samedi 26 avril 2008

Météorologie

Attention : Ce billet du jour est d'une portée philosophique exceptionnelle.

Assurez-vous d'avoir préalablement relu Kant, Nieztche, Alain et l'oeuvre de Sim avant que de vous aventurer plus loin.

Vous êtes prévenus...

 

Ca y est...

 

LE PRINTEMPS EST LA !

 

Ouiiiii ! On n'y croyait plus, on le pensait perdu pour toujours, donnant raison aux prédicteurs d'apocalypse : " Laaaa fiiiin des temps est lààà ! Trrrrreeeeeembleeeeeeez pauvres mortels car l'heure du jugement est prrroche " (à lire d'une voix rocailleuse et tremblottante).
Que nenni ! S'il est bien une heure, c'est celle de sortir mon bougainvilier sur le balcon pour qu'il fasse le plein de rayons régénérants et qu'il me donne dare dare un flot de fleurs éclatantes dont il a le secret.


Le soleil... la vie !

Ca commençait à bien faire ce temps de Breton (ami Breton si tu me lis, je te salue bien bas derrière ton cirré jaune). L'autre jour mon directeur de thèse me disait : "beau temps pour un mois de novembre non ?". Oué, il est super fun mon DDT... même qu'il m'écrit des mails en latin ! Ben oué, on est au printemps depuis déjà un bon mois et pas un seul jour ne s'est écoulé où l'on a pu se dire avec conviction que l'hiver était bel et bien fini. Rhalalalalala ma pauv' dame... y'apud'saison ! Et avec tout ces satellites qui nous détraquent la météo !
L'autre jour, une connaissance qui habite de l'autre coté de l'Atlantique me disait qu'ils avaient eu un hiver "à faire s'éffondrer les maisons" ! Outre l'expression que j'ai trouvée particulièrement marrante, on m'a confirmé hier qu'il ne s'agissait pas d'une boutade mais bel et bien de la stricte vérité... Il y avait en effet encore 5 mètres de neige dans les rues de Montréal voici encore seulement 15 jours ! 5 mètres, ça représente environ 2 niveaux d'un immeuble ! Rien que ça... Alors, oui, de la neige à faire s'éffondrer les maison !!
Toulouse point de vue neige c'est assez tranquille. Dès qu'il tombe 2 flocons c'est le plan d'urgence : on appelle l'armée, les tanks sont dans la rue, les hélicos survolent la ville, hormis les enfants qui font des batailles de cailloux, personne ne met le nez dehors. "De la neige ? Aaaaaaargh... Mon Dieu nooooooon !". Oui, le Toulousain a peur de la neige comme la poule du renard. Allez comprendre.

J'en entends déjà quelques qui grommellent - non sans raison - : Mais qu'est-ce qu'il nous gonfle le Tambour Major avec son soleil et sa neige alors qu'il a passé 2 semaines à se dorer la pilule sous les tropiques, alors que nous on est restés là comme des nouilles à subir les frasques d'une météo déliquéscente ?

Oui, oui, oui... Mais justement ! Quand on a passé 15 jours sous un climat tropical à 27°C de moyenne sous un soleil resplendissant, ben croyez moi, le retour sous nos latitudes est un choc culturel à part entière... Ayez conscience que j'avais pratiquement oublié ce qu'était un pull ! Et que depuis mon retour j'en porte un tous les jours sous peine d'hypothermie... Oui, je souffre... vraiment beaucoup. Ma vie est un enfer.

 

Mais trève de neige et de verglas, l'astre du jour est en pleine forme qui inonde les terrasses de lumière, fait sourire les filles et bronzer les matous derrière la fenêtre, c'est bien là l'essentiel, et ça fait du bien pour le moral !

mercredi 23 avril 2008

Pour TOI

 

Rıhtım kuşları

Acılara koşarcasına
Denizlere sürüklüyor beni
Üstüme üstüme geldikçe sensizlikler
İnim inim inliyor Istanbul...

Bu karanlık kentte
Kaskatı kanımla
Sığamıyorum düşlerime
Boş sokaklar vurguluyor sensizliği
Kentten kente götürüyor seni Istanbul...

Bu koskoca kent acılarıma doluyor
Rıhtım kuşları beni
Yorgun gecelerine sürüklüyor
Ve orada sensizliği
Didik didik ediyor Istanbul...

