dimanche 22 juin 2008

Mon colocataire : Sondage !

 

TADAAAAM ! Surprise !

Voilà voilà voilà, finalement, après avoir fait quelques infidélités à ce blog pour aller voir ailleurs le temps de me rendre compte que finalement j'étais plutôt bien ici, je reprend le fil de ma prose là où je l'avais laissée, sous le regard incrédule d'une bestiole munies de nageoires, de branchies, de deux yeux globuleux et qui fait joyeusement 'blob blob' dans la bonbonnière qui lui sert momentanément de refuge en attendant mieux.

Certains reconnaîtront le billet que j'avais posté sur une adresse qui n'aura duré que quelques heures mais des nouveaux éléments me poussent à le modifier quelque peu.

Hé oui, comme vous le savez certainement, j'ai reçu entre autres cadeaux pour mon anniversaire... un poisson ! En attendant mieux, il a trouvé refuge dans la bonbonnière en verre qui trône sur le buffet chinois du salon.

Comme vous vous en rendez compte, la pauvre bête est un peu à l'étroit et surtout une bonbonnière n'est pas un logement décent pour un poisson. Pas de filtre, pas de buleur, pas d'algues pour lui faire gousi-gousi sur le ventre quand il passe dessus, la loose intégrale ! Heureusement j'ai dans mes proches un aquariophile averti qui élève tout un tas de choses dont certains biologistes ignorent jusqu'à l'existence et qui s'ébrouent joyeusement dans un nombre invraisemblable d'aquariums de la taille d'une piscine olympique. En cette période où le logement devient "opposable" et que l'on réfléchit à donner un statut à l'animal, je me dois de prendre les devants sous peine de me retrouver tantôt sur le banc des accusés, entre un voleur de poules et un trafiquant de Smarties. On n'est jamais trop prudent.

Un poisson rouge... non, pas vraiment rouge, vous pourrez en juger par les photos qui illustrent ce billet. Disons qu'il a des oréoles rouges qui maculent un corps grisâtre d'où émergent, outre les habituelles nageoires, une paire de gros noeneoeils protubérants comme s'il avait choppé la myxomatose ; sauf que ça attrape pas la myxo un poisson... On pourrait presque dire qu'il a une sale gueule ! Il s'agit en fait d'un Carassius Auratus, également appelé poisson "Télescope" en raison précisemment de ses yeux énoooormes :

D'ailleurs, un cas de conscience se pose : comment nommer mon colocataire ? (Oui, je sais j'ai des questions existentielles qui font de chaque seconde de ma vie un drame Cornélien).

J'ai tout d'abord songé à "noenoeil" parce que mon frère en avait un tout pareil qu'il avait baptisé de ce doux sobriquet. Ma belle-soeur l'a appelé "Globule" dans un mail s'enquérant de la santé de la poiscaille. Il est aussi possible de l'appeler tout simplement "bubulle", à moins que je ne décide de l'affubler d'un nom Tambour Majoresque : "Gringer" (oué, comme le tigre de combat d'un célèbre super héro), ou encore "Belphégor". Bref, je suis dans l'indécision la plus totale.

S'agissant d'un poisson venant du d'Asie (Chine ou Japon...?), sont alors également possibles Sushi et Wasabi....

AAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaargh .... Je suis perdu !

Aidez moi !!

Je compte sur votre participation au sondage qui se trouve ici !

Les votes s'arrêteront le 1er Juillet à midi pile.

 


vendredi 20 juin 2008

30 Piges ...!

 

8 jours tout ronds… c’est le délai qui sépare ce billet du précédent.

Dire que ma vie a bel et bien été presque ordinaire ces derniers temps relèverait du plus pur mensonge.

 

[Prologue]

C’est très étonnant la vie.

Il y a un an – à quelques jours près -  je me suis trouvé dans la même situation d’effondrement total que celle qui m’a frappé de plein fouet ces jours-ci. Alors que dimanche soir c’est moi qui passait une nuit presque blanche à ouvrir les yeux à un ami sur l’inanité de la situation dans laquelle il s’était embourbé et de laquelle il ne savait comment se dépêtrer, je fus le lendemain la victime en quelque sorte de ma propre lucidité face aux réalités de la vie et dû mettre en œuvre d’un commun accord, mais à contre cœur, les préceptes sur lesquels j’avais fondé mon sermon de la veille. De « notre » lucidité devrais-je écrire, car je tiens à mettre en avant la grande honnêteté de la personne avec qui j’ai pourtant passé des moments merveilleux et que je n’oublierai pas. Mais la vie est ainsi faite… Nous avons eu le courage de renoncer au bon moment. Le navire prend un nouveau cap.

