mercredi 13 août 2008

Deuil - In Memoriam Gary...

 

 

Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs,

reprenez avec moi tous en coeur

 

J'ai une nouvelle épouvantable à vous annoncer...

 

GARY est décédé !

 

Non, ce n'est pas une plaisanterie, je n'ai hélas en de tels moments pas le coeur à la gaudriole. Anne et Bruno, soyez forts et pleurez avec insistance feu votre filleul(le?) dont la mémoire se trouve à jamais inscrite au Panthéon des gastéropodes, quelque part entre Jean Cocteau et Carlos. Sa coquille inerte fait désormais partie des gravillons qui jonchent le parterre de l'aquarium dans lequel Wasabi fait des bulles, mais on sent bien que le coeur n'y est plus...

 

En guise d'éloge funèbre, laissez moi vous narrer les dernier jours de Gary l'escargot et comment il mourrut dans un funeste élan d'héroïsme triomphal.

 

Lundi matin, après avoir passé l'aspirateur dans sa coquille et s'être fait une petite mise en plis (Gary était très coquet...), Gary s'adonnait à son passe temps favorit : bavouiller sur les parois de l'aquarium qui l'abritait et à dévorer gouluement les algues qui s'y développent. Wasabi qui passait par là l'entretint un instant de la situation préoccupante en Georgie et lui demandait son avis sur le soutient affiché au Président Saakachvili par le peuple Georgien. Wasabi, féru de politique internationale depuis qu'il a découvert Arlette Chabot, pense lui que la voie diplomatique est certainement la meilleure solution au conflit et que la Cour Européenne des Droits de l'Homme a tout à fait raison lorsqu'elle recommande à la Russie de s'abstenir de toute mesure susceptible de menacer la vie ou la santé des populations civiles en Géorgie. Gary, assez peu interressé par le sujet (lui son truc c'est davantage L'île de la Tentation...), émit un baillement désobligeant, et laissant Wasabi disserter tout seul dans son coin, prit le chemin des grosses feuilles vertes qui surnagent à la surface.

 

Gary était en route lorsqu'un grondement sourd mit en vibration tout l'aquarium. Une lueur bleue envahit tout d'un coup l'angle ouest et une horde de Glövix déboula, propulsés d'une autre dimension par une faille spacio-temporelle. Or, quiconque a déjà cotoyé un Glövix sait que ces petits êtres sont particulièrement rigolos et qu'à moins de les revoyer illico-presto chez eux, la crise de rire - souvent mortelle - est hélas inévitable.

N'écoutant que son courage, Gary fouilla dans sa coquille et s'empara vigoureusement d'un épluche patates qu'il brandit sous le nez des Glövix déjà hilares.

" - En garde vils coquins ! Si vous ne voulez point vous faire occire, rendez-vous séance tenante ! " lançat-il de sa voix la plus sévère. Ce à quoi les Glövix répondirent par un fou-rire à s'en frapper les cotes.

- Hé ho, tu connais celles des deux vaches ? Alors, c'est deux vaches dans un garage qui scient de l'essence, et y'en a une qui trouve un clou dans sa buche d'essence qu'elle scie et l'autre dit " ah tiens c'est bientot pâques".

Gary, dont le sens de l'humour était particulièrement affûté, contint un éclat de rire qui eu pu être fatal. Conscient de la gravité de la situation et que le déstin du monde était entre ses mains (c'est une image), il avança d'un pas, agitant son épée de fortune sous le nez des Glövix (la aussi, c'est une image) :

- Rendez-vous bande de nases ! Vous êtes cernés !! Allez, houste, du balais, rentrez chez vous maintenant, on a assez rigolé comme ça, hop hop hop !! "

Alors qu'un petit nombre de Glövix commençait à reprendre le chemin de leur vortex spacio-temporel - quoiqu'ils soient effectivement très très rigolos, les Glövix savent aussi être relativement raisonnables - un petit malin prit la parole juste avant de sauter dans le vortex qui se referma juste derrière lui :

- Hey, tu connais celle des deux sous-marins ? Ben, alors c'est deux sous-marins dans un arbre qui mangent des chaises. Soudain deux oeufs au plat arrivent et leur disent " vous venez tailler la bavette ?" et les sous-marin répondent " on peut pas on va chez le coiffeur ".

Gary ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait. Une convulsion, puis deux, puis un étouffement suivi d'un étirement magistral des zigomatiques prolongé par un cri entrecoupé de spasmes qui résonnèrent dans tout l'aquarium au point que Wasabi dût se bouchez les branchies avec du gravier : l'héroïque Gary était mort de rire... au propre comme au figuré.