Üzeyir Lokman ÇAYCI
Aksaray – "Istanbul"


 

samedi 19 avril 2008

Heureux qui comme Ulysse...

Tadaaaaam ! Me revoilou !

Je vous ai manqué ?

(béh... dites oui, au moins pour me faire plaisir....)

 

Ouhaaaaaaaa....! Alors par où commencer ?

Je n'ai pas la force de me lancer dans un récit exhaustif de mon périmple mexicain tant il fut riche en événements, en recontres, en fous-rires, en alcool aussi (non, non, pas une goute de tequila ! Plutôt de la vodka et du whisky),  en joies, en instants inoubliables, bref un voyage haut en couleurs qui ne donne qu'une envie : repartir au plus vite vers ce pays gigantesque doté d'un passé d'une rare richesse.

 

Pour tenter de brosser à très grands traits ces quelques 15 jours sous les tropiques, nous partîmes le 2 avril au petit matin après une trop courte nuit de sommeil. Au passage nous embarquons Elisabeth qui est sur le même vol que nous et qui se rend aux mêmes festivités. Le monde est petit.

Quelques 23h heures de vol et de transit plus tard, notre avion se pose sur une piste bordée de cocotiers derrières la cime desquel le soleil étendait son manteau de pourpre parmi les vagues de l'océan pacifique. Un chauffeur nous attends et à bord d'une voiture blindée (oué, il fallait au moins ça !) nous gagnons notre hotel à Acapulco. Le lendemain débutait le 5° Festival Français dans un des plus beaux palaces que compte Acapulco. Vous avez sûrement déjà vu à la télévision ces fêtes hors norme où tout le gratin mondain danse autour d'une gigantesque piscine sur les rythmes dystillés savamment par un des DJ's les plus en vue du moment ? De ces fêtes orgiaques qui frisent l'indéscence...? Ben, ça a été ça pendant 3 jours... Entrecoupés par une après midi de relaxation intense dans un petit coin de paradis bercés pas des hamacs enivrants sur une plage de sable blanc et une autre dans un endroit de rêve où, semble-t-il, Gloria Gaynor et Sylvester Stallone ont leurs habitudes.

Notre passage à Acapulco s'est achevé lundi, jour où nous prîmes la direcion de Guanajuato, magnifique ville coloniale située à quelques 10h de bus de là, au Nord de Mexico. Après avoir subi les aleas d'un passage à l'heure d'été mal négocié qui nous  fît rater notre bus ( et le dernier de la journée par dessus le marché !) nous voici à Guanajuato. Un seul mot pour résumer ce coin splendide : COULEURS ! Notre séjour à Guanajuato durra 2 jours, juste le temps de faire un tour au musée des momies (les Mexicains ont une relation à la mort toute particulière...), et de visiter la ville, classé tout de même au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Quatre heures de bus suffiront à nous mener à San Miguel De Allende, ville un brin moins charmante que Guanajuato, mais dans laquelle les échopes d'artisanat sont légion.

Vendredi, direction Mexico où nous attendent Karim et Jean-Christophe, les amis de Laurent. Nous y retrouvâmes Elisabeth et une partie du petit monde d'Acapulco pour des soirées mémorables.

Samedi soir, outre une bonne cuite, passage à une soirée mondaine où se cotoyaient attachés d'embassades et dimplomates de tout poils, organisée au sommet d'un immeuble par le groupe HSBC. Aux platines, rien de moins que le bassiste de Manu Tchao. Normal quoi. Le lendemain fut une des journées les plus difficiles de ce voyage...

Dimanche, visite du Teotihuacan et de ses pyramides puis soirée sushis tranquillou chez Karim et J.C.

Lundi : c'est déjà l'heure du départ ! Notre avion ne partant que le soir, nous avons encore le temps de faire un tour au Socalo, le centre hystorique de Mexico où nous effectuons quelques achats.

17h, nous rejoignons l'aéroport pour 20h de trajet.

 

Pour compenser la maigreur de ce récit, je mets quelques photos (j'en ai environs un millier !!) que vous pourrez commenter à loisir.

mercredi 2 avril 2008

Je me casse !!

 

Ca y est !!

 

Le moment est venu de faire ma valise et de tirer ma révérence pour quelques jours de repos - amplement mérités.

 

Désormais, j'ai le césame magique entre les mains, la preuve en image :

 


Alors il ne me reste qu'une chose à vous dire :

A bientôt !                         A presto !                                 See you later !

tak zatiaľ !                   bis bald !              