 Fluctuat nec mergitur !

[Fin du prologue] 

 

30 ans, ça y est, le cap est passé. Et de quelle façon !

D’abord, des SMS par dizaine, des coups de fil, des mails… ça n’en finissait pas. Trop dure la vie ! Record woman du célébrage d’anniversaire : Hélène qui m’envoyai le 1er texto à 00 :09 :28  ! Je lui avais souhaité le sien à minuit 03 si ma mémoire est exacte ; c’est un juste retour des choses ^^

 

J’avais hésité à organiser quelque chose à la maison avec quelques amis le jour « J », même en pleine semaine parce que j’avais 3 millions de choses à faire, que l’après midi je devais passer quelques heures à La Croix Rouge pour effectuer la correction publique de deux épreuves d’examen pour des étudiants en formation d’assistante sociale. Mais finalement, et très tardivement, je me suis décidé à lancer les invitations dont les réponses positives n’ont pas tardé à ma plus grande satisfaction. 30 ans tout de même, il fallait faire au moins un petit quelque chose ! L’idée de départ était celle d’un petit apéro dînatoire sans façon et un peu improvisé histoire de réunir des amis proches et d’arroser ça dignement. Mais finalement, ce qui ne devait être qu'un apéro dînatoire s'est transformé en grosse soirée qui a duré jusqu'à 4h du matin !! La bière, le vin et le champagne (5 bouteilles...!!!) ont coulé à flot dans la joie et la bonne humeur.

 

Qui dit anniversaire dit cadeaux. Certes je n’avais pas invité mes convives spécifiquement pour cela, mais je me doutais un tout petit peu que les bribes d’amitié qu’ils me portent les conduiraient inévitablement à envisager cette question. Je n’ai pas été déçu…

Mes "amis" (oué, je mets des guillemets, parce que je ne sais plus vraiment si je dois encore les appeler ainsi...) avaient décidé de tous me faire un cadeau nul à 2€ maxi... si si si... j'ai donc reçu :




  • un xylophone en plastique et métal qui fait ding dingue dong,


  • un avion en papier à monter soi même


  • de la pâte à modeler,



  • un xylophone en plastique et métal qui fait ding dingue dong,


  • une brosse en plastique contre la cellulite (je sais pas comment le prendre)


  • un cahier de vacances pour CP avec des zotocolants dedans (entre deux chapitres de ma thèse, ce sera parfait…)


  • un splendide nain de jardin vert en plâtre qui n’est pas sans rappeler un certain Atchoum (moi qui tiens les nains de jardin en horreur…)


  • une grenouille pneumatique verte qui saute (si si,ça existe !!),


  • une bougie du Sacré Cœur (hommage à mon éducation catholique certainement ?


  • un poisson rouge avec des yeux énormes et qui fait blub blub (Pascaaaaaaaaal au secours !!! Si t’as un aquarium de rab’ à me prêter en dépannage, tu sauves la vie d’un être vivant ),


  • un album original 33 tours de Elton John de 1978 « A Single Man »,


  • un abominable très élégant sablier bleu avec des dauphins en relief,


  • un stylo mauve avec Daura L'exploratrice en embout et qui s'allume quant on écrit avec (j'oserai jamais me servir de ce truc !)


  • et un dé à 6 faces pour décider de ce qu'on va faire le soir (dodo, disco, tv, etc etc...).

Bon, j’ai aussi reçu des trucs un peu moins trashes : des livres qui viendront compléter ma bibliothèque.

Bref, du très grand !! Je ne sais pas à l’heure où j’écris ces lignes si je vais réinviter tout ces gens un jour… Et merci à Martin pour cette initiative qui a mis un peu de piment dans cette soirée fort réussie. Normal me direz-vous, j’en étais l’instigateur ( Méééééheeeu !)

 

Qui dit anniversaire dit aussi gâteau et bougies qui furent soufflées avec une virtuosité indécente qui ne surprendra personne. Gâteaux dont la dégustation coïncida par un heureux hasard avec le débouchage consécutif de 5 bouteilles de champagne (nous étions alors une quinzaine de survivants) dont les bulles agrémentèrent jusqu’à la dernière goutte la fin de ce 18 juin 2008. Vinrent ensuite les spiritueux et liqueurs mais je vous passe les détails, certaines personnes dont je tairai le nom pourraient voir leur carrière compromise… Je me suis laissé dire que le réveil a dû être délicat pour plusieur d'entre nous, je ne dénoncerai personne, ils se reconnaîtront !