- Hargh, les salauds, ils m'ont eu... déclama Gary dans un dernier souffle.

Wasabi, dont la mémoire est celle d'un poisson rouge - 4 secondes - avait déjà tout oublié et vaquait à broutiller des racines comme si de rien n'était.

Gary, dont la gradeur d'âme n'avait d'égal que .... heu ... ben... oué, ho, ça va hein ! Bref, le courageux Gary a péri pour une cause noble : préserver la Terre et l'Humanité d'une invasion de Glövix qui aurait pu conduire à la dévastation du monde. Si !

 

Et voilà, vous savez tout.

 

Quoi je raconte n'importe quoi ? Mais, puisque je vous dis que c'est vrai...

Votre incrédulité me déçoit beaucoup...

 

Mais MOI je SAIS que c'est la vérité ...

 

Nananère !

 

vendredi 8 août 2008

Bon bé voilà...^^


 

Hé bien hé bien, il faut croire que les fées de l’inspiration divine se sont à nouveau penchées sur mon lit douillet ces dernières nuits car voici que les doigts me démangent et plutôt que de les laisser s’adonner à des tâches d’une rare indignité qui ferait rougir le plus polisson d’entre vous, je préfère les laisser gambader allègrement sur le clavier de mon ordinateur au grès de ce que mon subconscient veut bien leur dicter. Oh, ils ne sont pas trop engourdis en cette période estivale propice chez moi non pas aux loisirs maritimes des pâtés de sable et de la bronzette à tout va, mais davantage à la rédaction de la thèse que je m’efforce de faire progresser en vue d’une soutenance que j’espère prochaine. Par conséquent ils cavalent avec une belle jovialité et je dois parfois leur tirer un peu la bride car, dans leur entrain volage ils frappent des incongruités difficilement déchiffrables même par mes yeux experts. Péché de jeunesse me direz-vous.

 

Un petit nombre d’entre vous s’enquiert régulièrement de vive voix de la santé de « Bubulle ». Oui, vous vous souvenez ? Le poisson télescope aux yeux globuleux que mon frère m’a offert pour mes 30 ans et qui a passé une semaine dans une bonbonnière convertie en aquarium de fortune le temps que Ptitcréole m’en prête un ? Ma belle sœur était toute étonnée qu’il soit encore en vie ! Non, pas le Ptitcréole enfin ! Je parle du poipoi !! Car, oui, Bubulle va bien ! Il va même très bien et frétille de toutes ses nageoires dans son aquarium. La preuve en image :

 


 

Vous le voyez, il se porte à merveille et navigue gaiement dans son environnement aquatique, entre les racines des plantes qui purgent l’eau des vilains nitrates (boooooooh les vilains !). Il s'amuse même depuis quelques jours seulement à faire coucou à travers le trou du gros caillou mosé en plein milieu de son biotope. D’ailleurs, il faut que je précise tout de suite que Bubulle ne s’appelle pas Bubulle… Non ! Mettons tout de suite fin à cette mascarade dont Bubulle pourrait légitimement s'offusquer. Souvenez-vous il y a quelques temps je lançais un grand sondage qui a mobilisé un bon tiers de la planète puisque le compteur totalise le nombre astronomique de 6 votes (ahem…), sondage dont l’objet était de vous demander de quel nom affubler notre cher Bubulle. Finalement, c’est Wasabi qui l’a emporté à la majorité relative de 1/3 des voies  (oui, donc 2 votes pour Wasabi… Quand je parlais d’interactivité, vous comprenez maintenant ce que je signifiais…). Et chose la plus extraordinaire, Bubulle, enfin, Wasabi n’est plus tout seul. Siiiii !! Je ne lui ai pas acheté de petit compagnon qui pourrait frétiller tout de go avec lui, quoique l’idée m’ait traversé l’esprit une fois ou deux (non, pas craquer, pas craquer…), mais un beau jour, alors que je venais nourrir le fauve, un bidule noir accroché à l’une des parois de l’aquarium retint mon attention. Tient donc, mais qu’est-ce que ce bidule ? Et approchant mon nez de la vitre, je découvris ça:   

 

un escargot !

 

Je suppose qu’il avait élu domicile dans le gravier disposé au fond de l’aquarium et que faute d’eau il s’était mis en hibernation ou un truc de ce genre (oué, je sais que ça hiberne pas les nescargots…) et que la présence soudaine d’eau pure en abondance à réveillé son neurone mis en dormance et Pof ! Hop là coucou la compagnie !! Me voilà donc partageant mon doux foyer avec un poipoi aux yeux globuleux répondant au nom de Wasabi, et un gastéropode un peu associable (oué, il n’est pas très bavard…) que Anne et Bruno on eu le privilège (.. ??...) de baptiser eux même (bah, ça leur a fait tellement plaisir) du doux prénom de Gary, en hommage Gary, l’escargot de Bob l’éponge, le seul escargot qui miaule... (on vous expliquera plus tard…). Sauf que mon Gary à moi il miaule pas du tout, et quelque part c’est tant mieux !

