dimanche 4 janvier 2009

Résolutions…

L’année nouvelle est souvent l’occasion de prendre de bonnes et saines résolutions histoire de se donner bonne conscience et d’essayer de se convaincre que l’on ne retombera pas dans les mêmes écueils de l’an passé, voire de l’année d’avant et de toutes celles les ayant précédées ( car oui, l’homme est faible… argh ! ) et tenter  de faire en sorte que les 365 jours à venir seront fondamentalement différents de ceux écoulés. Si vous êtes attentifs, vous aurez remarqué dans un billet précédent ma brillante démonstration vous prouvant qu’il n’en était évidemment rien, que tout change mais dans la plus stricte continuité…

Comme tout bon crétin qui se respecte, j’ai moi aussi pris quelques résolutions. Hop ! Attention, 2009 sera placé sous les auspices de la rupture… J’ai renoncé à faire anoblir un caniche, empailler une pieuvre, dompter une poule ou encore ranger ma chambre… A l’impossible nul n’est tenu. Je me suis penché sur des choses qui me correspondent davantage, z’allez voir ça :

0/ En prélude à ma litanie, j’ai décidé cette année de vraiment prendre soin de moi… et d’envoyer bouler pas mal de choses parasitaires qui encombrent inutilement l’existence. Cette semaine je suis allé voir le film Autralia et une réplique dit grosso modo qu’il ne faut pas un jour se rendre compte qu’on est devenu médiocre… La médiocrité : la moyenne à son plus bas niveau, selon Albert Brie. Et en ce moment j’ai l’impression que rester sur le cap qui est établi me conduit irrépressiblement vers quelque chose de totalement insatisfaisant, une vie maigre et sans relief ni envergure, faite de petitesses et de frustrations. Ma soif d’épanouissement est bien trop intense pour me contenter des miettes d’ersatz dont on m’abreuve. De ceci découle ce qui suit.

1/ Après mûre réflexion, j’ai décidé de ne pas continuer mon expérience au sein de la Vénérable Institution Toulousaine qui m’exploite honteusement me sous-paye depuis maintenant un an et demi. J’ai malheureusement la chance d’être en CDD et mon contrat s’arrête en juillet. Je ne re-signerai pas pour la rentrée 2009-2010 qui se fera sans moi. J’ai beaucoup hésité, tordu le problème dans tous les sens, pesé le pour et le contre, mais je ne vois pas d’autre solution  : si je veux terminer ma thèse une bonne fois pour toutes, il me faut du temps pour travailler efficacement, beaucoup de temps… TOUT mon temps. Une année sabbatique sera la bienvenue pour remédier à ce fardeau. Car mon Doctorat est la clé qui me manque pour enfin m’évader sur des sentiers qui me tendent les bras depuis un bon moment ; le temps des résolutions radicales a sonné ! Il ne fait guère de doute que ma décision ne va pas plaire à tout le monde, que ça va faire pas mal de remous, mais nul n’est irremplaçable ! Ils se débrouilleront parfaitement. Et bon vent à eux ! D’autres raisons me poussent également vers la porte de sortie, notamment le fait qu’aller bosser là bas me fatigue rien que d’y penser… Si c’est pas un signe de lassitude ça ! Il y a d’autres raisons qui relèvent davantage de la politique menée dans la faculté dont j’ai la charge et avec laquelle je me trouve en désaccord croissant mais qui n’ont pas leur place ici.

2/ Prendre soi de moi donc, à commencer par ce que je peux faire moi même… perdre du poids ! Parce que crénom de nom, en me voyant sur certaines photos récentes je commence à me faire peur. Et mon jean me l’a rappelé encore l’autre jour… ”Aoutch, mais il est où mon jean en taille quarante [tûûûûûût] ? Ha bé non, c’est bien celui là… “ Donc, haro sur la malbouffe, on surveille sa gamelle et on intensifie un peu la muscu ! Objectif : être sec et strié en juin ! Nan je déconne… Heureusement que ma carrure d’armoire à glace me permet d’encaisser sans trop de disgrâce quelques rondeurs superflues. Allez, dans quelques semaines il n’y paraîtra plus !