до скорого!                     τα λέμε σύντομα

إلى اللقاء القريب

¡hasta prontito!

na brzkou shledanou                                        

                                                         görüşmek üzere!

 

 

lundi 31 mars 2008

Dénouement


Bien chers lecteurs et amis qui me faites l'honneur de lire ce ramassis de billevesées oisives et  vaseuses,

 

l'heure est grave...

 

car j'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer.

 

Oui, je sens déjà monter en vous les larmes chaudes d'une émotion troublante qui envahit vos  sens, une de celles que l'on ressent à la perte d'un parent proche ou de son meilleur ami, une  de celles qui vous fait chavirer pendant quelques instants vers des horizons abrupts où les lois  de la rationalité n'ont plus guère cours, de celles qui manquent de peu à vous faire irrémédiablement basculer dans la plus noire des folies et en ont poussé plus d'un à s'arracher les yeux, à se bouffer la jambe, voire pire... écouter l'intégrale de Francis Lalanne.

 

Mais non,  non, NON, toi, lectorat adoré, garde ta dignité et ton calme, je t'en conjure...

 

Pour ménager davantage le suspens, accordez moi le temps de vous narrer plus en détails ce qu'il m'est arrivé ces derniers temps.

 

Tout remonte à septembre dernier. Des amis communs, une sortie en boite au bout de la nuit, des présentations avec un certain Laurent, une amitié naissante qui allait peu à peu grandir même si à l'époque je n'en savais rien, des "au revoir", "avec plaisir", "à bientôt", "on s'appelle"... 

Quelques semaines plus tard Une rupture douloureuse qui me fait recroiser son chemin par le besoin d'exorciser ma douleur. Puis une nouvelle soirée qui sera suivie de beaucoup d'autres, des discussions... une proposition de vacances communes, j'ai dit oui sur-le-champ.

Bref, depuis début janvier j'ai en ma possession un billet aller-retour pour le Mexique et assister en VIP au Festival Français d'Acapulco qui a lieu cette semaine. Pourquoi VIP ? Tout simplement parce que Laurent, avec qui je suis censé m'exiler, est ni plus ni moins qu'un ami des directeurs dudit Festival et que nous logeons chez eux...

 

Qui dit voyage à l'autre bout du monde dit nécessairement...

 

Passeport.

 

Voici presque une semaine, je me suis inquiété de mon passeport.

 

Celui-ci avait ses habitudes (me semble-t-il) sur une des étagères de ma bibliothèque, entre un vieil appareil photo et des chéquiers usagés.

Mercredi dernier donc, avant de partir au boulot, je regarde furtivement sur l'étagère afin de m'assurer qu'il est bien toujours là à m'attendre sagement. Ô stupeur... l'étagère comporte bien tout le petit bordel habituel, mais rien qui ressemble de près ou de loin à un passeport en cours de validité. Un coup d'œil rapide sur mon bureau très très bien rangé laissé à l'abandon, je remue un livre ou deux, regarde sous quelques piles de documents... rien. Etant donné que je suis déjà en retard, je remets mes investigations à plus tard et prend le chemin du bureau, prenant soin au passage d'alerter mes parents et de leur demander de regarder chez eux également. "Le premier qui le trouve prévient l'autre" me dit ma mère.


De retour le soir, après plusieurs heures à avoir méticuleusement inspecté chaque cm² de mon  bureau, vidé chaque étagère une à une, bouquin après bouquin, l'angoisse monte d'un cran : RIEN ! Chez mes parents, la chasse n'a pas été meilleure... et ma mère(jeminquiètedoncjesuis.com) commence à se faire un sang d'encre.

Pour me moquer et décompresser un tout petit peu, j'appelle Laurent et lui lance :

"Salut, j'ai une bonne nouvelle : je trouve plus mon passeport !".

Après quelques secondes de silence étourdi il me répond :

 "Bien !"... visiblement déstabilisé par l'info.

 

Le lendemain, jeudi, je demande à Christophe - qui, outre la profonde amitié que je lui voue ainsi qu'à son amie Madeline, a le bon goût de pratiquer entre autres exoticités, l'art de la radiesthésie à ses heures - de me donner un coup de main avec son pendule... sans succès.

Selon lui :

1/ Le passeport n'est pas dans l'appartement

2/ il n'est pas perdu mais égaré

3/ on peut le retrouver.