 


 

Meow ?

 

samedi 2 août 2008

Ultima Recital...

 

Après mûre réflexion, avoir tourné le problème dans tous les sens, je ne vois pas d'autre alternative.

 

Vous aurez sûrement remarqué que je n'ai rien posté sur ce blog depuis 2 semaines et ce n'est pas faute d'avoir essayé ; j'avoue que cela fait 2 ou 3 jours que j'essaie de pondre quelques lignes mais.... j'y arrive pô ! Pas d'envie, rien à raconter, rien de cinglant à dénoncer... le vide intersidéral du néant absolu de la non-inspiration pas créatrice du tout. Mon dernier billet fait en outre montre d'une fainéantise aggravé puisque je me suis simplement contenté de copier-coller les paroles d'une chanson sans annoter quoique ce soit...

 

Comme me l'a dit un ami ce soir, le blog, j'en ai eu besoin à un moment donné, j'y ai mis ce que j'ai bien voulu y mettre, vous y avez trouvé ce que j'ai bien voulu que vous y trouviez, tout en disant pourtant beaucoup sur moi, au delà de ce dont je me sentais initialement capable. Certains savent de quoi je parle, les autres ont peut être des doutes voire aucun, peu importe. Mais voilà, j'ai fais le tour de la question, je sais désormais qui je suis, où je vais, ce que je veux, j'ai désormais en mains les instruments pour poursuivre le travail amorcé voici de longs mois et qui a eu besoin de s'exprimer en toutes lettres sur ces pages, et l'outil est désormais émoussé... Il a fait son temps.

Autre point qui a son importance à mes yeux, je n'ai pas réussi à créer une dynamique interactive autour de ce blog. Le faible nombre de commentaire que suscite mes billets, la faible fréquentation de ces pages... bref, tout ça, me fait douter de la nécessité de poursuivre plus avant cette expérience dont je pense aujourd'hui avoir fait le tour. Je n'ai pas le talent des bloggeurs dont je suis le travail régulièrement et dont la plume fait mouche à tous les coups, ni n'ai vraiment donné un fil conducteur homogène à ce blog afin de lui assurer un suivi cohérent. C'était un parti pris, et si j'avais à recommencer... heu... ben je sais pas ce que je ferais !

Enfin, mes amis n'ont pas besoin de ce blog pour savoir comment je vais ou avoir de mes nouvelles, même si j'ai souvenir de quelques coups de fil donnés en conséquence d'un billet posté le jour même. Merci à ceux qui ont su prêter attention à mes hauts et mes bas.

 

Je ne vais pas supprimer cette page perso car j'éprouve tout de même le besoin de relire certain de mes billets que je trouve réussis - je pense notamment au "Boulet" - ou dont la rédaction coïncide avec des évéments qui ont émaillé de façon indélébile cette année écoulée. Je le laisse donc en jachère, jusqu'à nouvel ordre... Peut être en semptembre le besoin d'écrire ressurgira-t-il et reprendrais-je le cours de l'histoire là où je l'avais abandonné. Je ne vous promets rien.

 

 

Et la vie continue !

 

 

vendredi 18 juillet 2008

Ca sent bon l'été !

 
Sur la plage abandonnée
Coquillage et crustacés
Qui l'eût cru déplorent la perte de l'été
Qui depuis s'en est allé
On a rangé les vacances
Dans des valises en carton
Et c'est triste quand on pense à la saison
Du soleil et des chansons

Pourtant je sais bien l'année prochaine
Tout refleurira nous reviendrons
Mais en attendant je suis en peine
De quitter la mer et ma maison

Le mistral va s'habituer
A courir sans les voiliers
Et c'est dans ma chevelure ébouriffée
Qu'il va le plus me manquer
Le soleil mon grand copain
Ne me brulera que de loin
Croyant que nous sommes ensemble un peu fâchés
D'être tous deux séparés

Le train m'emmènera vers l'automne
Retrouver la ville sous la pluie
Mon chagrin ne sera pour personne
Je le garderai comme un ami

Mais aux premiers jours d'été
Tous les ennuis oubliés
Nous reviendrons faire la fête aux crustacés
De la plage ensoleillée
De la plage ensoleillée
De la plage ensoleillée
 
Paroles : S. Gainsbourg
 
 
Bon été à tout ceux qui ont la chance de pouvoir en profiter !

mercredi 16 juillet 2008

T'avais raison ma grande...