3/ Enfin, last but not least, sachez que mon coeur est à prendre, et que toutes les propositions seront étudiées ^^ Ma troisième et dernière grande résolution pour 2009 est donc de ne pas rester célibataire, parce que zut, peste soit de la solitude ! Hé oui, derrière ce grand gaillard aux allures de pilier de rugby, il y a un ptit coeur tendre qui bat qui ne demande qu’à recevoir des câlins et qui et tout disposé en en prodiguer en retour autant que de besoin. Prince charmant si tu m’entends, magne toi, c’est par ici que ça se passe !! Je sais qu’en la matière on ne décide finalement pas de grand chose, mais il faut peut être savoir provoquer les occasions…

Voili voilou pour mes grandes orientations de l’année. Rien de très original en fait…

re-argh… je suis déjà médiocre !

jeudi 1 janvier 2009

Edition de la mi journée...

 

N'étant pas à une contradiction prés, et pour estomper un minimum le ton étrangement grisâtre de la première mouture, quoique ne reniant pas une virgule de ce que j'ai écrit ce matin...

 


Soyons fous : soyons heureux !

J’ai l’honneur de ne pas…

 

En ce premier jour de l’an, il est de tradition de souhaiter ses voeux de bonheur / santé / réussite / amour / argent / gloire / beauté / trépanation / parallélogramme / autralopithèque / kangourou /  etc ad lib… (rayez les mentions inutiles).

Hé bien, voyez vous, j’ai décidé cette année de ne pas faire comme tout le monde :

J’ai l’honneur de ne pas vous adresser mes voeux pour 2009.

Car, non, le 31 décembre à 23h59, nos  experts sont formels là dessus, aucun vortex spacio-temporel n’engloutit l’année passée dans les limbes d’une dimension parallèle pour faire surgir ex nihilo une nouvelle ligne du temps totalement vierge que l’on mettrait un point d’honneur à saloper comme des gorets tout au long des 365 jours à venir. Il ne s’agit pas d’un bouton “Erase All Data” ou “Boot System” qui remettrait tout à plat… ce serait trop facile !

Ainsi vos problèmes quotidiens ne s’effaceront pas d’un trait de plume par les seules vertus de l’agencement du calendrier. Vos tracas et soucis d’hier resteront ceux de demain. Si vous cherchez le prince charmant, il ne vous attendra pas avec un bouquet de fleurs devant votre porte demain matin au réveil, ni  après demain, ni la semaine suivante ni… jamais ! Les amours perdues vous feront tout autant souffrir que l’heure d’avant, vos blessures demeureront inchangée… Votre banquier restera aussi con, votre assureur sera toujours un escroc, le chien du voisin viendra encore pisser sur vos plates-bandes, les voisins du dessus demeureront les beaufs insupportables qu’ils ont été tantôt. Quite à me répéter, le passage à l’année N+1 n’est pas de l’ordre de la magie, mais tout simplement une mesure de convenance pour calculer le temps qui passe… Rien ne change : tout continue, comme si de rien n’était.

Surtout, si vous avez pris de bonnes résolutions, elles ne se réaliseront pas toutes seules ! Hééééééé  non !! Il faudra y payer de votre personne en vous donnant du mal pour réussir, voire – pire ! – que vous mettiez d’autres que vous à contribution… Et l’on sait depuis Sartre que l’enfer c’est l’autre, parce que l’autre n’en a rien à cirer de nous, ou si peu…

Cependant, pour ne pas donner une couleur trop sombre à ce premier billet de l’année, je voudrais juste vous demander, non : je veux et j’exige (essayez un peu de prononcer ça 10 fois de suite sans fourcher ^^) que vous fassiez en sorte que cette année 2009 qui s’offre à vous soit la meilleure possible ; que vous mobilisiez toutes vos forces et votre tenacité pour réussir une belle et heureuse année, en commençant par prendre soin de vous. Car on l’oublie trop souvent : la personne la plus importante dans sa vie, c’est d’abord soi même…

mardi 30 décembre 2008

Rrron Zzzzzzzzzz…

Désolé si je suis pas très loquace ces derniers jours, mais pendant les vacances :

JE GLANDE ! 