 

Pour conclure ce billet dont le caractère exceptionnel se trouve tout à fait justifié, je tenais à remercier tous ceux et celles qui ont fait de cette journée une journée unique par leurs témoignage d’amitié et d’affection, par leurs messages sous toutes leurs formes, et leur présence à mes cotés.

 

Ad multos annos !

jeudi 12 juin 2008

Arthur de Pins


 

Cela fait un petit moment que j’avais eu l’idée de ce billet qui n’avait finalement pas trouvé l’opportunité de s’éclore sur les feuilles vertes, quoique dépourvues de chlorophylle, de ce blog. Je saisis un moment – rare -  de disponibilité pour épancher ici bas le fruit de mes découvertes bibliophiles en matière de bande dessinée, puisque tel est l’objet du récit de ce soir.

 

Abonné à Fluide Glacial depuis quelques temps déjà, sont apparues dans les pages de ce magazine, voici déjà plusieurs mois, de nouveaux personnages aux courbes gracieuses qui trouvent peut être leur inspiration chez un Botero sans pour autant tourner à l’embonpoint gracile qui caractérise les traits du Maître.

 

Les histoires sont celles de jeunes gens qui ont probablement la trentaine, à quelques années prés en plus ou en moins, et tournent principalement autour du sujet qui nous accapare toutes et tous : l’amour et le sexe. (Qui a dit "Ha bon ? Pas moi !" que je le/la giffle ?).

Ho non, rien de pornographique dans tout cela, bien au contraire. Si l’auteur ne se prive pas de représenter les choses telles qu’elles sont et là où elles sont supposées se trouver (et non, les garçons ne naissent pas dans les choux, pas plus que les filles ne naissent dans les roses), il ne va pas non plus par quatre chemins pour exprimer le for intérieur de ses personnages qui pensent tout haut ce que nous pensons souvent tout bas en rougissant parfois, ou pas...

 

La plume est crue, ça pique un petit peu au début chez les âmes puritaines mais finalement, c’est comme les bonnes chips : si on trouve ça un peu trop salé au départ, on a tôt fait d’engloutir le paquet sans s’en rendre compte !

 


 

Le dessin peut également dérouter de premier abord. Je me suis ainsi demandé s’il s’agissait de dessins réalisés par ordinateur, tellement tout cela est formellement léché, le trait précis et finalement relativement épuré. Alors, finalement, oui ! Tout cela est réalisé à l'aide d'une tablette graphique. Cela est-il un critère suffisant pour renier les qualités indéniables du travail de cet auteur ? Car passé les premiers a priori, on se prend très vite au jeu et c’est avec regret que l’on referme le tome que l’on s’empresse de r’ouvrir au hasard n’importe où et de recommencer la lecture avec un plaisir incessant tellement les situations cocasses, les répliques cinglantes, nous rappellent notre quotidien, ou celui de certaines de nos connaissances (non, je ne vise personne !).

 

Bimbo allumeuse, nymphomane en mal de mâle, matcho de base qui se la joue et se prend râteau sur râteau, fantasmes inavouables et / ou  inavoués… tout passe à la moulinette Arthur de Pins, car tel est le nom de ce talentueux dessinateur dont vous pourrez à loisir apprécier l’univers loufoque sur sa page perso.

A découvrir sans plus tarder : les deux premiers tomes de "Péchés Mignons" - dont sont extraites les illustrations reproduites sur cette page - chez tous les bons libraires.

 


 

Bonne lecture !

 

mercredi 11 juin 2008

Scandale !

 

Erf... ça y est, ça recommence...!

Voilà déjà 6 jours que je n'ai pas garni ce blog d'un billet qui ferait vos délices ou dans lequel je soignerais mes névroses psychotiques à grand coup d'introspections cahotiques qui n'interesseraient que moi.

6 jours déjà et je n'ai rien de bien original à vous raconter. A croire que ma vie est bien ordinaire en ce moment. Effectivement elle l'est ! Les partiels sont terminés, ou presques, me libérant ainsi des montagnes de copies qui s'amoncelaient sur mon bureau, les beaux jours devraient être là mais ont cédé la place à la grisaille dépréssiongène que nous connaissons depuis dejà plusieurs semaines, je recommence à travailler sur ma thèse de façon régulière, et songe déjà aux vacances dont je vais bénéficier cet été, entre deux séances de rédaction thésardesque.