 

J'ai tortillé le problème dans tous les sens, mais j'avoue que t'avais raison : on n'écrit le plus souvent dans son blog que lorsque ça va pas super. Après avoir hésité pendant des heures sans trop savoir quoi écrire, voilà... je frappe fébrilement d'un geste étrangement peu assuré, une à une, les lettres qui forment les unes à coté des autres le texte de ce billet que je sais déjà sans queue ni tête. Je n'ai pas cherché à lui donner une forme particulière ni à réellement organiser mes idées avant de me lancer dans cette épreuce d'écriture que je qualifierai de "quasi-automatique", et laisse s'échapper de mes doigts ce que bon leur semble, un peu comme un signal d'alarme dans le vide pour crier en silence mon mal-être de ces jours, qui ne passe pas, lancinant, incidieux, perfide, inconsolable. On n'y peut rien, c'est comme ça, il n'y a rien à faire, sinon que de laisser le temps oeuvrer. Combien de temps encore ?

 

Cela fait déjà plus d'un an que j'ouvrais cette page perso et y gravais, quelque part sur un disque dur installé je ne sais où, ni dans quel pays ni sur quel continent, le premier billet offert en patûre à qui voudrait bien perdre son temps pour me lire. Ce billet plutôt bref - une dizaine de lignes tout au plus -  fut suivi de bien d'autres de qualité totalement inégale. Je retire de certains d'entre eux une fierté toute particulière qui m'amène périodiquement à les relire et à me surprendre moi même. C'est pas ça qu'on appelle la folie ?

Je ne sais pas trop quel bénéfice je retire de cette expérience de blogueur. Peut être la satisfaction narcissique de savoir qu'une poignée de personnes lisent mes inepties ? Peut être une certaine lucidité sur des énévements que j'analyse ici en secret et sur lesquels je parviens à poser des mots, une sorte de thérapie qui consisterait à identifier le mal avant de le traiter ? Me payer quelques bonne tranches de délire et entraîner avec moi les esprits assez fous pour répondre à mes billets les plus tordus ? Aussi une manière d'occuper du vide et de me donner l'illusion d'exister ? Il m'est déjà passé plusieurs fois par la tête l'idée de mettre un point final à cette expérience.

Un peu de tout ça à la fois certainement. Je n'ai pas vraiment envie de savoir. En tout cas pas ce soir.

 

Je vais cesser là mes errements délirants pour ce soir, ça ne sert à rien, je ne sais même pas si je dois déplacer la souris sur l'icone "publier le billet" située en haut à gauche de mon écran.

 

Il me reste du Stilnox dans la pharmacie. Je crois que c'est la meilleure chose à faire ce soir.

 

Demain est un autre jour.

jeudi 10 juillet 2008

Lettre ouverte aux emmerdeurs


 

 

Il est des moments dans la vie d’un homme où trop c’est trop, où la coupe est pleine et qu’il n’en faut plus ajouter une goute avant que de mettre le feu aux poudres.

 

Ce billet que j’ai intitulé « Lettre ouverte aux emmerdeurs » s’adresse en particulier à ceux d’entre vous qui sont parents, jeunes ou vieux, ainsi qu’à ceux et celles qui aspirent à le devenir. Non pas que vous soyez tous des emmerdeurs avérés (quoique, ne me poussez pas à donner des noms, j’en serai capable) ; seulement vous êtes tous de futurs emmerdeurs potentiels, et peut être même en êtes vous déjà sans même vous en rendre compte. Si si… je vous assure…

J’entends déjà les récriminations et les injures fuser comme autant de flèches assassines qui voudraient me faire taire – l’importun !! – avant que d’asséner quelque vérité qu’il ne fait  pas bon entendre.  Mais je n’en ai que faire et poursuivrai mon dessein tel qu’il mijote et bouillonne depuis 2 ou 3 jours, même si je sais que le combat est perdu d’avance, et tel un Don Quichotte des temps modernes, je me battrai avec détermination contre vents et marées dans une lutte que je sais pathétique. Le triomphe, s’il a lieu, n’en sera que plus grand, et la victoire exquise.

 

Tout d’abord, il faut entendre une vérité première qui risque d’en froisser plus d’un, tant pis, je prends le risque : non quoiqu'ils soient si mignons/adorables/épanouis/curieux/bavards/etc. ad lib...

 

vos enfants ne sont pas des génies.