 

L'ours est dans sa tanière, ne le réveillez pas...

vendredi 26 décembre 2008

Katsuhiro Otomo - Anthology

Ma première rencontre avec Katsuhiro Otomo remonte à une bonne paire d'années maintenant. Elle fut brutale mais définitive. Je me rappelle très bien de ce moment : j'étais alors au lycée (mamamia !), 16 ou 17 ans, et la chaine de télévision "La 5" avait cédé la place à la toute nouvelle "Arte" qui proposait une programmation assez inédite et un peu plus haut de gamme que les autres chaines. En particulier j'avais été séduit par la bande annonce d'un dessin animé d'un genre pour moi totalement nouveau, venu tout droit du pays du saké et du Wasabi, loin des traditionnels Goldorak et autres Chevaliers du Zodiaque. Il s'agissait grosso-modo d'une histoire pour adultes, celle d'une guérilla menée dans Neo-Tokyo par des bandes de jeunes motards désœuvrés et drogués. Une nuit, l'un d'eux, Tetsuo, a un accident de moto en essayant d'éviter un étrange garçon qui se trouve sur son chemin. Blessé, Tetsuo est capturé par l'armée japonaise et devient l'objet de nombreux tests dans le cadre d'un projet militaire ultra secret visant à repérer et former des êtres possédant des prédispositions à des pouvoirs psychiques. Vous aurez peut être reconnu le synopsis de Akira.
Le choc esthétique fut tel que je me souviens avoir enregistré l'animé et me l'être repassé plusieurs dizaines de fois sans jamais m'en lasser.
Quelques années plus tard, je dévorais à nouveau les aventures de Testuo et de Kaneda sur support papier cette fois ci, toujours avec la même ardeur. Je reste un fan inconditionnel de cette série cultissime qui surpasse de très loin toutes les productions ultérieures, c'est du moins mon avis.
L'autre jour alors que je flânais dans le XI° arrondissement, étant un peu en avance sur mon rendez-vous, je passais par hasard devant une librairie spécialisée en mangas et sachant que mon retour en train serait d'un ennui mortel si je n'avais rien à me mettre sous la dent, poussais la porte afin de me ravitailler. Au détour d'une étagère, après m'être arrêté quelques instants sur les art-book de Miyazaki (il me les faut, il me les faut !!), je tombais nez à nez avec un bouquin à l'illustration aux jolies couleurs, d'une femme habillée de rouge, le sourire aux lèvres, les nattes de son chapeau flottant au vent, et appuyée de la main à la branche d'un arbre. Un bandeau bleu annonçait "par l'auteur de Akira". Mon sang ne fit qu'un tour et j'acquerrai l'ouvrage sans même prendre le temps de le feuilleter.
Katsuhiro Otomo - Anthology,   est un recueil de nouvelles inédites en Europe, parues entre la fin des années 70 et le tout début des années 80 dans diverses revues japonaises. 14 histoires, plus ou moins développées mais dans lesquelles chaque trait est signé du sceau de la précision et de la netteté, dans le style incomparable de Otomo, qui fait que chaque case, aussi chargée soit-elle, demeure toujours parfaitement lisible, sans recourir à la surcharge superfétatoire de la couleur. J'apprécie particulièrement le découpage très soigneusement pensé des séquences d'action, rythmées à souhait en structures verticales, dans un entrelacement de champ / contre-champ haletant donnant à ces séquences un dynamisme cinématographique percutant. L’ouvrage est de très bonne facture, imprimé sur un joli papier épais, dans le sens de lecture original, ce qui est d’assez bon ton pour devoir le souligner.
La couverture vaut à elle seul le coup d'oeil. Sous des dehors un peu cul-cul la praline d'une frèle jeune fille entourée d'un décors bucolique, se cache en fait bien autre chose ; il suffit pour cela dans un premier temps d'inspecter le revers du livre, puis de déplier les rabats intérieurs pour que se déploie un superbe panoramique aux accents doux-amers de fin du monde : au loin une usine est en flammes, tandis que gis, jonché parmi les herbes, la carcasse démandibulée d’une machine de guerre. L’ambiance est donnée.
Quelques unes des nouvelles ont particulièrement retenu mon attention. Elles ne sont pas toutes du même niveau ni de la même inspiration. On y croise dans Chronicle Of The Planet Tako, les drôlatiques aventures des Tako et des Ika, sortes de poulpes extraterrestres d'un autre monde qui se disputent une planète vivrière et qui m'a parfois fait penser à nos Shadoks, l'absurde y étant ici beaucoup moins présent, avant que, dans un second volet, les Tako n'accèdent à la démocratie, subtile critique de nos sociétés modernes et des luttes fratricides (poulpicides ?) pour le pouvoir.

