dans un costume à la sobriété toute relative. Ca commence très fort : Innoncence ! Le public est à l’unisson. Puis elle enchaîne avec Hunter… Je me lâche complètement… et ça n’ira pas en s’arrangeant ! L’ambiance est littéralement électrique, les zicos sur scène s’en donnent à cœur joie, les arènes de Nîmes sont en fusion ! Tout y passe : Unravel, Unison, Hope, Jóga, The Pleasure Is All Mine, Hidden Place, Pagan Poetry... Elle danse sur scène, tend l’oreille vers la fosse aux lions (nous !) qui répond en chantant, nous fait chanter « joyeux anniversaire » pour la nana qui est au Tuba… puis le point de non retour : Earth Intruders... à partir de là, le délire fut total… de l’extrait de concentré d’euphorie… les bras se lèvent… Army Of Me, I Miss You, Vökuró, Wanderlust, Hyperballad, pour finir avec un Pluto littéralement hypnotique balancé en pleine poire sous des flots de décibels frénétiques et de très très gros son, … le tout se terminant sous une pluie de serpentins argentés.

« Merci bien ! » lance-t-elle avant de quitter la scène sous une ovation à faire s’effondrer les pierres. Dix minutes se passent sous les sifflets et hurlement du public qui en redemande… Premier et unique rappel (ptet un peu chiche sur ce coup là…) : Ocenania et Declare Independance.

 


 

     


Les lumières des Arènes se rallument, les techniciens commencent déjà à démonter le matériel (concert à St Cloud 3 jours plus tard !!), on nous invite à sortir… on a la tête pleine d’émotions, d’images, de sons… de souvenirs. Gigantesque !

On sort, on échange quelques mots avec nos coreligionnaires d’un soir… Les superlatifs fusent… dehors des vendeurs écoulent de mauvais posters pirates à 3€, les gens se massent… nous fuyons : on a une grosse grosse fringale… vite un sandwich, que l'on dévore en regardant les photos prises quelques instants plus tôt.
 
Arrivés à l'hôtel, une bonne douche méritée, j'étends mes fringues dégoulinantes de sueur (me suis pas ménagé...) et me couche... Rise you flag ! Higher Higher !

Un grand merci pour ce concert inoubliable, et une mention spéciale au public qui a été tout simplement fabuleux.

 

 

@ Ptee : merci pour les photos. 

 

  

mercredi 22 août 2007

Francis

Une ptite BD qui me bien fait marrer en ce moment.


 

 

 En vente dans toutes les bonnes librairies.

 

mardi 21 août 2007

Météo du jour

 


" Un petit coup au carreau, comme si quelque chose l'avait heurté, suivi d'une ample chute légère comme de grains de sable qu'on eût laissés tomber d'une fenêtre au-dessus, puis la chute s'étendant, se réglant, adoptant un rythme, devenant fluide, sonore, musicale, innombrable, universelle: c'était la pluie. "

 

Marcel Proust

Du côtéde chez Swann

lundi 20 août 2007

Foutez nous la paix (petit coup de gueule du lundi)

  Je préviens d'emblée, ce billet ne sera certainement pas du meilleur cru, mais j'ai envie ce matin de pousser un petit coup de gueule...

 

La raison de mon courroux ?

 

Nous sommes fin août (pronocer "ou" voire "ou-t"... si vous voulez vous conformer aux sacro-saints commandements de la divine Académie Française qui fait litière des particularismes de pronociation inhérents à chaque région [par chez nous ils est tout à fait courant de prononcer a-ou-t et on s'en porte très bien...] et fait ainsi une fois encore montre d'un jacobinisme tout aussi éhonté que navrant, mais je m'égare), nous sommes donc fin août et déjà les médias, en manque d'inspiration, faute de grève des infirmières / enseignants / étudiants / chauffeurs routiers / SNCF / RATP / pilotes d'avions / dames pipi /chasseurs de taupes / taxidermistes /etc. ad lib... (liste non exhaustive), faute également d'activité politique et donc en l'absence (mais faut-il s'en plaindre ?) de grande réforme de la sécu / de l'enseignement / du régime des retraites... mettant en émois les classes socio-professionnelles sus-mentionnées et engendrant les grèves et manifestations précédemment évoquées, faute également de "grande affaire" politico-financière mettant en cause tel ou tel minisstre/secrétaire d'Etat / ambassadeur / attaché ministériel / parlementaire dans le financement occulte de tel ou tel parti / groupe maffieux / secte ..., faute de tout cela, les médias (journaux-tv-radio) on trouvé un exutoire formidable : faire le bilan de l'été...

 

Ainsi l'on apprend à loisir que l'été fut morose, que Paris Plage n'a pas eu le succès des années précédentes, que le taux de fréquentation des hôtels du Mercantour a été faible, que la fête de la saucisse à Grémouloux-sur-Oise a été annulée à cause de la crue de la Mouillette qui a innondé le centre ville, qu'en raison de l'humidité ambiante les habitants de Givors ont les pieds palmés, que la récole de plicoulette (légume ancien cultivé exclusivement en basse Ariège, entre Lavelanet et Montségur) a été compromise par la présence de batraciens en surnombre etc... (pour la suite, référez vous à votre quotidien préféré...).