Moué... rassurant mais pas satisfaisant. Quand je vous parlais de moyens d'investigation de haute technicité, je ne vous mentais pas !!

 

De son coté, ma mère - transformée pour le coup en enquêteur hyper spécialisé que même chez NCIS ils n'en ont pas - passait la maison et ma chambre au microscope à balayage électronique, infrarouges, détecteurs de rayons gamma, spectrométrie artificielle, bref tout ce qui peut débusquer un passeport dans un rayon de 25 Km à la ronde avec une précision d'un quart de nanomètre. Bredouille. Ayant un peu voyagé par-ci par-là en début d'année, je prends même le soin de recontacter les divers hôtels dans lesquels j'ai séjourné, okazou ... Ils ne m'apporteront aucune réponse.

 

Nous sommes jeudi 27 mars, il est 17h45... je suis supposé décoller mercredi 2 avril à 7h du matin pour le Mexique et je n'ai pas de passeport.

L'angoisse totale.


Ayant prévenu les secrétaires de l'ICT le matin, Valérie m'appelle et je lui raconte mes déboires. Elle me dit qu'il existe une procédure particulière pour obtenir un passeport dit "de secours". Aussitôt dit, me voici sur le Net : effectivement cette procédure existe. Elle nécessite d'effectuer une déclaration de perte ou de vol de passeport puis de faire une demande spéciale à la Préfecture qui me délivre le sésame sous 48h.

Il est 18h15, je file au Commissariat de l'Embouchure, situé à 2 pas de chez moi, m'attendant à y passer une bonne partie de ma soirée. De toute façon, je n'avais pas le choix.

Chance ! 20 minutes plus tard c'est à mon tour.

La fliquette qui me reçoit me demande de quoi il  s'agit et je lui expose ma situation : j'ai perdu mon passeport et dois être à Acapulco dans 5 jours. Elle écarquille des yeux, au bord de l'évanouissement visiblement émue par le tragique de la situation, relégant les femmes battues au rang des vulgaire tapages nocturnes. Je m'entends néanmoins répondre "Ha oui, mais nous on prend pas les déclarations de perte, on ne prend que les déclarations de vol... il vous faut aller à la Mairie pour ça".

 

Je m'y attendais... Cette phrase terrible qui annonce bien des difficultés insurmontables : "Nan c'est pas moi, c'est l'autre..." Evidemment, à presque 19h les mairies sont fermées depuis longtemps... Sachant néanmoins que la réalisation d'un nouveau  passeport - fut il de secours - nécessitait un certain nombre de documents dont des photos d'identité, je me rendais au photomaton le plus proche pour me faire tirer le portrait.

 

De retour à la maison, je répertoriais tous les papiers nécessaires, le rangeais soigneusement  dans une pochette, me préparant à la folle journée qu'allait être mon vendredi. Au programme : aller à la Fac faire mes photocopies et imprimer mes billets d'avions à titre de justificatif de l'urgence, aller à la mairie pour procéder à la déclaration de perte et obtenir une copie intégrale de mon acte de naissance, acheter un timbre fiscal à 30 €, puis me rendre à la préfecture avant que le guichet ne ferme (13h) pour constituer mon dossier. Après avoir souhaité une bonne nuit à mes contacts MSN, je me couchais pétri d'inquiétude.


Vendredi matin 6h, réveil ! J'engloutis un petit-déjeûner, embarque ma paperasse et fonce à la Fac.

 

7h57 : Arrivé sur place, je me rends compte que j'ai bien entendu pris le mauvais trousseau de clés... retour à la case départ, rentre à la maison. 

 

20 minutes plus tard, le photocopieur photocopie et l'imprimante imprime à tout-va.

 

8h30 : je suis à la mairie. Ma mission : obtenir une copie intégrale de mon acte de naissance  (heureusement que je suis né à Toulouse !!) et procéder à ma déclaration de perte. Si l'obtention de la copie intégrale n'a soulevé aucune difficulté, la déclaration de perte fut une 
autre paire de manches.


"Ha mais non hein... Nous on peut pas vous la faire votre déclaration de perte... Il vous faut  aller au Commissariat.

- Mais j'en viens du Commissariat ! Ils m'ont soutenu que c'est à la mairie de le faire...

- Haaaa méééé noon hein... nous on n'a pas le droit de le faire, je suis désolée."