La première histoire du recueil - Flower- (en couleurs, exception à la règle) démarre très fort. Le sentiment d'immensité désertique est admirablement rendu. On y retrouve comme très souvent des préoccupations écologiques, une ambiance de fin du monde et une certaine fascination pour le corps humain en déchéance, les chairs boursoufflées mises à nu, ce que j'appellerai "l'organique viscéral", ingrédients  qui composent régulièrement les oeuvres du Mangaka.
On retrouve la même ambiance pesante dans Fire Ball (1979) qui préfigure ce que sera Akira : une guérilla urbaine au coeur d'une méta-structure d'immeubles gigantesques, la présence de personnages aux pouvoirs psychiques étonnants, les recherches secrètes de l'armée, l'annonce de la fin du monde (les séquelles de la bombe atomique ne sont pas encore digérées), des séquences d'action à couper le souffle, du viscéral organique, et une ambiance pesante de bout en bout. Tout ces éléments se retrouvent intégralement dans une autre BD de Otomo : Dômu - Rêves d'enfants, publié un peu avant Akira dont il n'est en  sorte qu'une répétition générale.
Guérilla d’un tout autre genre avec Hair, où le monde est en proie à la rébellion de chevelus fans de musiques complètement rétrogrades comme les Stones ou Led Zepplin… Des pages pleines d’humour loufoque assez déjanté du meilleur aloi. 
J'ai également beaucoup aimé Memories qui m'a fait penser à certains égards à l’ambiance étrangement inquiétante et dérangeante que l'on peut retrouver dans Ulysse 31 : un vaisseau spacial confronté à une énigmatique épave en forme de rose géante agencée en un gigantesque palace bien intrigant, un peu à la façon de la scène finale de 2001 A SPace Odyssey. Je suis d'ailleurs bien curieux de savoir s'il s'agit d'une référence directe au chef-d'oeuvre de Kubric... Le contraire serait stupéfiant.
Minor Swing vaut également le détour : comment les méfaits de la pollution transforment une banale partie de pêche en mer en drame : un homme tombe à l’eau et se retrouve englué dans une matière visqueuse qui finira par avoir raison de lui, l'auteur nous ménageant une fin délicieusement grinçante, façon CreepShow... J’adore !
Sound of Sand s'avère également particulièrement efficace. Si l'auteur confie avoir bâclé le travail en raison de son retard à livrer les planches à l'éditeur, il faut avouer que l'économie de moyens ne nuit en rien à l'efficacité scénaristique dés lors que l'idée est bonne et que le dépouillement de décors sert au mieux la sensation anxiogène d'étouffement dont est victime le principal protagoniste. C'est peut être l'une de mes préférées, s'il me fallait faire un choix.
Les dernières planches prennent un détour un peu particulier puisqu'il s'agit de parodies d'histoires populaires en europe : Aladin et la lampe magique, les chevaliers de la table ronde, l'arche de Noé, et le vieil homme et la mer, revisités sauce piquante... J’ai un peu moins aimé ces ultimes short-stories, peut être parce qu’elles racontent autre chose que le souffle si particulier du Pays du Soleil Levant.
Avis aux amateurs, une fois arrivé au terme de la dernière page, je n’ai eu qu’une seule envie : tout recommencer du début…