 

Sauf que ...

l'été n'est pas fini bordel de M.... !!

Selon le Littré, à "été", l'on trouve ceci :


"La saison qui suit le printemps et précède l'automne. Été astronomique ; il commence au 21 juin et finit au 22 septembre. Dans notre hémisphère, l'été commence au passage apparent du soleil par le premier point du signe de l'Écrevisse et finit à son passage par l'équinoxe d'automne. L'été est plus chaud, sous la même latitude, dans l'hémisphère boréal, que dans l'hémisphère austral, parce que le soleil reste huit jours de plus dans le premier. Été météorologique, qui est le véritable été dans le sens populaire ; il commence du 10 au 15 mai, et va jusqu'au 15 ou 20 août."

Et si l'on veut être complet, le même ouvrage précise au mot "saison" :


"Nom des quatre grandes divisions de l'année, comprenant chacune trois mois environ, et, astronomiquement, le temps employé par le soleil pour passer d'un solstice à un équinoxe ou d'un équinoxe à un solstice. Les quatre saisons de l'année sont : le printemps, l'été, l'automne et l'hiver, le printemps et l'automne commençant aux équinoxes, l'été et l'hiver commençant aux solstices."

 

DONC : l'été officiel, a commencé le 21 juin 2007, date du soltice suivant le printemps, et se terminera cette année encore officiellement le 22 septembre prochain, c'est à dire au prochain equinoxe. Ce que semblent ignorer nos amis journalistes...

 

Et qui dit fin de l'été, dit fin des vacances...

Par conséquent c'est sans le moindre scrupule que les mêmes nous innondent allègrement de pseudo-reportages à la noix sur la rentrée, la préparation des cartables, les listes de fournitures scolaires, les aides sociales aux familles, la difficulté de trouver un appart pour les étudiants, la semaine de 4 jours, patati et patata.... dont on se tamponne allégrement le croupion parce que tous les ans c'est exactement la même chose... Je suis sûr que si l'on nous ressortait un reportage d'il y a 3 ou 4 ans, on ne verrait même pas la différence...

 

Et bien moi je dis NON !!

 

Le temps des vacances n'est pas tout à fait fini bon sang de bonsoir !

 

Par vacances, j'entends vacances scolaires... Cette période toute particulière durant laquelle la France semble endormie sous les charmes dorés de Phébus. Or la rentrée n'a lieu que le 3 septembre, soit dans presque 2 semaines.... laissez nous le temps de savourer ces derniers jours autant que l'on savoure les dernières minutes de sommeil, vous savez, celles qui prècèdent à peine le moment fatidique où le réveil va sonner et que lon est bien, blottis sous sa couette... et que l'on aimerait que cela dure toujours.

 

L'été non plus d'ailleurs. Certes il ne fait pas super beau ces jours-ci, la faute à une méchante dépression qui sévit sous nos latitudes. Mais septembre offre souvent de fort belles journées qui n'ont rien à envier à celles d'août et des soirées propices à des apéros tout à fait conviviaux sous les derniers rayons du soleil.

 

Pour ceux en renvanche qui ont quitté l'âge doré de l'enfance et repris, inconsolables, le chemin du boulot... nous pleurerons ensemble autour d'une bonne bouteille.

 


 

Sur la plage abandonnée
Coquillage et crustacés
Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été
Qui depuis s'en est allé
On a rangé les vacances
Dans des valises en carton
Et c'est triste quand on pense à la saison
Du soleil et des chansons

Pourtant je sais bien l'année prochaine
Tout refleurira nous reviendrons
Mais en attendant je suis en peine
De quitter la mer et ma maison

Le mistral va s'habituer
A courir sans les voiliers
Et c'est dans ma chevelure ébouriffée
Qu'il va le plus me manquer
Le soleil mon grand copain
Ne me brulera que de loin
Croyant que nous sommes ensemble un peu fâchés
D'être tous deux séparés

Le train m'emmènera vers l'automne
Retrouver la ville sous la pluie
Mon chagrin ne sera pour personne
Je le garderai comme un ami

Mais aux premiers jours d'été
Tous les ennuis oubliés
Nous reviendrons faire la fête aux crustacés
De la plage ensoleillée
De la plage ensoleillée
De la plage ensoleillée

 

S. Gainsbourg - B. Bardot

 


 

lundi 13 août 2007

Je ne veux pas travailler...

 

Dur dur le retour de Week End... (et ce n'est pas Anouck qui me contredira, elle qui a le secret des mails spécial "remontage-de-moral"...)

 

"- Haaaaaa vous êtes rentrés... (ma mère ce matin au tel

- Bé oui, on est rentrés dans la nuit

- Haaaa bon... parce qu'avec tout ce qu'on entend...

- Gheeeurf..... ??