Houlà, d'ailleurs, à ce sujet, il faut que je dénonce un scandale national de premier ordre. Si si , je vous assure, j'ai mis le doigt cet après midi sur quelque chose de proprement SCANDALEUX, et je pèse mes mots, qui à lui seul suffirait à faire basculer la République et le Gouvernement, chavirer la construction Européenne, et j'en passe.

 

Accrochez-vous, je vous préviens, c'est du lourd, et même du TRES lourd.

 

Je vous re-situe le contexte : j'étais donc cet après midi à la bibliothèque en train de dépecer un ouvrage de droit civil des biens et de dire du mal (c'est la première partie de ma thèse: dire du mal de tout le monde pour dire ensuite qu'il n'y a que moi qui ai raison). Au bout de quelques dizaines de pages, je tombe sur le passage - incontournable en droit des biens - dans lequel il est dit - à la suite de l'article 552 du Code civil - que la propriété du sol emporte la propriété du dessus et du dessous, à quelques exceptions près prévues par les réglementations administratives, qu'il s'agisse de règles d'urbanisme ou de la réglementation des mines et carrières. C'est précisemment ce dernier point qui m'intéressait en l'occurence pour ma thèse. N'étant pas un spécialiste absolu du droit minier, je faisais quelques recherches dans une encylcopédie juridique dont la qualité n'est plus à démontrer et trouvais des éléments de travail. Mais, avide de notions et de définitions, je cherchais également un manuel ou un ouvrage de référence sur le sujet afin qu'un auteur m'abreuve de son érudition et assouvisse ma soif de savoir. J'ouvris donc sur un ordinateur, la page d'accueil de la B.U. de l'Arsenal et entrai quelques mots clés qui devaient d'un clic de souris, me donner une liste de résultats. J'entrevoyais déjà les heures de bonheurs qui s'étalaient devant moi face à toute cette littérature dont chacun d'entre vous rêve de se délecter sur la plage, un peu comme je le fis l'an passé avec le droit des concessions funéraires. Frémissant d'impatience je scrutais l'écran afin de découvrir les noms des heureux élus.

Quelle ne fut pas ma déception ! Car je vous le donne dans le mile, il n'exite à ce jour AUCUN manuel de droit minier à jour !! Aucun auteur n'a eu le courage de rédiger un ouvrage de ce genre depuis les années 1930 ! Le bouquin le plus récent date de 1987 et se limite au droit de la prospection prétrolière... Nan mé si c'est pas du scandale ça ?

 

Bon, vivement que j'aie fini tout ce bazard de doctorat : ma première oeuvre de Docteur sera, outre la refondation de l'Etat Nation et la création d'un ministère du tulumba, la rédaction d'un manuel, non, d'une encyclopédie du droit minier. Je restaurerai la noblesse de cette matière injustement déchue par je ne sais quelles bassesses intellectuelles qui n'honorent pas leurs instigateurs. Ha si, j'abolierai la Marseillaise, l'Hymne nationale devenant "Horse With No Name" ou "Human Behaviour"... au choix. Ha bé voilà : les années paires, le tube de America, et les années impaires Björk. Et les années bissextiles ? Mwé mwé mwé... encore du pain sur la planche moi. 

Au boulot !

mercredi 4 juin 2008

Découverte musicale : Bonobo

 

Connaissez-vous Bonobo ?

 

Non, non, pas le primate qui vit en Afrique Centrale...

 

Bonobo, le compositeur  / DJ ...?

Non ?

 

Vous êtes tout excusables car j'ignorais moi aussi l'existence de cet individu voici seulement encore quelques semaines.

Tout à commencé par une discussion MSN (là même que celle relative à Horse With No Name si mes souvenirs sont exacts). Mon interlocuteur m'envoie un lien Youtube vers un truc un peu bizarre.

"Tu connais Scuba ?

- Non....

- Alors écoute ça ! "

Après avoir écouté ce truc 10 fois, séduit par je ne sais trop quoi, je me décidai à découvrir le reste de l'oeuvre du bonhomme. Je n'ai pas été déçu !

Je vous invite à écouter l'extrait mis en vidéo tout en haut de cette page, de faire un tour par ici, et de faire un tour sur son MySpace (voir ma liste de sites que j'aime).