jeudi 25 décembre 2008

Petit Papa Nawouel...


La dernière couverture de Fluide Glacial m'a bien fait rire... Le Père Nawouel fait toujours des malheureux...! Et vous ? Z'avez été gâtés ?



Joyeux Nawouel à tous !


mardi 23 décembre 2008

The end

 
Hé bé voilà, mon séjour à Paris s'achève déjà alors que je commençais seulement à prendre mes marques dans cette ville bien grande pour un provincial.
Je n'ai pas vu le temps passer ! J'ai l'impression d'être arrivé hier seulement et j'ai à peine fait la moitié de tout ce que j'avais prévu... C'est qu'il y a tant à faire en si peu de temps... et qu'il faut compter sur un paramètre assez particulier pour un Toulousain : la distance !! A Toulouse, aller du point A au point B est un jeu d'enfant... on y va, à pied, à vélo, à métro... c'est l'histoire de quelques minutes. A Paris, je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'aller du point A au point B suppose de passer par les point A1, A2, A3, A4.... A19... A672... avant d'arriver au point...C, qui se situe à seulement 15 minutes de marche du point B1, lui même à une station de bus de votre destination finale. Bref, il est très facile de passer une demi heure enfermé dans un métro, à quoi il  faut ajouter 15 minutes de marche. Un simple rendez-vous pour boire un café avec des amis peut rapidement prendre les proportions d'une expédition ! Et comme la raison première de mon séjour était de voir des amis ou de faire leur rencontre in situ (alors que nous nous connaissons virtuellement depuis de longs mois) j'ai été contraint - sans aucun regret - de revoir mes prétentions à la baisse. La vie est une question de priorité parait-il.
J'ai donc passé de formidables instants en compagnie de gens que j'apprécie vraiment énormément, je le savais déjà pour certains d'entre eux, j'en ai acquis la certitude pour d'autres. Bavarder de tout, de rien, rigoler (beaucoup), passer du temps et oublier tout le reste, le plaisir simple d'être tous ensemble comme s'il en avait toujours été ainsi et savoir que tout continue même à distance, déambuler dans les rues de Paris où une marée humaine dégouline sous les lumières de la ville, cette ambiance si particulière qui imprègne les jours précédant nawouel et n'avoir rien d'autre à faire que de penser à soi, errer au gré des vitrines affriolantes en surveillant discrètement son portefeuille tant il est facile ici de claque un pognon fou dans tout un tas de boutiques... Et j’avoue, j’ai craqué ^^ (mon dieu, j’appréhende mon prochain relevé de compte… )
 
Il est 14h42 et mon train décolle de la gare Montparnasse dans un peu moins de trois heures. Je ne sais pas comment je vais mettre à profit le peu de temps qu’il me reste… peut être un petit crochet par ND avant de partir ? Je verrai bien.
 
Et demain c’est… NAWOUEL !!
Votre sapin est-il fin prêt ?
 
Un grand merci à Djay pour l'hebergement. Ton appart' est tout simplement idéalement situé... C'est formidable !
 