 

Le génie étant ici entendu au sens du Trésor de la langue française comme une « aptitude, faculté supérieures de l'esprit portées au-delà du niveau commun (se manifestant dans des entreprises, des inventions, des créations jugées exceptionnelles ou extraordinaires) », ou encore selon le Littré une « aptitude spéciale dépassant la mesure commune soit dans les lettres et les beaux-arts (concevoir et exprimer), soit dans les sciences et la philosophie (inventer, induire, déduire, systématiser), soit dans l'action telle que celle de l'homme d'État, du militaire, etc. ».

 

Entendons nous bien : oui, vos marmots sont effectivement beaux, gentils, drôles, affectueux, éveillés... tout ce que vous voulez… Mais il est un moment où doit s’opérer un nécessaire retour à la réalité et d’admettre – fut-ce à contre cœur –  que le génie reste l’apanage de quelques rares privilégiés sur notre planète, ce qui n’est pas plus mal.

Par conséquent, si par un beau jour un professeur de droit public assène à la copie de votre progéniture une note que vous jugerez alors indigne du statut supérieur qui auréole le rejeton en lequel vous voyez déjà briller les astres de la gloire inscrite de toute éternité dans les cieux, comprenez que si génie il y a (ce dont je vous ai déjà dit que l’on pouvait légitimement douter), il y a fort à parier que ce n’est pas le génie du droit public, voire pas le génie du droit du tout… Et toute votre mauvaise foi ne suffira pas à convaincre un professeur agrégé des Université que la copie qu’il a sous les yeux à laquelle il a, dans un épanchement de générosité, accordé la note de 6/20, vaut en fait la moyenne, voire bien plus, et que c’est scandaleusement qu’il n’a su déceler dans les 10 lignes laborieusement rédigées d’une main malhabile guidée pas des connaissances trop peu affirmées, le nouveau Maurice Hauriou que le Monde attendait reclus dans un misérabilisme intellectuel duquel allait bientôt jaillir la Lumière. Non ! S’il a mis une telle note – mauvaise –  c’est bien que la copie est nulle, quant il ne s’agit que de juger la copie…Ne le poussez pas à tomber le masque de gentillesse affectée, moirée de condescendance apitoyée, vous risqueriez d’entendre la vérité dans sa nudité la plus crue, celle que l’on ne veut pas connaitre et que l’on cache, un peu comme les murs humides d’une vieille maison que l’on recouvre d’une épaisse couche de lambris blond qui fait oublier le mal rongeant pourtant chaque jour davantage la demeure qui finira tôt ou tard par s’effondrer.

 

Alors, vous, parents et futurs parents, n’affectez pas d’ignorer cette mise en garde. Peut être un jour, lorsque de l’école votre petiot reviendra avec son carnet de note couvert de rouge parce qu’il aura eu une mauvaise note, vous repenserez à ce billet que jadis vous aviez lu… et vous direz « Ah oui… peut être avait il raison… ». Non non… pas « peut être » : sûrement ! Et par pitié, laissez les profs tranquilles !

 

 

 

Toute ressemblance et coïncidence avec des faits et des personnages ayant existé ne serait pas totalement fortuite ^^

 

mercredi 2 juillet 2008

Parlez après le bip !

 
"Gaston y’a l’téléphon qui son
Et y’a jamais person
Qui y répond !"
 
Ce qui était vrai dans les années 60 ne l’est plus depuis l’invention du répondeur téléphonique. Hé oui, désormais le téléphon qui son a toujours quelqu'un qui répond !
Je me suis amusé à faire une petite recherche sur Internet. Hé bien figurez-vous que les premiers répondeurs téléphoniques étaient de grosses caisses en plastique fonctionnant avec un ampli à lampes, un relais électrique, des cylindres magnétiques, pour un poids de plusieurs kilos (très décoratif et pratique sur votre bureau !), au juste prix de 8.000 Francs soit 1.200 Euros… Ensuite vint l’avènement de la bande magnétique (on peut encore en voir quelques exemples dans les premiers épisodes de Colombo), de la cassette audio puis de la micro cassette, et enfin de la mémoire électronique qui permet une miniaturisation extrême jusqu'à devenir quasi-invisible.
 
Ce qui est fascinant dans un répondeur n’est pas tant la machine en elle-même, qui au fond est assez chiante, mais son contenu : le message délivré à l’interlocuteur que la voix électronique laisse sur le palier en l’absence du maître des lieux.
 