Vous avez déjà vu les 12 travaux d'Astérix ? Oui ? Ben moi je l'ai même vécu. Sur le coup j'ai cru revivre certains passages Kafkayens du "Château"... Bon, allez, je prends ma copie d'acte de naissance et file tout droit au Commissariat le plus proche qui, par un heureux hasard, se trouve exactement sur le trajet me conduisant à la Préfecture.

 

Il est 8h50... 


"Ha mais non hein... Nous on peut pas vous la faire votre déclaration de perte... Il vous faut aller à la Mairie !

- Mais j'en viens de la Mairie ! Ils m'ont soutenu que c'est au Commissariat de le faire...

- Haaaa méééé noon hein... nous on n'a pas le droit de le faire, je suis désolé " me répond un  gentil jeune homme en uniforme (toute ressemblance avec un dialogue ayant déjà été relaté dans ces lignes ne serait pas fortuite).

J'ai l'impression d'être pris d'étourdissements... S'ils s'y mettent tous, jamais je l'aurai ma déclaration de perte ! Bouhouhouhou....

Je pleure un peu de ma voix la plus mielleuse, minaude ce qu'il faut et au bout de quelques minutes, il craque...

"Bon, je vais vous le faire, mais c'est pas à nous normalement de faire ce genre de chose"  grommelle-t-il l'air faussement bougon (pour faire plus vrai je pense), me tendant un formulaire jaune portant la mention suivante en haut : "Perte - Vol"...

Bref, qu'il s'agisse d'une perte ou d'un vol, vous l'aurez compris, c'est EXACTEMENT le même formulaire !! Alors pourquoi ils nous font chier bordel ?!

Je remplis consciencieusement le document que mon interlocuteur tamponne avec application.

J'en repasse une couche :

"Merci beaucoup, vous êtes bien aimable... blablablabla..." mais j'étais tellement content que je lui aurais presque fait des bisous ^^.

 

9h12 !! Il me reste encore à me procurer un timbre fiscal à 30€ puis à affronter la Préfecture

 

9h18, j'ai enfin trouvé un Tabac qui vend des timbres fiscaux.

 

9h27 j'entre dans la Préfecture. Et là... du monde du monde du monde... des centaines de personnes qui attendent et une file interminable pour l'accueil. Je m'en sortirai jamais ! La machine adminstrative infernale à assomer les gens est en pleine action : de sa lenteur hypnotique elle broie les esprits comme la meule broie le grain.

Soyons malins : lisons les panneaux ! Et hop, direction le 1 étage 1/2... (si si... je n'invente rien).

 

9h30 : je suis au service des passeports. Devant moi un monsieur fait une demande. La dame du guichet lui explique plusieurs choses auxquelles je ne comprends rien, mais prêtant l'oreille je l'entends dire "Les passeports d'urgence ? Non, c'est uniquement pour les personnes qui partent sous 48h... vous, vous partez dans 3 semaines, on va faire un passeport normal". Et là intérieurement je pousse un énorme

 

YEEEEEEESSSSSSSSSSSSS !!

 

Soulagé : je suis bien dans l'hypothèse  prévue !!

 

oui ouiii ouiiiii ouiiiiiii ouiiiiiiiiiiiiii !!!!!

 

(jubilation parocistique proche de l'orgasme)

 

Mon tour arrive. J'expose mon cas, lui donne tous mes papiers, remplis le formulaire et le lui  remets.

"Parfait, tout est en ordre" répond-elle. "La commission se réunit cet après midi, et si elle valide votre dossier, vous aurez votre passeport lundi matin. Appelez ce numéro avant pour savoir ce qu'il en est".

 

Je lui demande :


- Et vous pensez que j'ai une chance de l'obtenir ?

- Ca je ne sais pas monsieur.

- Mais objectivement, les chances pour que j'obtienne mon passeport...?

- Je ne sais pas monsieur. Tout va dépendre de ce que décide la Commission"

- ...

Comme elle a vraiment été très gentille et on ne peut plus agréable, je ne lui en veux pas pour cette non-réponse et m'en vais dignement en la remerciant.

 

Nous sommes vendredi 28 avril, il est 10h10 et je n'ai toujours pas de passeport...

 

Mais j'ai réussi à boucler en quelques heures seulement - au pas de charge - ce qui aurait du me prendre une matinée entière. Je suis épuisé, d'autant que mes nuits sont très courtes en ce moment. Aussitôt j'appelle notamment Laurent et mes parents pour les prévenir de mes démarches. Sauf que... tout était suspendu à la décision d'une obscure Commission.