De très chaleureuses pensées pour Georges (je te déteeeeeeeeeeeeste !! ^^ Putain, qu'est-ce qu'on aura rigolé...),  Philippe (hé bé oui, quoi, tu parles "avé l'assan" ! Content de t'avoir enfin rencontré), Romain ( J'te charie, mais tu sais ce que je pense de toi... c'est à dire... rien ^^),  Lili & Christelle (merci pour ce merveilleux  dimanche après-midi/soir, votre accueil, votre gentillesse... J'ai été un peu déçu de ne pas trouver le fameux canapé en cuir... mais c'est très bien ainsi),  Joris & Cyril (au plaisir de vous revoir vous deux) et  Thibault (bonnes vacances à toi !).  
 
 

vendredi 19 décembre 2008

Comment chier dans les bois

Cela fait un an que Méchant Chimiste m'avait offert ce bouquin au titre somptueusement prometteur : "Comment chier dans les bois", mais que par paresse et occupations diverses j'avais abandonné à lui même sur un coin de ma table de nuit, entre deux tomes du Guide du Voyageur Intergalactique, le prix Goncourt d'il y a deux ans, acheté mais toujours pas commencé - il n'en sera que meilleur – quelques japonaiseries.
Après avoir ingéré diverses choses plus ou moins digestes, dont une profusion de Mangas à la réussite très variable, et tout récemment l'Evangile du Monstre en Spaghettis Volant qui a fait l'objet d'un billet ces dernières semaines, je me retrouvais nez à nez avec l'objet...
"Comment chier dans les bois"... J'avoue que le sous-titre m'a tout d'abord intimidé : "Pour une approche environnementale d'un art perdu". Mwé mwé mwé...
Deux hypothèses étaient envisageables. La première, pessimiste : il s'agit d'un bouquin trés écolo où on nous raconte qu'il faut pas chier n'importe où parce que ça fait mourrir les ours et les marmottes, que les citadins sont des gros nases, et que la nature nous fera tous périr... Bref, la loose, le bouquin chiant à s'arracher les yeux avec un cure-dent.
La seconde : le bouquin est en fait une vaste farce dont le contenu n'a aucun rapport avec le titre, un peu à l'image de “L'Art de péter” (à lire absolument !), que j'avais offert de mon coté à Méchant Chimiste pour je ne sais plus quelle occasion, peut-être bien pour un nawouel d'ailleurs, tandis que j'avais offert à son Ptit Créole un bonnet péruvien porte bonheur. Mais là n'est pas la question.
C'est donc pétri de doutes que, confortablement allongé dans mon lit douillet, j'ouvrais la couverture et commençais ma lecture.

Je ne vais pas faire un résumé du livre, je me contenterai de quelques commentaires qui je l'espère vous donneront envie de lire ce bouquin car, oui, j'ai aimé !
Kathleen Meyer, à qui l'on doit ce petit bijou scatologique, écrit avec une souplesse et un naturel tout à fait agréables. On a presque l'impression qu'elle est à coté de nous et nous raconte ses anecdotes : on l'entend rire, hésiter, hausser le ton, on la voit presque gesticuler pour mimer certaines situations pour le moins cocasses, on perçoit quasiment les inflexions de sa voix. D'ailleurs j'aimerai bien savoir quelle voix elle a vraiment. Je l'imagine volontiers parler rapidement, façon moulin à paroles, le timbre un peu haut placé et vaguement nasillard, mais avec détermination et une conviction qui emporte l'adhésion. Car quoique tout ceci ne soit que fantasme, le texte est toujours incisif et sans cesse en alerte. On ne s'ennuie jamais.