- Bé oui, à la radio et à la télé ils en parlent depuis hier...

- ...................

- C'est bien du canyoning que vous êtes partis faire ?

- Heu, ben voui ... on est en combis et on descend un torrent...

- Bé faites bien attention passke du côté de Cluzes y'a un eu un accident patati patata..."

 

L'art insurpassable de l'inquiétude dans le registre duquel ma mère (et la votre aussi je suppose... Mylène, fait gaffe ! Tu repenseras à ce billet dans quelques temp s!! ) est passé maître ! Chez elle c'en est presque devenu une philosophie que l'on peut traduire par la maxime

 

" je m'inquiète donc je suis"

 

... passons.

 

Non, nous n'avons pas eu d'accident...

Non, nous n'avons pas percuté un ours des Pyrénées qui traversait la route pour aller croquer la brebis qui patûrait de l'autre coté

Non, nous n'avons pas croisé de troupeau de vaches anglaises atteintes de la fièvre aphteuse

Non, nous n'avons pas été attaqués pas des vautours sanguinaires privés de chair fraîche

Non, nous n'avons pas été enlevés par des extra-terrestres qui étudient la race humaine en vue d'une invasion prochaine de notre bonne vieille planète Terre

Non, nous n'avons pas croisé notre Cher et Vénérable Président de la République N.S. qui faisait son footing dans les parages

Nous n'avons pas d'avantage étés absorbés par un vortex pan-dimensionnel nous propulsant sur la planètes Gleyxowikxz-IV sous l'effet indésirale et incongru d'un générateur d'improbalité absolue (oui, je lis H2G2 en ce moment... et alors ??)....

 

Nous avons juste passé un EXCELLENT WEEK END du côté de l'Ainsa (Aragon) à crapahuter dans des lacs artificiels dont la région regorge (j'ajouterai des lacs pleins d'eau, ce qui n'est pas si évident que cela les années de sécheresse, certains lecteurs s'en souviendront avec émotion... "Mais il est où le lac ??"), à faire du vélo sur les routes pentues qui sillonnent dans les décors magnifiques de la Sobrarbe, et surtout à canyoniser tout dimanche le long du Barbaruens en compagnie de 4 espagnols passablement baufs et de Juan notre guide hyper-funcky. 

Au programme de ce canyon de niveau II : une eau bien fraîche mais largement supportable avec la combi en néoprène, des toboggans, quelques passages en rappel (facultatifs) et des sauts de 4, 6, 8, 10 et ... 12 mètres ! Si ! Bé en fait, même pas peur...!

Bon, jusqu'à 8 mètres, ça va encore à peu près... A partir de 10, on se dit "houlà houlà... c'est haut..." puis plouf ! On saute, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, on est déjà arrivés.

Par contre, 12 mètres... bé.... ça commence à faire vraiment haut !! Et là.... bé... le trouillomètre frôle rapidement le zéro absolu... d'où la nécessité impérieuse de pas se poser trop de questions (et ceux qui me connaissent savent que le Tambour Major se pose toujours environ 2. 394.717 questions par seconde) et foncer ! Et là, à ma grande surprise/satisfaction, ben j'ai sauté sans broncher. Voui voui ! Et pas peu fier de moi ! (mééééééééheu.... la prochaine fois on y va avec ceux qui rient, là, au fond... et on verra bien ! Mwahahahahaha...)

 

Je mettrai quelques photos de nos exploits dès que je les aurai reçues de l'agence EKM en espagne, car notre gentil guide en a pris tout au long de notre joyeux périple.

 

Seul (petit) regret du WE : qu'il n'y ait pas eu assez d'eau pour le saut de la mortitude absolue : pas moins de.... 18 mètres !! Bon, dit comme ça.... je me la pète un peu... mais j'aurais bien aimé me frotter à ce type d'épreuve, plus psychologique que physique.

 

Enfin, notre séjour Aragonesque s'est terminé par une petite visite du village abandonné de Jànovas. Ca me fait toujours une drôle d'impression de visiter un village mort... Toutes ces maisons orphelines dans lesquelles autrefois l'âtre accueillait des familles entières, ces rues désertes et silencieuses des rires d'enfants qui jamais n'y joueront plus, cette fenêtre défoncée d'où s'extirpe un cerisier que les oiseaux ont semé à travers la toiture effondrée, ces murs de pierres façonnés de main d'hommes désormais délaissés à l'oeuvre inexorable du temps, l'église résonnante de cantiques où l'on se rendait en procession... (voir l'album).

 


On remet ça quand les zamis ??

vendredi 10 août 2007

Le drame

 

Cette journée commence par un drame ...

... car hier j'ai commis l'irréparable...

 

 

Je n'ai plus de café !!

 

 

Au lieu de trainasser devant mon bureau et de travaillotter dans une tenue que la déscence m'interdit de vous décrire ici, je vais devoir descendre chez le chinois du coin pour faire le plein et pouvoir enfin abreuver mon corps meurtri d'une tassse de ce divin nectar.

 

 


Trop dure le vie !