Souvent il n’y a rien de plus frustrant que de tomber sur un répondeur. Toujours le même message que l’on réparti en deux catégories.
La première : le message enregistré par la personne elle-même. Il contient quasi invariablement les mots suivants placés dans tel ou tel ordre à la manière des beaux yeux de la marquise qui mourir me font d’amour : « Bonjour vous êtes bien sur le portable de Barnabé. Je ne suis pas là pour l’instant. Vous pouvez me laisser un message après le bip. Je vous re-contacte dès mon retour. Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiip ».
Simple, efficace, on comprend que le correspondant n’est pas joignable et qu’on est invité à laisser quelques mots pour qu’on soit rappelé ou lui faire se souvenir de ramener du pain et de passer dire bonjour à Tante Jeanne avant qu’elle parte boire le thé chez la Cousine Ursuline. Bref…
 
La seconde n’est pas très éloignée de la première mais s’en distingue par le fait qu’une bonne partie du message est le fait d’une machine préprogrammée pour débiter le même discours sur le ton monocorde que nous connaissons tous, et que seul le nom de notre interlocuteur a été enregistré par ce dernier. D’ailleurs c’est souvent très nase ce type de message. Parce que quand on enregistre ce type d’annonce on nous demande de parler après un signal sonore qui tarde à venir ou qui est tellement bizarre qu’on se demande tout d’abord si c’est bien à ce moment là qu’il faut parler, ce qui se traduit infailliblement par une vague hésitation dans la voix, précédée ou suivie de bruits environnants du plus mauvais effet. Ca peut donner quelque chose dans ce goût là : « Bonjour. Vous êtes sur la messagerie de  "schtrflfllft Hector Berliozrfffrrrrrrrrrrrrrrrrrrtzzzzzz" . Votre correspondant n’est pas disponible pour l’instant… » etc. etc.   Vous l’aurez constaté comme moi, c’est à chier.
 
Je ne parlerai même pas des messages fantaisie ignobles de médiocrité humoristique où un mauvais imitateur singe la voix de telle ou telle célébrité pour débiter des sornettes avilissantes qui ne font rire que les adoléscents boutonneux et les beaufs de tout poils qui regardent Cauet sur TF1. Je ne m'étendai pas, c'en est déjà beaucoup trop.
 
Face à cette médiocrité standardisée se dresse une troisième voie, un brin plus intéressante à mes oreilles.
Je me souviens d’un message de répondeur absolument génial que l’on pouvait entendre sur la ligne du mari d’une amie. Il commençait par « Bonjour, vous êtes en relation avec un répondeur. Surtout gardez votre calme ! » Je ne me souviens plus exactement de la suite mais les première secondes étaient tout simplement exquises. Enfin de l’originalité dans ce monde de platitude.
Cette découverte fut pour moi une révélation. Oui, il était possible de faire autre chose ! Autre chose...
Dès que j’eus en ma possession une machine de cette espèce je m’employais à exploiter toutes les ressources créatrices autorisées par ce nouveau jouet. J’avoue que mon premier message était d’une banalité affligeante mais j’eus tôt fait de pervertir cet équipement dont je mesurais les facultés déliresques.
 
Mon premier essai fut un coup de maître, n’ayons pas peur des mots, et certains d’entre vous s’en souviennent encore. Il est d’ailleurs à ce jour toujours en vigueur, après quelques autres tentatives moins fructueuses, sur mon téléphone fixe.
Pour vous donner une vague idée et ne pas me la faire piquer, tout commence par un musique un peu grinçante jouée sur un clavier électronique (l’air du monde aquatique de Super Mario Bross sur NES…) après quoi vient le message proprement dit. Il y est question de chambre capitonnée, de visites terminées pour l'instant, de camisole de force qui sera bientôt retirée, de message aussi qui sera délivré après décamisolage… Oui, j’ai parfois des traits de génie que Starck m’envie, soyons modestes. Je me souviens qu’une fois le plombier qui devait venir réparer mon chauffe-eau en panne avait même téléphoné à mes parents pour avoir mon vrai numéro de téléphone parce que chaque fois qu’il composait celui que l’agence immobilière lui avait donné, il tombait sur un hôpital psychiatrique… Et ma mère un peu génée de lui expliquer que non, il ne s'agissait pas d'une erreur, que c'était bien le bon numéro de téléphone qu'on lui avait donné. Il y a ceux qui ont de l’humour… et les autres !
 
Un autre exploit fut tout récent avec un message façon machine à café : « pour un café long tapez 1, pour un expresso tapez 2, pour laisser un message parlez après le bip ». Effet garanti !
 