Quant au fond, hé bien je dirai que c'est un savant mélange des deux hypothèses émises un peu plus haut. Le discours est clairement écolo : non, faut pas chier partout dans la nature parce que ça fait des milliers de mètres cubes de merde déversés chaque année et qui mettent un temps fou à se désagréger, sans compter les risques environnementaux que cela peut représenter... Hé oui on n'y pense jamais mais qui peut aujourd'hui bouffer des fruits tropicaux en Martinique pour ensuite aller en chier les graines en Corse et favoriser la propagation d'espèces non endémiques qui pourraient constituer une menace pour l'écosystème ...? Qui à part l'homo sapien sapiens...? (non Martin, les écureils ne le peuvent pas ^^). Pire encore que des graines : s'il s'agissait d'immondes parasites ? Hein ?? Hahaaa, on fait moins les malins hein ?
Donc, une fois posée la trame générale des considération éco-protectrices, Kathleen entre dans le vif du sujet : comment chier dans les bois sans tout foutre en l'air. Car ce n'est pas donné à tout le monde... Et certaines situations défient l'imagination : savez-vous comment les alpinistes font caca ?? Hé bien oui, sachez le, ces funambules des hautes crêtes ne sont pas dispensés des préoccupations bassement matérielles de leur tube digestif : tout ce qui entre par un coté doit nécessairement ressortir par l'autre un jour ou l'autre ! Hé oui...  Il faut donc prévoir des systèmes pour éviter que les alpinistes ne se transforment en oiseaux peu avenants ! Déjà qu'une chiure de pigeon c'est cradingue, imaginez être oint un estron d'alpiniste x_x Outre les alpinistes, pensez aussi à des activités de pleine nature comme le Kayak, la rando à ski, voire les expéditions polaires... Bon, ok, c'est pas tous les quatre matins qu'on part randonner au pôle nord, mais tout de même la problématique est assez atypique pour mériter de s'y arrêter quelques instants. Et ce livre nous en donne la jouissive occasion !
Vous apprendrez aussi qu'à volume égal un caca peut avoir une densité très variable ce qui n'est pas sans poser de difficultés lorsqu'il s'agit de ne rien laisser sur place et par voie de conséquence de tout ramener avec soi (si si...) : "Regarde chérie le beau bidon de caca que je t'ai ramené !!". Vous apprendrez aussi qu'il faut être extrêmement prudent lorsque l'on s'écarte du sentier pour aller faire ses petits besoins au risque de se faire mordre les fesses par une bête sauvage ou, pire encore, de rencontrer un Chukar, oiseau décrit par les guides naturalistes comme "un oiseau difficile à pister, qui peut épuiser un chasseur (...)".  Je ne vous priverai pas du plaisir de découvrir vous même cet oiseau, sûrement un des plus bêtes de la création, sa description totalement désopilante tellement j'ai ri lors de ce passage, ainsi que mille autres choses encore, dystillées avec un joli talent tout au long dles trop courtes 140 pages de cet opuscule à vous procurer sans plus tarder. Car outre la thématique écolo, il faut avouer que la lecture de ce bouquin procure la délicieuse et régressive jouissance de parler de caca, matière taboue s’il en est, avec laquelle certains d’entre vous ont peut être joué étant tout petits… (j’attends vos témoignages ^^)

Sans vouloir paraphraser Louis-Ferdinand Céline, la merde a bel et bien de l’avenir ! A défaut d’en faire des discours, on en fait des bouquins. Un très bon bouquin en l’occurence !

mercredi 17 décembre 2008

Marre !!

Ce soir j'en ai juste marre de tout !!

marre, ras-le-bol, ras-la-cuve, plein les bottes, ras-le-cul, plein le dos, plein la casquette… 

Voilà, ça devait être dit.

C'est chose faite.

 

mardi 16 décembre 2008

Décousu

 

Etrange journée que celle qui s’achève. Menée tambour battant (quoi de plus normal me direz-vous) elle m’a donné l’occasion de discuter avec quelqu’un que je ne sais pas trop comment appeler (un ami ? une connaissance ? un copain ? un simple collègue de galère doctoriale ? Je dirai simplement quelqu’un qui ne me veut pas de mal et qui a les pieds sur terre) de notre sors commun en tant que presque futurs Docteurs. Car mine de rien, j’ai toujours une thèse de doctorat à terminer et même si je n’en souffle pas mot, ce fardeau commence à m’épuiser face à mon impuissance actuelle de mener ce projet à bien.