 

Ce matin, lundi 31 Mars 2007, il est 9h.

J'embarque pour le Mexique dans moins de 48 heures

et je ne sais toujours pas si je peux partir.

 

Je me décide à appeler le numéro magique du service Passeports de la Préfecture.


9h10 : occupé
9h12 : occupé
9h17 : occupé
9h19 : occupé
9h21 : occupé
9H23 : occupé
9h27 : Service des Passeports bonjour ?

 

C'est à ce moment précis que le drame s'est noué...
Partira ?

Partira pas ...?

 

- Oui bonjour, je vous appelle pour mon passeport, j'ai fait une demande d'urgence vendredi.
- Attendez je regarde...

Suspendu à mon téléphone, j'espérais que la réponse fut celle à laquelle je m'attendais.

 Et c'est là que l'annonce fut terrible :

-Oui c'est bon vous l'avez."


J'eus soudain l'impression que les lois de la gravité n'avaient plus cours. Aussitôt je prévenais Laurent, mes parents et un ami de cette nouvelle qui signifie une chose désormais certaine :

 

JE PARS AU MEXIQUE !!
Yoooooooooooooooouuuuuuhooooooou !

 

La mauvaise nouvelle, puisqu'il y en a une, c'est que pendant 15 jours, vous serez privés de nouveau billet d'humeur de votre Tambour Major préféré. 15 Jours qui vous sembleront les plus ternes de votre existence. Certains d'entre vous se poseront des questions existentielles, oubliant leur tristesse dans l'alcool ou la drogue...

 

Mais je vous en conjure, soyez forts !

 

Je reviendrai !

 

 Plus Tambour-Majoresque que jamais !

 

Allez, plus qu'une journée à tenir !

Youtoutou... toutoutoulou...

 

Billet du soir...espoir.

 

Un point sur la situation : Non, je n'ai pas retrouvé mon passeport. J'ai pourtant bien cherché partout, y compris dans les endroits les plus incongrus, à l'aide même de moyens technologiques de première catégorie (je vous raconterai en détail).

A ce jour je suis toujours bredouille !!

En dernier recours, j'ai fait les démarches vendredi matin (je vous raconterai aussi) afin d'obtenir un "passeport d'urgence" qui, s'il m'est octroyé, me permettra d'embarquer mercredi matin pour Acapulco. Réponse dans quelques heures...

 

Pour finir ce très bref billet - je n'ai pas beaucoup de temps en ce moment, un ptit texte piqué chez ptitchef1972 (qui ne m'en voudra pas j'espère) et qui m'a beaucou inspiré, particulièrement en ce moment.

 

"Ne prenez rien pour acquis..., même pas pour une fraction de seconde!

Soyez reconnaissant pour chaque minute de votre vie.

 

La vie est trop courte pour se lever le matin avec des regrets,
alors, aimez les personnes qui vous traitent bien,
oubliez celles qui ne le font pas,
et croyez que chaque chose arrive pour une raison.

Si la chance se présente, saisissez-la.

Si ça change votre vie, laissez la changer.

Personne n'a dit que la vie serait facile,
ils ont seulement dit qu'elle vaut la peine d'être vécue."

 

 

jeudi 27 mars 2008

A cran...

 

Ce soir je suis à cran...

 

Figurez vous que dans une semaine tout pile je suis censé me dorer la pillule à l'autre bout du monde sur des plages de sable fin et participer à un des plus grands événements honorant la Francophonie en Amérique Centrale. Pas moins de 30.000 visiteurs sont attendus durant les 4 jours que durent le festival où vont se cotoyer stars du cinéma, chefs de renommée internationale, DJ's les plus en vue de la planète, réalisateurs, beau monde et froufrous, sur un fond de bulles et de petits fours du premier choix.

 

A cran.. L'exitation du départ me direz vous ?

 

Nan, pas du tout...

 

En fait, le départ est à ce jour un tantinet compromis. Non pas que je ne veuille plus partir, non non ! Pas maintenant ! Depuis octobre dernier que je fomente ce coup pendable, depuis début janvier que les billets sont réservés, ce n'est pas à l'avant veille (ou presque) de mon départ que je vais faire faux-bond à mon rêve.

Disons que la raison de mon désarroi est d'ordre administratif, avec une pointe de surnaturel. 