L’avantage d’avoir un message de répondeur totalement zinzin est qu’au final les gens qui appellent laissent assez peu de messages. J’ai trouvé à cela plusieurs explications possibles :
- Déconcertés, ils en ont oublié la raison de leur appel
- Ils ne savent pas s’ils ont bien composé le bon numéro
- Ils sont effrayés à l’idée de parler à un extraterrestre qui a élu domicile sur Terre
- Leur message n’est finalement pas si urgent que ça et ils essaient de rappeler plus tard.
Il y en a sûrement d’autres, je note seulement celles qui me viennent sur le vif.
 
Si la méthode est efficace sur le téléphone fixe, elle l’est aussi sur le téléphone portable.
J’ai d’ailleurs cet après midi composé mon actuelle annonce de répondeur, sûrement la plus débile que j’aie jamais pu écrire (oui, je les écris parfois avant) et qui aurait pu résulter du débilitronage d’une phrase au départ censée. Je vous rassure : nul débilitronage dans tout cela, c’est de l’authentique Tambour Major garanti sans additif ni colorant artificiel. Ce serait sous-estimer mes aptitudes à la folie pure, et certains d’entre vous savent à quel point je n’en ai pas besoin. Pour les autres, parcourir ce blog devrait vous donner une vague idée de ce dont je suis capable. Ce chef d’œuvre de l’art du répondeur est tout simplement unique. Il y est question d'arborescence laineuse, de poignée de boulons, d’autoclave, d’asperges astigmates… Dans un esprit fin et léger qui en étouffera plus d’un, à n’en pas douter.
 
Vous l’aurez compris, il est des choses pour lesquelles je n’aime pas faire comme tout le monde. C’est tellement facile de faire comme tout le monde. Mais c’est tellement triste cette uniformité…
 
Alors, à vos répondeurs, et faites moi fumer tout ça !

lundi 30 juin 2008

Un lundi (presque) comme les autres…

 

 

Un lundi (presque) comme les autres.

Un lundi comme il y en a eu des centaines et comme il y en aura encore des milliers.

Un lundi qui fait suite à un dimanche, lui-même précédé d’un samedi, tout ce qu’il y a de plus agréables. Des amis, des rires, du soleil, des grillades en plein air, l’odeur de la braise, le bruit des merguez qui crépitent, les bras rougis à la fin de la journée et la marque des lunettes de soleil autour des yeux…

 

Un dimanche de lumière, un dimanche de chants d'oiseaux, de retrouvailles et de frissons.

Un dimanche (presque) ordinaire

Un dimanche comme j'aimerai en vivre plus souvent...

 

Un lundi matin où le réveil gronde sur la table de nuit qu’il faut mettre terme à ces instants d’insouciance, poser un pied à terre, puis un second. Mettre la cafetière en route, écouter les nouvelles à la radio, apprendre qu’il y a eu 17 blessés à Carcassonne. Une douce odeur d’arabica envahit la cuisine tandis que les tartines se parent de confiture dorée. Passage obligatoire par la salle de bain, se raser sans s’écorcher pour ne pas avoir l’air ridicule au travail, une bonne douche et l’odeur du savon parfumé, la chaleur réconfortante de l’eau qui coule sur le corps, tel un cocon qui nous enrobe et nous protège. Chercher dans la penderie la chemise qui ira bien avec l’humeur du jour, un jean, enfiler ses baskets, prendre les clés sur la commode dans le couloir… la journée commence.

 

Et cette douleur lancinante qui revient de temps à autres

J'y pense et puis j'oublie

Ainsi va vie !

 

Un lundi matin où tout recommence

Un lundi matin où tout continue

Un lundi matin perdu au milieu de tant de jours

Un lundi matin comme j'en ai déjà oublié des centaintes

Un lundi matin comme j'en oublierai encore des milliers...

 

Et la vie continue

Le temps passe

Ce n'est rien

 

vendredi 27 juin 2008

Pensée du jour

 

Pensée du soir en fait, captée hier soir de la bouche d'une amie après quelques bières et une longue journée de travail :

 

"On ne change pas, on se révèle"

 

Lavoisier n'aurait pas dit mieux...

mardi 24 juin 2008

Droit au logement opposable... suite.

 

Il fallait le faire, c'est désormais fait !

 

Mon nouvel hôte avait le besoin impérieux d'un logement décent qui puisse se substituer efficacement à la bonbonnière dans laquelle il avait momentanément refuge. Oui, une bonbonnière c’est fait pour stocker des bonbons, pas un poisson, fut-ce un poisson télescope quasi aveugle qui ne se rend pas trop compte de son sort. Mais tout de même, le sort de cette petite bébête m’attristait un peu et les 2 compères à l’origine de ce présent aquatique s’inquiétaient également de l’état de santé de leur petit protégé (hé oui, on s’attache vite !). Je devais donc dégotter un aquarium pour transférer truc-much (oui, j’affublerai la bête de tout un tas de noms bizarres en attendant les résultats du sondage… et ranafout’ du prétendu choc psychologique hypothétiquement causé par le manque de référent nominatif…).