 

vendredi 30 mai 2008

Blagounette

Petite blagounette envoyée par Anouck ce matin :

 

Un soir, après bientôt 45 ans de mariage, un couple était au lit quand la femme sentit que son mari commençait à la caresser comme il ne l'avait plus fait depuis bien longtemps.
Il commença par lui titiller le cou, puis descendit le long du dos jusqu'au creux des reins. Il lui caressa les épaules, puis le cou, puis les seins et s'arrêta pile sur son bas-ventre.
Il entreprit alors de placer sa main sur l'intérieur de son bras gauche, effleura encore une fois son sein, sa hanche puis parcouru sa fesse et sa jambe gauche jusqu'au mollet. Puis il remonta à l'intérieur de la cuisse et s'arrêta tout en haut de sa jambe.
Il fit la même chose de l'autre côté et s'arrêta soudainement, se tourna sur le côté et sans dire un mot alluma la télé.
Comme toutes ces caresses lui avaient fait pas mal d'effet, elle lui demanda amoureusement :
« Chéri, c'était merveilleux, pourquoi t'es-tu arrêté ?».
Il marmonna doucement :

« J'ai trouvé la télécommande ».

mardi 27 mai 2008

Précepte Bouddhiste

 
" P r é c e p t e   B o u d d h i s t e "

Cela a vraiment fonctionné pour moi.


En suivant un précepte bouddhiste tout simple,
j'ai finalement trouvé

la paix intérieure.


Voici ce précepte :



" Pour atteindre la paix intérieure,

termine toujours ce que tu as commencé "



J'ai regardé autour de moi pour voir toutes ces choses que j'avais commencées

sans les terminer.


Donc hier soir, j'ai terminé ...


... une bouteille de pastis ...


... une bouteille de vin blanc ...


... une bouteille de vin rouge ...


... une bouteille de Vodka ...


... une bouteille de Champagne ...

 
... ma boite de Léonidas ...


... un grand sac de chips et enfin le pack d'Heineken.


Tu n'as aucune idée comme je me sens bien !



Faites circuler à ceux qui cherchent encore la paix intérieure...


ÇA MARCHE !

 Tambour Major qui retourne trouver la paix dans  le Gewürztraminer d'Alsace...


mardi 20 mai 2008

Nouvelles du front

 

Bien chers tous, vous aurez noté tout comme moi la fébrile locacité qui anime ce blog depuis maintenant 12 longs jours durant lesquels il ne s'est rien passé du tout sur ces pages, hormis l'ajout d'une rubrique consacrée à quelques sites que j'aimais vous faire partager. Je vous sais pleurants et gémisssants devant cet affront de la vie qui vous prive de la mane pétillante que vous aviez coutume de lire en ces lieux et qui transformait votre morne quotidien en une verdoyante prairie rayonnante que vous envierait presque l'Eden.

Emus par mon sort, certains d'entre vous m'ont demandé si ça allait bien.

 

Oui, oui, je vous rassure :

 

TOUT VA BIEN !

 

Mes deux mains sont toujours à leur place, je vous le démontre à l'instant, et sont parfaitement aptes à l'exercice de bas scribouillage dont vous lisez sous vos yeux ébahis d'admiration non feinte ("Whoaaaaaaa.... mais comment fait-il ?"), le fruit de la conjonction inédite du génie à l'état pur dans son expression a plus abrupte, et d'un verre de lait frais additionnée de tartines de miel. On n'a rien sans rien. Mais disons que mon ordinaire est pour le coup tout à fait ordinaire car, période de partiels oblige, je suis en plein dans les corrections de copies, ce qui me laisse finalement assez peu de temps pour faire grand chose d'autre qui pourrait titiller mon imagination pourtant débordante et insuffler à mon esprit malade l'idée de quelque billet bien senti dont vous vous gausserez en rentrant du boulot.

Je pourrais éventuellement vous narrez quelques unes des brillantes âneries relevées dans mes copies, mais s'agissant de blagues de juristes, je doute que cela vous inspire ne serait-ce que l'ébauche d'un rictus. Je m'abstiendrai donc.

 

Et la vie continue

 

 

vendredi 9 mai 2008

Tambourinade sans nom

Hier soir je discutais sur MSN avec un ami et nous évoquions avec passion les titres de quelques chansons qui nous faisaient vibrer l’un et l’autre lorsque le consensus se fit autour du mythique "Horse with no name".
Ceux qui ignorent tout de cette chanson peuvent l’écouter en cliquant sur ce lien.