Ils vous est certainement déjà arrivé de chercher un objet pendant des heures, des jours, des semaines, des mois, sans jamais réussir à mettre la main dessus alors que vous saviez pertinemment  qu'il était là, quelque part, tapis dans l'ombre à épier le moindre de vos gestes et à se gausser en douce de l'infructuosité de vos investigations, menées pourtant avec la méticulosité de la police scientifique. Vous avez même transbahuté la moitié de votre appartement transformé pour l'occasion en un vaste bordel immonde, inspectant les moindres recoins, chaque cm², au microscope. Vous avez même demandé de l'aide à un de vos meilleurs amis qui est radiesthésiste à ses heures pour qu'il vienne arpenter votre parquet de long en large et en travers... en vain. Comme si de petits êtres maveillants avaient décidé de vous pourrir la vie de la plus vile manière qui soit : en jouant avec vos nefs jusqu'à ce que vous vous cogniez la tête contre les murs, qu'on vous interne à grand renfort de camisole de force et, qu'une fois libéré de cette névrose par l'administration de quelques substances chimiques vous ayant à moitié lobotomisé, vous vous rendiez finalememnt compte que le-dit objet perdu se situait tout juste sous vous yeux, que vous êtes passé 3948679 fois devant régulièrement, sans vous en être aperçu.

 

Pour reprendre le fil de mon billet, je suis donc supposé prendre l'avion merdredi prochain à la première heure direction le Mexique.

Enfin, normalement... 

Le seul hic est qu'à cette heure précise, je n'ai toujours pas mis la main sur....

 

 mon Passeport... !

Vous comprenez maintenant ?

 

Pour remédier à cette situation catastrophique, deux options à mener de front :

1/ continuer les recherches

2/ passer un vendredi pourri en vogant de mairie en préfecture afin de me procurer un passeport dit "d'urgence" qui me permettrait d'embarquer mercredi.

 

Sinon, bye bye le voyage, bye bye les billets (non remboursables...), bye bye soleil, bye bye plage de sable fin et tout le reste... Je vais enfin connaître les joies des 12 travaux d'Astérix ! Ouééééééé !

Je me disais aussi : trop simple ce voyage... ça manque de piment. Ben là, je suis servi !

 

Et si vous êtes vraiment sympas...priez St Antoine pour moi !

 


 

* * *



Ajout réalisé à 00:39

 

WANTED


DEAD OR ALIVE

10.000 € REWARD

vendredi 21 mars 2008

Kendine iyi bak



Ruzgar kadar serin
Deniz kadar derin
Senin en guzel yerin
O kara gozlerin

lundi 17 mars 2008

Overbooké

 

Aaaaaaaaaaaarrgh !

 

Ne m'en voulez pas si je ne suis pas très locace en ce moment mais mon emploi du temps s'est soudainement accéléré depuis quelques jours : j'ai exactement 2 semaines pour accomplir le travail d'un mois. Ouééééééééé ! Aujourd'hui par exemple je me suis enquillé 8h de cours en quasi non-stop ! Inutile de vous préciser que je suis déjà dans un sale état. J'en connais un autre qui n'est pas gâté par son planning de dingue... - Pascal si tu me lis... ! Je compatis !! -

Chaque jours je reçois plusieurs centimètres kilos de copies à corriger. Ouééééééééé !

Pour résumer mes jours actuels et ceux à venir, je pourrais formuler le thème suivant :


Sachant que le Tambour Major corrige 2 cm de copie par jour en moyenne, et qu'il en reçoit au moins 3 cm dans le même temps, au bout de combien de jours croulera-t-il littéralement sous la cellulose ?







          • Réponse A : deux jours ?


          • Réponse B : un poisson ?


          • Réponse C : Obwan Kenobi ?


          • Réponse D : La réponse D ?

Mais après... mais après... C'est la fêêêêêêêteu !!

Donc ça me fait tenir malgré la fatigue qui se fait chaque jour plus pesante. Allez allez ! Motivé !

Et pour ne rien gacher, le moral est bon en ce moment. Et quand le moral va, tout va, c'est bien connu.

 

Voili voilou.

Allez, j'engloutis mon repas du soir et retourne à mes copies... erf.

 

 

Ha si, j'oubliais...

La vie est pleine de surprises.

samedi 15 mars 2008

Pensée du jour

 

" On est tous pareils, alors acceptons nos différences ! "
















Bruno Salomone