Je me pose beaucoup de questions ces temps-ci. Pléonasme dirons certains… et ils n’ont pas tort : le Tambour Major est génétiquement programmé pour se poser autant de questions à la seconde que le Parlement vote de Lois en une année (je limiterai mon propos à la France, ce sera déjà un bon début). Des questions sur un peu tout et notamment sur mon avenir (mon Destin ?) professionnel. D’un coté j’admire ceux qui ont le courage de leurs ambitions et qui sont capables de tout plaquer du jour au lendemain, parceque cet abandon apparent et momentané se veul le prélude à une gigantesque symphonie, celle d’une vie toute entière, et que dire merde un beau jour à leur petit train train ne leur fait pas peur. Mais d’un autre coté je suis frileux au changement. C’est peut être congénital à tous les Français ça : “Hé bé oui… c’est comme ça… on n’y peut rien…” et patati et patata… alors qu’en réalité, si, on y peut quelque chose, il suffit juste de prendre son courrage à deux mains pour rompre ce fatalisme enkylosant et stérile qui nous condamne à regarder, amer, ceux qui ont eu le courage de leurs ambitions et vivent leur vie sans se soucier des idées reçues et des chemins tout tracés, alors que le meilleur chemin que l’on puisse suivre, c’est le notre !

J’ai déjà dans  ma vie pris des décisions qui n’étaient pas toujours faciles et qui n’engagent pas sans blessures. Ceux qui me lisent régulièrement savent de quoi je parle. Je n’aime pas trop les cases toutes faites ; mon coté parfois fantasque totalement assumé en est la preuve. En outre, je sens monter en moi depuis quelques temps déjà un besoin de m’épanouir hors des sentiers battus, comme une sensation d’étouffement, de sclérose.

Cette conversation que j’ai eue en début de soirée a fait écho en moi… Pour une fois j’ai entendu quelqu’un abonder dans un sens que je sais être irrémédiable si je veux mener certaines choses à bien, mais qui suppose des choix drastiques qui ne plairont pas à tout le monde, je le sais d’avance. Je risque de passer un pour traitre, de briser la confiance que certaines personnes ont pu mettre en moi, mais au fond nul n’est irremplaçable et mon traitement actuel n’est pas le plus enviable du monde, il s’en faut de beaucoup.

Tel une chrysalide, le Tambour Major n’aspire qu’à une seule chose : prendre son envol. Et il est en train de décider de s’en donner les moyens. Finir ma thèse est une priorité absolue. J’ai trop trimé pour tout lâcher maintenant. J’attends trop de choses de ce diplôme (le plus haut diplôme universitaire) pour m’arrêter si près du but. Il s’agit donc tout simplement de me donner les moyens – matériels – d’y parvenir avant 2 courtes années, délai au delà duquel l’Université ne soutiendra plus mes travaux.

Bien peu savent ce que signifie réellement rédiger une thèse de doctorat. Il faut y être passé personnellement, avoir enduré ces heures où il ne se passe rien parceque les mots ne viennent pas, que les idées ne sont pas claires ; ces instants de désespoir profond durant lesquels le desespoir nous submerge parceque tout ce que l’on a déjà écrit nous semble si merdique ; ces heures perdues à affiner un plan imprécis ou imparfait, ces journées, ces semaines de solitudes où personne n’est d’aucune aide parceque au fond on est seul avec soi même, face à son sujet… Et ce ne sont pas quelques maigres heures par-ci par-là qui suffisent… il en faut plus, non,  beaucoup plus… Il ne s’agit pas que de taper à la machine… ce serait trop simple.

Vous excuserez le caractère un peu décousu de ce billet, son obscurité aussi certainement. Parfois j’envie ces blogs hyper construits où chaque billet est un petit bijou qui cadre avec tout le reste, parce que tout raisonne autour d’une belle thématique. Rien de tout cela ici : c’est un peu un vaste bordel que j’essaie d’organiser, et au milieu duquel j’effectue une auto-psychothérapie…

 

“Declare independence
Don’t let them do that to you
Declare independence
Don’t let them do that to you”