On a tous notre ou nos chansons favorites, qui, connues ou inconnues, nous transportent loin loin loin, et qui, pour une raison ou une autre, soit nous arrachent les larmes des yeux, soit vous redonnent un moral en acier trempé. "Horse with no name" fait indiscutablement partie de mon panthéon à moi, quelque part entre "Mon légionnaire" de Gainsbourg, "Billy Jean" de Mickaël Jackson, quelques mélodies de Fauré, et j’en passe.

M’étant vanté, peut être un peu rapidement, de connaître quasi par cœur le texte de cette chanson, et m’apercevant que la réalité est un peu moins flatteuse lorsque je ne chante pas sur la musique, je me mis à la recherche des paroles sur le Net. Non pas qu’elles fussent d’une particulière complexité, mais j’avais ça et là quelques hésitations sur le texte. J’entrai donc "Horse with no name paroles" dans mon moteur de recherche favori et obtenais en quelques secondes la réponse à ma requête.
Voici d’ailleurs les paroles de ce tube planétaire :


Horse with no name
On the first part of the journey
I was looking at all the life
There were plants and birds and rocks and things
There was sand and hills and rings
The first thing I met was a fly with a buzz
And the sky with no clouds
The heat was hot and the ground was dry
But the air was full of sound

Ive been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
cause there aint no one for to give you no pain
La, la ...

After two days in the desert sun
My skin began to turn red
After three days in the desert fun
I was looking at a river bed
And the story it told of a river that flowed
Made me sad to think it was dead

You see Ive been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
cause there aint no one for to give you no pain
La, la ...

After nine days I let the horse run free
cause the desert had turned to sea
There were plants and birds and rocks and things
There was sand and hills and rings
The ocean is a desert with its life underground
And a perfect disguise above
Under the cities lies a heart made of ground
But the humans will give no love

You see Ive been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
cause there aint no one for to give you no pain
La, la ...

Soudain, j’eus l’idée loufoque de chercher à comprendre l’exact sens de ces paroles. Oui, j’ai des idées étranges parfois, il serait temps que vous vous en rendiez compte… Je me lançai par conséquent avec délices dans un petit travail de version et d’exégèse.

Voici donc la traduction suivie des commentaires qu’elle m’a inspirés.

Dans la première partie du voyage
Je regardais toute la vie
Il y avait des plantes et des oiseaux et des rochers et des choses
Il y avait du sable et des collines et des anneaux

Mwé mwé mwé… Du sable et des collines, je veux bien. Mais des anneaux ? Même en anticipant un tout petit peu sur le texte en vous disant que l’histoire est censée se dérouler dans le désert (ouep, le mec il est allé dans le désert avec un cheval sans nom), je crois que le soleil a dû frapper très très fort. Faut toujours mettre un chapeau quand on s’expose au soleil, ma maman me l’a toujours dit. Et il faut boire aussi… de l’eau ! La suite n'es pas piquée des vers non plus...

La première chose que j'ai rencontré était une mouche bourdonnante 

Carrément ! Une mouche bourdonnante ! Dans le désert on est pourtant nettement plus enclin à croiser des dromadaires, des chameaux, des serpents ou des scorpions qu’une mouche bourdonnante. M’enfin…admettons…


Et le ciel sans nuages
La chaleur était chaude et le sol était asséché. 

Quand le sublime confine au grandiose. Vous remarquerez la splendide figure de style : « la chaleur était chaude ». Ce n’est pas sans rappeler un sommet de la musique française du début des années 2000 « le feu ça brûle et l’eau ça mouille ». En plus il y a plein de façons de caractériser la chaleur : étouffante, assommante, terrible, mortelle, supportable… je ne vais pas tous les passer en revue. Un surréaliste aurait pu écrire que la chaleur était glaciale et que le sol était plein de nuages, mais il faut croire que l’audace n’était pas de mise ce jour là.

Mais l'air était plein de bruit.

Encore une rave-party !  Ou alors des essaims de mouches bourdonnantes...?


J'ai traversé le désert sur un cheval sans nom

Un cheval sans nom ? C’est tout ce qu’il a trouvé pour singulariser son canasson ? Nan passke déjà,un cheval sans nom ça n’existe pas ! Demandez à Homar Shariff pour voir… La suite du texte laisse poindre une autre explication. Rendez-vous quelques lignes plus bas.

Ca faisait du bien de sortir de la pluie 

Alors, sortir de la pluie, je veux bien. Personne n'aime ça, la pluie. Ca fout le moral à zéro. C'est tout pourri. En revanche, la suite ne lasse pas de me surprendre...