 

Bref, c’est au bord de l’effondrement que j’envoyais un S.O.S. au PtitCréole, aquariophile averti, pour voir s’il n’avait pas, à tout hasard, de quoi me dépanner. Par une heureuse coïncidence, se trouvait sur le palier, entre trois pots de fleurs et deux plants pavot, un assemblage de 5 plaques de verre hermétiquement collées et dont l’aspect général pouvait laisser encore penser qu’il fut jadis un aquarium. A l’intérieur, l’épaisse couche de gravier servait de substrat à quelques plantes folles qui les oiseaux avaient semées.

 


L'aquarium dans son biotope avant nettoyage.

Mais siiiiii .... LA !!

 

J’embarque le bidule et sur le chemin du retour fais une brève halte dans une jardinerie/animalerie/piège-à-cons afin de faire l’acquisition d’un bulleur nécessaire à l’oxygénation de l’eau, et de quelques gadgets pour agrémenter l’environnement de mon pensionnaire.

C’est fou tout ce qu’on peut trouver pour décorer un aquarium… du plus simple au plus kitch, en passant par des compositions complètement folles de temples incas de 50 cm de haut que même certains mômes n’ont pas ça pour jouer avec !! Ne voulant pas inutilement multiplier les obstacles dans la circulation de Titi qui – quasi aveugle – risquerait de se cogner dedans (j’ai vu ça sur le net, je n’invente rien !), je me contentais d’un rô cailloux avec un trou au milieu pour jouer à faire coucou, et d’une amphore pour raccorder au bulleur (oui, j’ai évité le coffre fort qui s’ouvre au gré des bulles qui montent… et de toutes façons il n’y en avait plus !).

 

      

A gauche le caillou pour que le poipoi puisse jouer à cache cache.

A droite une amphore pour le bulleur, totalement inutile donc résolument indispensable !


 

Me voici donc de retour chez moi.

Opération number ouane, vider l’aquarium de ses 3 Kg de gravier et rendre aux vitres la transparence que je supposais avoir été la leur un temps jadis. Muni d’une louche j’extrayais les gravats que j’entreposais dans des saladiers (bé oui, système D !) avant de karchériser le tout.

PtitCréole m’avait surtout recommandé de bien bien laver le gravier qui avait dû essuyer tout un tas de saloperies de pesticides en tout genre qui eussent été susceptible de décimer un cheval. Je m’exécutais donc et passai 20 bonnes minutes à 4 pattes à farfouiller dans la baignoire pour éradiquer le gravier de tout élément toxique. Je me rendis vite compte que l’opération aurait également pour effet de le purger d’une foultitude de saletés qui sinon se seraient mêlées à l’eau pour transformer l’aquarium en bassin saumâtre…

 


Quand la baignoire devient une auge...

 


Etape n°2 : un ptit coup d’Antikal et hop les vitres redeviennent totalement transparentes, vierge de toute trace disgracieuse. Surtout rinçage hyper abondant pour ne pas dissoudre le poisson une fois qu’il serait installé dedans !! Ayé, l’aquarium est tout propre.

Vient ensuite l’assemblage du petit bordel : d’abord la couche de gravier, puis on dispose avec talent le gros cailloux pour faire coucou, on regarde où placer l’amphore « bullifère » puis on la raccorde au bulleur. Après quelques ajustements, on trouve l’équilibre à toute la petite installation.

                         

En cours d'installation : le poipoi qui frétille d'impatience dans sa bonbonnière et installation du gravier.

 

Etape n°3 : le remplissage. J’ai eu beau faire doucement, ça n’a pas empêché de soulever le gravier et les vestiges de saletés encore présentes.

 


En cours de remplissage, tout doucement pour pas trop remuer le fond (raté !)

 

Résultat des courses : une eau trouble… Bon, c’est pas grave, ça décantera ! Une fois arrivé à la hauteur désirée, je me saisi de la bestiole qui gesticulait de tout ce qu’elle savait (elle a même failli m’arracher un doigt !! Si c’est vrai… ) et la largue délicatement dans son nouveau biotope. Et là, merveille de la nature : elle frétille de bonheur…

 

Et voilà le résultat :

 

           

 


  

Rôoooooo, c’est y pas meugnon tout plein ?

 

 

Je sais pas si vous partagez mon avis mais… il est un peu tout seul mon poipoi.

Me demande si je vais pas lui adjoindre quelques copains…