Dans le désert tu peux te souvenir de ton nom
Parce qu'il n'y a personne pour te faire souffrir.

Parce que lui quand on lui dit « Bouh t’es qu’un rô vilain » il oublie son nom ? faut pas être si émotif mon gars ! La vie elle est dure hein ! Non, mais je vous le demande : où a-t-on vu que la souffrance faisait oublier son nom ? Je ne parle pas de torture, de gégène ou de tabassage entrecoupé d’apnée forcée dans une baignoire, ce qui peut effectivement faire perdre la mémoire, dans le meilleur des cas… Ou bien alors, on pourrait émettre une hypothèse alternative : s’il se rappelle son nom passke y’a personne qui fait son vilain avec lui, en revanche il en a oublié le nom du cheval ! Et là-dessus, il nous sort l’argument à la con que le cheval n’avait pas de nom. Faudrait arrêter de nous prendre pour des débiles mentaux ! On a compris le shtib !!

Après deux jours dans le soleil du désert 
Ma peau a commencé à virer au rouge

Nous ne saurions que vivement recommander à nos lecteurs de ne pas suivre l’exemple inconsidéré de cet individu qui s’expose au soleil en plein désert sans utiliser de crème solaire. Pensez à votre capital soleil et aux mélanomes de la peau qui n’attendent que de se faire titiller par les UV pour vous pourrir la vie. Sortez couverts ! En plein désert en plus, il suffit de quelques secondes pour être cramé et se transformer en homard écarlate.

Après trois jours dans les distractions du désert
Je regardais le lit d'une rivière
Et l'histoire parle d'une rivière qui coulait 
Ca m'a rendu triste de penser qu'elle était morte. 

Des distractions hein ? Oué, j’ai bien compris : il s’est shooté comme une brute avec des cactus hallucinogènes. Et de quelle histoire parle-t-il ensuite ? Hein ? Faut arrêter la fumette ! Vous noterez encore une fois l’extrême émotivité de type qui pleure comme une madeleine à cause d’une rivière asséchée qu’il n’a jamais connue. Vous allez voir un tout petit peu plus bas que le fumage inconsidéré de cactus peut nuire gravement à la santé.

Tu vois j'ai traversé le désert sur un cheval sans nom 
Ca faisait du bien de sortir de la pluie 
Dans le soleil du désert tu peux te souvenir de ton nom
Parce qu'il n'y a personne pour te faire souffrir 


Après neuf jours j'ai laissé le cheval s'enfuir 

Ca c’est pas malin du tout ! Non seulement tu es à pied et donc tu te fatigues encore plus, mais en plus ton canasson il va crever tout seul dans le désert… Mais que fait Brigitte Bardot ?

Parce que le désert était devenu une mer 

Quand je vous parlais des méfaits des cactus hallucinogènes, nous y voici en plein…

Il y avait des plantes et des oiseaux et des rochers et des choses 
Il y avait du sable et des collines et des anneaux 
Et un déguisement parfait dessus 
Sous les villes repose un coeur fait de terre 
Mais les humains ne donneront pas d’amour. 

Je ne m’aventurerai pas à commenter ces quelques phrases dont la portée philosophique m’échappe sûrement. L’image océan/désert n’est pas très audacieuse mais elle est jolie, quoiqu’éculée. Quant au reste... je vous laisse tirer vous mêmes les conclusions que vous voudrez !

Après en avoir ainsi piétiné allégrement les paroles, vous serez certainement amenés à croire que je déteste cette chanson finalement bien ridicule. Hé bien détrompez vous...Que nenni !

Au risque de vous décevoir, elle fait toujours partie de mes tubes préférés, envers et contre tout.  A n'en pas douter la musique, l'arrangement, y est pour beaucoup, et la musicalité des paroles également. Ce que je lui trouve ? Ben, je ne sais pas trop… Elle me plait et c’est tout. Dès les premières mesures je suis tout frissonnant...

Le cœur a ses raisons que la raison n’a pas !

Laaaaaaaaa laaaaaaaaaaaaaa...

samedi 3 mai 2008

L'angoisse de la page blanche

 

L'angoisse de la page blanche...

 

J'avais déjà fait état dans ces lieux de l'angoisse existentielle du blogueur qui voit son bébé  désespérément stagner faute de nouveau billet, mais surtout faute d'inspiration créatrice pour alimenter mot après mot, ligne par ligne, les petits ruisseaux de phrases qui forment au final le grand fleuve que l'on livre clé en main à nos amis et nouveaux venus toujours les bienvenus. Contrairement à certains que j’admire, je n’ai pas ce ressort littéraire fantastique qui leur permet, en  appuyant sur un bouton quelque part dans leur cerveau, de dévaler à pleins doigts la pente de leur clavier et de pondre sine die des articles aussi brillants sur le fond que sur la forme que l’on prend plaisir à lire et à communiquer à ses proches. Ce n’est pas non plus mon métier me direz-vous, ce n’est pas mon activité principale, le noircissement frénétique de mon écran  à grands coups de sottises insipides n’étant pour moi qu’un loisir et accessoirement une thérapie contre mes maux du jours, car, oui, je le concède volontiers, ces pages sont aussi quelque part l’objet d’une discrète mais efficace catharsis menée depuis maintenant presque un an, par petites phrases interposées, flagrantes ou insignifiantes...

 

Point de thérapie aujourd’hui.

 

Je me rends compte avec stupeur que je n’ai rien posté depuis une semaine, et encore mon dernier billet ne restera pas dans les anales de ce que j’ai pu produire de meilleur, il s’en faut de beaucoup. Non pas que j’aie la volonté de rédiger des trésors littéraires, mais disons que je déteste la jachère. J’y préfère largement les vastes prairies verdoyantes qui donnent faussement l’impression d’être totalement sauvages alors qu’elles font en réalité l’objet d’un savant et méticuleux entretien.

 

Angoisse de la page blanche donc…

 

A vrai dire je n’ai pas grand-chose à vous raconter de bien palpitant que vous ne sachiez déjà pour l’essentiel. Depuis mon retour du Mexique mes journées ont recouvré un certain calme étant donné que je n’ai plus à me préoccuper d’obtenir un passeport en moins de 48 heures ouvrées, ni à obtenir des documents administratifs que personne ne veut délivrer parce que personne ne se reconnaît compétent pour les réaliser alors qu’il leur suffit simplement de cocher une case en haut à droite du formulaire qu’ils ont bien en vue sur leur bureau, et d’y apposer sagement une signature corroborée par un coup tampon gentiment asséné d’un mouvement vertical du poignet. D’autre part, les cours à la fac de droit sont terminés, lundi les étudiants vont passer sur le grill des épreuves orales avant que de s’adonner avec joie aux plaisirs des épreuves écrites préparées avec le sadisme habituel des chargés de TD qui n’ont pour seule ambition que de faire exploser les statistique du taux de suicide chez les jeunes de 18-21 ans, c’est bien connu, à grand renfort de sujets ubuesques dans lesquels chaque mot constitue une mine antipersonnel susceptible de les envoyer sinon ad patres du moins à la seconde session d’examen. Les cours à la FLD ne sont pas encore finis, mais cela ne saurait tarder ; encore quelques jours à tenir avant d’être libéré. Ce ne sera pas trop tôt ! Je commence à en avoir ma claque de faire cours cette année.

 

Ha, si, je note une bonne nouvelle : mon boulet a cessé toute communication depuis maintenant un mois alors que je m’apprêtais à faire ma valise pour le Mexique. Il était en train de me raconter son palpitant week-end chez tante Jeanne dans le Périgord où il a passé son dimanche à lire la biographie de Lady-Di à l’ombre d’un parasol lorsque, hasard providentiel, mon téléphone m’avertit d’un petit « bip-bip » caractéristique, que la batterie allait rendre l’âme dans  un bref instant. Je prévenais mon interlocuteur de cet incident technique à venir et de ne pas s’offusquer de la rupture de communication intempestive qui allait immanquablement se produire car elle n’était pas de mon fait. Il reprit le cours de son récit comme si de rien n’était, ne me laissant pas placer une phrase et ce qui devait arriver arriva : mon téléphone rendit l’âme dans un silence réconfortant. Je n’ai même pas eu le temps de lui rappeler que je partais en vacances pour 15 jours, je ne sais même pas s’il se rappelait que je le lui avais dit, accaparé qu’il était par le récit de son séjour périgourdin et de ses RTT. Depuis, rien ! … l’espoir fait vivre… je savoure mon bonheur car je sais que cette trêve ne durera pas. A moins que l’un d’entre-vous ne s’en soit chargé ?

Mystère mystère.

 

Mais savez-vous quoi ?

C’est très bien comme ça !

 

Dédicace à M.